Profil Facebook de Laurent Watrin

03 novembre 2009

L'Europe remise en route ?

Le traité de Lisbonne est désormais valable, après la ratification officielle de la République tchèque. Le nouveau texte instaure un président stable du Conseil européen, qui réunit les chefs d’Etat. Le président du Conseil sera désigné par les Etats pour deux ans et demi, et son mandat sera renouvelable une fois. Candidats en vue pour l’heure : le Britannique Tony Blair et le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Le futur président du conseil européen pourra représenter l'Union à l'étranger. L’Europe aura donc « un numéro de téléphone et un nom », même si la clé de la politique européenne passera toujours par la négociation entre les Etats. Et les fonctions du futur président du Conseil ne sont pas clairement fixées par rapport à celles du "Haut représentant de l'Union pour la politique étrangère et la sécurité", lequel aura des pouvoirs renforcés, avec un vrai service diplomatique.

 

Le traité de Lisbonne offre au Parlement européen - seul organe élu au suffrage universel direct - de vrais pouvoirs de codécision avec les Etats dans les domaines de l'agriculture et de la pêche, ainsi qu'en matière de police et de justice. Les parlements nationaux seront associés à l’élaboration des directives et réglements européens.

 

Nouveauté intéressante pour les citoyens : l'initiative populaire. Si un million de citoyens, au moins, signent une pétition pour faire avancer une idée, la Commission européenne sera "invitée" à formuler un projet de loi.

 

Le nouveau traité renforce la coopération judiciaire et policière. L'unanimité demeure la règle pour la politique étrangère, la fiscalité, la politique sociale et la révision des traités. Dans les autres domaines, les décisions seront votées à la majorité qualifiée : 55% des Etats au moins, représentant au minimum 65% de la population de l’Union. Ce système ne doit s’appliquer qu’en 2014 (peut-être même plus tard).

  

Enfin, le traité de Lisbonne permet à un Etat membre de quitter l'Union.

02 novembre 2009

Traité de Lisbonne : en attendant les Tchèques

La Cour constitutionnelle de la République tchèque doit se prononcer ce mardi sur la conformité du Traité de Lisbonne avec la Constitution tchèque. Le Conseil européen a accepté la dérogation réclamée par le chef de l'Etat tchèque. Vaclav Kalus, europhobe notoire, demandait pour son pays une dérogation à la Charte européenne des droits fondamentaux, afin d'empêcher que les Allemands des Sudètes expulsés en 1945 puissent obtenir réparation. La République tchèque est le dernier Etat membre n'ayant pas encore ratifié le texte. "si la Cour constitutionnelle décrète le 3 novembre que le traité de Lisbonne est en accord avec la Constitution tchèque, plus rien ne fera obstacle à un achèvement rapide de la ratification", a déclaré, jeudi dernier, le premier ministre tchèque, Jan Fischer. Le traité de Lisbonne pourrait entrer en vigueur avant la fin de l'année. le texte doit offrir de nouveaux droits aux citoyens européens.

29 octobre 2009

Copié-collé

Un dessin signé Kat...

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