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09/11/2016

Ne pas se tromper de colère

"C'est une chose étrange à la fin que le monde..." . Joli titre d'un roman-essai de Jean d'Ormesson, paru en 2010. L'auteur y résumait une sentence utile : le monde n'a pas de sens... mais ! Mais chacun peut donner du sens à sa vie. Affaire d'élan plus que de volonté ; de désir plus que de convictions. Tout le reste n'est que foutaise et théâtre.
 
Que l'on croit aux grands idéaux, aux dieux, ou à rien du tout, et que l'on débatte à l'envi et à l'infini de toutes les nuances de ce sacré non-sens du monde, l'on peut tenter de s'accorder sur une hypothèse de travail. Travail sur soi.
 
Un mot de l'actualité avant d'éclairer un brin cette hypothèse. Le grand intérêt du spectacle politico-médiatique qui se déroule à foison sous nos yeux et perturbe souvent nos crânes, ne serait-il pas de nous montrer notre propre voie ? Autrement dit, la possibilité de nier tout ça, de s'en extraire afin de... vivre ! Tout simplement. Vous me direz : quand on a du mal à boucler ses fins de mois, on en veut à tout le monde. Eh bien, non (cela m'est arrivé souvent par le passé, comme à beaucoup d'autres), la pauvreté n'oblige personne à en vouloir au monde entier. Car ce vouloir-là, c'est aussi s'en vouloir à soi-même.
 
Alors, le sens du monde ?! Nul. Zéro. Nada. Que dalle. Et le sens de la vie ? Ma foi, c'est... vivre sa propre vie. Une âme sensible, un cœur ouvert, un corps affamé, trouveront toujours à se loger au chaud. A condition de donner un peu. De soi. Coupons donc les réseaux sociaux. Eteignons la télé. Fermons nos téléphones (qui sont un peu trop "smart" = futés, malins). (Re)trouvons des amis. Parlons. Aimons. Echangeons. Partageons : un repas, un regard, un sourire, un souffle, une musique, un jeu, une innocence. Car c'est un jeu d'enfant à la fin que d'aimer.
 
Ouvrir son cœur ne coûte rien. Approcher son voisin ne peine pas l''esprit. A condition d'oublier nos préjugés. Et donner un peu de chaleur, c'est déjà recevoir. Cette aventure a du sens ; le monde peut attendre.
 
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Écrit par eurocitoyen dans Actualités, Blog, Edito | Lien permanent | Tags : trump, usa, d'ormesson | |  Facebook | | |

03/08/2016

Impôt sur le revenu : le prélèvement à la source en Europe

En 2018, les Français ne feront plus de déclaration de revenus avant l’impôt. Et les salariés devraient percevoir directement un salaire net tous les mois. C’est le sens de la réforme confirmée, ce mercredi 3 août 2016, en conseil de ministres.

Le gouvernement prépare un projet de loi organisant le prélèvement de l’IR à la source. La réforme, qui doit être votée au parlement en fin d’année, est censée « simplifier » les choses et mettre la France « au niveau de ses voisins européens », selon le ministre du Budget, Christian Eckert.

Chez nos voisins européens, le système existe parfois depuis très longtemps - l'Allemagne le connaît depuis le XIXè siècle et la version moderne existe depuis 1925 -, mais ce n’est pas forcément plus simple à gérer, ni pour l'Etat, ni pour les entreprises.

Le niveau de complexité dépend de la façon de calculer l’impôt. Au Danemark, en Italie, au Royaume-Uni, l’impôt sur le revenu est complètement individualisé. Dans ces pays, la situation conjugale et les enfants à charge n’entrent pas directement dans le calcul de la retenue à la source. Du coup, le taux de base, appliqué par l’administration fiscale, entraîne des rattrapages ; l’Etat doit souvent rembourser des « trop-perçus » en fin d'année. Au Danemark, par exemple, les trois quarts des contribuables sont dans cette situation.

En Allemagne, en Belgique, en Espagne, le système repose sur la notion de foyer fiscal. Les entreprises sont informées de la situation du ménage ; l’employeur doit intégrer le calcul du quotient familial et les revenus de la famille. C’est un système plus complexe à gérer du point des vue des entreprises.

En Irlande, le salarié informe obligatoirement son employeur sur sa situation conjugale, mais c’est l’administration fiscale qui prend en compte les enfants à charge et qui communique ensuite aux entreprises le bon quotient à appliquer au salarié. Aux Pays-Bas, les enfants à charge n’entrent pas dans le calcul de l’IR mais ouvrent droit à des déductions fiscales.

En résumé, chez la plupart de nos voisins européens, la retenue à la source pour l’IR a plutôt entraîné une charge de travail et une complexité supplémentaires pour les entreprises.

En France, l’IR restera familial, mais le gouvernement a choisi de laisser au salarié la liberté de ne pas communiquer à son employeur la situation de son ménage. C’est l’administration fiscale qui devrait conserver la gestion de la complexité. Mais comme chez nos voisins européens, la retenue à la source devrait entraîner des ajustements à la fin de l’année fiscale pour tous les ménages dont les situations familiales sont complexes et dont les revenus ne reposent pas seulement sur le salaire.

 

A savoir...

  • La collecte de l’IR en France représente 18% des recettes fiscales du pays. C’est le niveau le pus bas en Europe. Au Danemark, l’IR pèse la moitié des recettes de l’Etat, en Allemagne, 26%.

 

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