20 novembre 2009
La semaine des cafés citoyens
La semaine des cafés citoyens,
événement national
Une quinzaine de débats du 21 au 28 novembre 2009
Faut-il et comment rendre les Hommes responsables
de leurs actes envers les générations futures ?
A Metz, le samedi 21 novembre
A Nancy, le 28 novembre
Et aussi... www.cafes-citoyens.fr
Publié dans Actualités | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : cafés, citoyens, arcadie, semaine, débat, climat, écologie, société, responsabilité |
Facebook
11 novembre 2009
Le développement du… râble
Dans le lapin, le râble, c’est le bout de l’animal. Bien mijoté, c’est pas mauvais.
La mutation de notre système économique nous mijote aussi des trucs savoureux.
Un exemple à Epinal (Vosges).
Fumeurs et amateurs de chewing-gum, ne jetez plus vos déchets par terre ! C'est le message de la ville d'Epinal. La cité des images fait la promotion d'un "cendrier de poche", commercialisé par une entreprise de la région. Le gadget s'appelle "be-ox", jeu de mot franglais qui combine la bio et la box (traduction : boîte). La mairie d’Epinal vient d’acheter 3.000 de ces "be-ox" (1,10 € pièce) pour en distribuer gratuitement à ses « partenaires » : lycées, commerçants, restaurateurs et débitants de tabac du centre-ville. Objectif : inciter les habitants au civisme, au nom du développement durable.
Car l'entreprise Olsen Concept vend ce cendrier de poche moderne en mettant en avant sa matière… recyclable et dégradable ! Cerise sur le mégot, la filière économique estampillée écolo pense à tout : la "be-ox" peut être vendue avec, sur son râble, un message publicitaire personnalisé. Commentaire amusé d’un restaurateur pas forcément convaincu : « si je m’y mets, le jour où un client balance la boîte avec des clopes dedans, on sait d’où ça vient ! ».
Evidemment, le but de l’opération est pédagogique. Il s’agit de faire en sorte que le tout se retrouve à la poubelle plutôt que sur la voie publique. Mais une question, mon lapin : un cours d’éducation civique, ce ne serait pas plus durable, des fois ?
Laurent Watrin
Publié dans Actualités | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : ecologie, citoyenneté, epinal, be-ox, commerce, argent public |
Facebook
08 novembre 2009
Climat : ambition britannique freinée
L’ambition britannique sur le climat se heurte aux freins internationaux. Les pays du G20, réunis ce samedi 7 novembre en Ecosse, sont apparus divisés sur la question du financement de la lutte contre les conséquences de l’activité humaine sur le réchauffement climatique. La Grande-Bretagne, soutenue par la France, estime nécessaire une taxe sur la finance mondiale pour réguler les finances mondiales et lancer la voie d’investissements massifs dans des projets d’économie durable. Les participants à ce G20, consacré à la finance internationale, ont manifestement boudé cette proposition.
Le secrétaire américain au Trésor, Tim Geithner, a souligné que l’idée d’une taxe sur la finance ne figurait pas à l'ordre du jour. De son côté, le directeur du FMI (Fonds Monétaire International), Dominique Strauss-Kahn, estime que cette hypothèse est impossible à mettre en oeuvre. Le sujet ne fait donc pas partie de la déclaration finale du sommet écossais, nouvelle étape préparatoire à la réunion mondiale de Copenhague, prévue en décembre prochain. Les ministres réunis lors de ce G20 se sont contentés d'un accord de principe sur la nécessité d'une ambition pour parvenir à lutter contre le réchauffement climatique. Aucun engagement chiffré n’a été avancé, malgré les arguments britanniques. Selon le ministre britannique des Finances, Alistair Darling, "si nous ne parvenons pas à nous entendre sur le financement de la lutte contre le changement climatique, ce sera beaucoup, beaucoup plus difficile d'obtenir un accord à Copenhague".
En décembre, à Copenhague, la communauté internationale est censée trouver un nouvel accord mondial pour remplacer le protocole de Kyoto sur la lutte contre le réchauffement climatique. Ce protocole prendra fin en 2012. Un mois avant le grand rendez-vous de Copenhague, les négociations piétinent.
Le sujet sera au cœur du débat lancé par le réseau des cafés citoyens, réunis au sein de la fédération Nouvelle Arcadie. Vous aussi, vous pouvez participer au débat, sur le thème :
« faut-il rendre les Hommes responsables de leurs actes envers les générations futures ? »
Au-delà des questions écologiques, le développement durable représente aussi un chantier social et démocratique.
Pour en savoir plus : http://www.cafes-citoyens.fr.
(Agoravox est partenaire de ce débat pluraliste).
Publié dans Actualités | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : climat, finance, citoyenneté, europe, copenhague |
Facebook
24 octobre 2009
Achats sur internet : lacunes européennes
60% des achats réalisés en ligne dans un autre Etat membre seraient refusés. C'est ce que montre une enquête européenne auprès des consommateurs de l'Union qui ont tenté une transaction commerciale avec un vendeur dans un Etat voisin. Cette étude porte sur une centaine de produits (appareils photo, CD, livres, vêtements) et un total de 11.000 commandes.
Il y a deux motifs principaux de refus : ou bien le commerçant refuse l´expédition de l'article vers le pays de l´acheteur, ou bien les moyens de paiement transfrontalier font défaut.
Pour Meglena Kuneva, la commissaire européenne à la Protection des consommateurs, nous avons, en Europe, « la technologie nécessaire à un grand marché mais pas le commerce ».
La commissaire précise que la langue ne représente pas une barrière. Le frein principal résiderait plutôt dans le fait que le consommateur a des doutes - à juste titre - sur la protection de ses droits. Pour remédier à cette lacune, la Commission réfléchit à la création d'un cadre juridique applicable à tous les contrats au sein de l'Union. Le commerce électronique en Europe représente un volume annuel d'environ 106 milliards d'euros, selon le site neteco.com. Les consommateurs disposeraient ainsi de recours adéquats. Avec les nouvelles technologies, la simplification des règles transfrontalières devient nécessaire.
Publié dans Actualités | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : europe, commerce, internet, réglementation |
Facebook
17 octobre 2009
Les Verts et le système binaire
Les Verts de Poitou-Charentes ne feront pas liste commune au premier tour pour les élections régionales. Les écologistes de cette région ont choisi, démocratiquement, l’autonomie pour faire campagne pour le scrutin de mars prochain.
L’assemblée régionale des Verts de Poitou-Charentes, réunie à Niort, ce samedi 17 octobre, s’est prononcée à 92,9%, suivant l’idée impulsée par le conseil national des Verts, adoptée le 27 septembre.
La présidente PS de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, s’est donc heurtée au même refus déjà essuyé par d’autres leaders socialistes en région (Aquitaine, PACA notamment). Et le mouvement devrait suivre ailleurs : le PS n’aura pas le soutien des Verts au premier tour.
Les Verts (et leur démocratie complexe), associé à la mouvance Europe-Ecologie, sont en train de reproduire la dynamique des élections européennes : une base partisane verte et des associations ouvertes pour une alternative...
... mais, ancrée plutôt à gauche !
Car le CNIR, le parlement national des Verts, a voté, à l’unanimité, le 27 septembre, une motion sur le "rassemblement de la gauche et des écologistes" au deuxième tour des régionales. Une motion, minoritaire, avait même proposé de barrer la route à toute alliance avec le MoDem. Ce texte a été retiré au dernier moment.
Chez les amis de François Bayrou, où le centrisme est devenu un mot-valise, on se cherche toujours. Les choses ne sont pas clarifiées, estiment une partie des Verts, et bon nombre de Socialistes qui aimeraient s'appuyer sur une frange démocrate. La clarification est également réclamée à l’intérieur du MoDem : les hypothèses avancées, par exemple, par Corinne Lepage, pour travailler avec Europe Ecologie, n’ont pas encore été suivies d’effet.
En attendant le Congrès national du ModeM, début décembre, l’hésitation est visbile : l’autonomie du Mouvement Démocrate au premier tour n’est pas gagnée dans toutes les régions. Faute de ligne nationale claire. Et le second tour risque de reproduire ce que les démocrates ont vécu lors des élections municipales : un coup à droite, un coup à gauche.
Cet épisode a fait perdre beaucoup de voix au MoDem. Aujourd’hui, les meilleurs sondages donnent les listes amies de François Bayrou, Marielle de Sarnez, Corinne Lepage et autre Jean-Luc Benhamias, à un niveau de 7 ou 8%. A l'inverse, la dynamique écologiste est créditée de 15 à 20%.
Faut-il se déterminer avant le second tour, sur la ou les alliances possibles, partout en France ? Ou bien faut-il déterminer des alliances de projets, quelles que soient les étiquettes des parties prenantes à ces alliances ? Malheureusement, il semble que les électeurs ne soient pas en mesure de comprendre l'intérêt de sortir du système binaire, tel que le propose le MoDem. Et à ce jeu-là, les Verts sont - pour l'instant - gagnant.
Laurent Watrin
Publié dans Actualités | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : verts, ps, modem, régionales, centralisme, élections |
Facebook
29 septembre 2009
La percée libérale allemande conforte la CDU
L'option libérale est peut-être séduisante, même en période de crise, mais si les électeurs allemands viennent de saisir l'occasion de l'exprimer, ce n'est pas pour autant un chèque en blanc à une politique économique plus débridée.
Avec 14,6 %, en moyenne, aux élections fédérales, les candidats libéraux-démocrates du FDP obtiennent certes leur meilleur score historique, et décrochent le gain du moment le plus spectaculaire sur l'échiquier politique allemand (+5% par rapport aux scrutins précédents), tandis que les deux grands partis classiques (CDU et SPD) perdent de l'audience.
La CDU d'Angela Merkel fait son plus mauvais score historique (33,7%). Le camp conservateur peut cependant "triompher" car la chancelière et ses amis conservent le rôle moteur de former le prochain gouvernement fédéral. Et surtout, Angela Merkel, remise en selle, met fin à la fameuse "grande coalition" qu'elle avait dû former avec les sociaux-démocrates du SPD, au lendemain du précédent scrutin. C'était son objectif premier.
L'Allemagne est ainsi faite qu'on y verra les élus et les partis composer - "cohabiter", comme on dit en France. Le compromis à venir s'annonce intéressant à observer. La campagne des conservateurs allemands s'est notamment jouée sur le retour au nucléaire pour assurer l'indépendance énergétique du pays, et sur la promesse de baisser les impôts.
Compromis subtils
Ce qu'Angela Merkel a repris à son compte, sur sa gauche, ces dernières années, lui a sans doute fait perdre une partie de l'électorat classique de son parti. Cet électorat a probablement glissé vers le FDP. Les Libéraux veulent assouplir les règles de licenciement, diminuer sensiblement les impôts, et supprimer le Fonds fédéral de santé, récemment mis en place. Angela Merkel a déjà prévenu qu'elle n'était pas prête à tout.
La lutte contre les déficits publics semblent être la base de travail de la nouvelle coalition de centre-droit CDU-FDP. Pour le reste, on verra. Face à la crise, la promesse conservatrice de réduire les taxes est maintenue, mais sans calendrier précis.
Le système allemand impose un contrat de projet à l'issue des élections législatives. Le régime de nos voisins repose aussi sur le poids des élus des Länder, qui orientent en partie la politique économique et sociale. Le président CDU du Bade-Würtemberg, Günther Öttinger, explique que le "FDP sera, dans la nouvelle coalition, un partenaire plus petit que ne l'a été le SDP. Donc, il y aura plus de CDU".
A gauche, Die Linke (néo-communiste), et ses quelque 12% au niveau fédéral, invite les sociaux-démocrates à conclure des alliances dans les Länder, afin de faire contre-poids dans les Etats fédérés. La maladie social-démocrate semble se confirmer. Le SPD se fait taquiner par Die Linke (néo-communiste) mais les deux formations ont beaucoup de divergences. Quant aux Grünen, les Verts allemands, ils stagnent.
Les conservateurs de la CDU se sont engagés à signer, d'ici à un mois, une plateforme de coalition avec leurs nouveaux alliés libéraux, y compris sur la question ardue des impôts. La chancelière Angela Merkel veut installer son nouveau gouvernement le 9 novembre, date anniversaire de la chute du Mur de Berlin. Tout un symbole.
Publié dans Actualités | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : allemagne, libéraux, fdp, cdu, merkel, compromis, élections |
Facebook
21 septembre 2009
Le service public, l’entreprise privée et l’Europe
La Poste va changer de statut juridique. Les syndicats redoutent une « privatisation ». Procès d’intention, selon la direction.
Le gouvernement a préparé un projet de loi qui transforme La Poste en Société Anonyme (S.A). Objectif : capitaliser pour financer les investissements. La Poste restera un service public, promet la majorité UMP. « Ce sera écrit » dans le texte, selon le ministre de l’Industrie et des Télécommunications, Christian Estrosi. Le projet de loi portant changement de statut de La Poste prévoit que le capital de la future S.A soit uniquement constitué de capitaux publics (et une toute petite partie des actions dévolue aux salariés).
Les opposants au projet ne devraient donc pas redouter – a priori - que l'avenir des postiers ressemble à celui des salariés de Gaz De France, privatisé lors de la fusion avec la Suez. La mission de service public de La Poste repose sur quatre piliers : le service universel postal (distribution du courrier six jours sur sept), la contribution à l'aménagement du territoire (bureaux de proximité), le transport et la distribution de la presse, et enfin l'accessibilité bancaire (le livret A).
Quels que soient les motivations et son ampleur, ce mouvement d’humeur à La Poste interroge la notion de service public moderne.
La réalité de l’entreprise publique a changé radicalement depuis longtemps. Les marchés financiers, la Poste connaît. Les activités principales de l’entreprise sont bien séparées (courrier, guichets, banque) et la concurrence existe. Les syndicalistes, qui sont souvent parmi les plus anciens des agents de La Poste, craignent surtout deux choses : la rentabilité à outrance et la fin du statut de fonctionnaire. « On ne veut pas finir comme les salariés de France Telecom », dit un délégué lorrain de Sud PTT, qui explique que les « clients sont de plus en plus classés par couleurs et priorités » en fonction de ce qu’ils rapportent financièrement.
Il convient de distinguer logique économique et questions juridiques, tout en considérant que le Droit est l’instrument de la régulation.
Le problème, sur La Poste comme pour d'autres secteurs, c'est peut-être l'absence de débat démocratique national quant à la définition moderne du service public, au sein de l’espace européen. Pour la Poste, la balle sera dans le camp des parlementaires dans quelques semaines. Au-delà, l’idée d’inscrire une charte des services publics dans la Constitution, lancée par Michel Vauzelle (président PS de la région PACA), ouvre une réflexion possible.
Rappelons que l'Europe n'impose pas la libéralisation - ou plutôt la privatisation (merci Raphaël, voir commentaire !) - du service public. Même des élus de gauche, comme le Socialiste nancéien Mathieu Klein, le rappellent : les directives européennes n'obligent pas La Poste à changer de statut juridique. Et les parlementaires européennes n’ont pas fini de plancher sur la notion de services d’intérêt général.
Publié dans Actualités | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : poste, europe, privatisation, service, public, ump, ps, modem |
Facebook
20 septembre 2009
Encore un coup du centralisme...
Certaines réformes se font presque sans bruit mais elles racontent le "plan" en vigueur au sommet de l'Etat français en ce moment. C'est un plan de recentralisation, dans de nombreux domaines. Le pouvoir en place lance un message récurrent : les collectivités locales n'ont qu'à bien se tenir.
La politique de la ville bousculée
Il y a dix ans, le gouvernement français reconnaissait la profession d'urbaniste, avec la création de l'Office Professionnel de Qualification des Urbanistes. Parallèlement, une loi renforçait la coopération intercommunale pour la solidarité urbaine et la cohésion sociale. La politique de la ville avait souffert pendant longtemps d'une centralisation extrême. Les actes successifs de la décentralisation avaient permis d'éclairer les dossiers selon les besoins locaux, avec la compétence d'urbanistes formés - pour beaucoup - à l'Université. Ils sont environ 1500 aujourd'hui : professionnels de l'analyse, artisans de l'avenir des villes, acteurs du renouvellement urbain, conducteurs de projets territoriaux, tous au service de la proximité et des élus locaux.
La loi sur l'environnement, dite "Grenelle 2", envisage de revoir la cohérence territoriale de l'urbanisme. Théoriquement, à l'heure des politiques régionales de l'Europe (qui financent une bonne part des projets de cohésion territoriale et de développement durable), les urbanistes devraient être confortés dans leur mission au sein des collectivités territoriales.
Discret décret
Mais le "plan" en route, en ce moment, dans notre pays vient contredire ce mouvement utile. Un décret du gouvernement (n°2007-196 du 13 février 2007) empêche les urbanistes diplômés de l'université d'accéder au concours d'ingénieur territorial en urbanisme. Motif : les urbanistes formés à l'université ne seraient pas suffisamment qualifiés techniquement !
Il y a quelques semaines, 1600 diplômés en urbanisme et aménagement du territoire ont donc reçu un courrier du centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) leur expliquant que leur cursus universitaire ne leur permettait pas de se présenter au concours.
Réaffirmer la politique de décentralisation
Manifestement, il s'agit d'une atteinte, à peine déguisée, au principe de libre administration des collectivités territoriales, socle de la décentralisation. Des élus Modem sont les premiers mobilisés pour défendre l'urbanisme comme compétence au service de la décentralisation.
L'urbanisme n'est pas une politique d'Etat, c'est une politique publique locale. Voilà le sens d'une pétition qui commence à circuler et qui demande à ce que, dès 2010, les urbanistes formés par l'université puissent de nouveau voir leurs diplômes reconnus et se présenter au concours d'ingénieur de la fonction publique territoriale.
Pour en savoir plus et soutenir cette pétition, rendez-vous sur http://www.acces-urbanistes-fpt.fr
Laurent Watrin
Publié dans Actualités | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : réforme, ville, urbanisme, politique, citoyen, etat, décentralisation |
Facebook
28 août 2009
L’appel du pied des Roses aux Oranges
Les socialistes, réunis pour leur Université d'été, à La Rochelle, ont entendu la Première secrétaire du PS lancer un appel à François Bayrou. Martine Aubry en a profité pour dire au président du Mouvement démocrate que « l’anti-sarkozysme ne suffit pas ». Au Modem, Mme Aubry, personne n'en doute, et le mouvement présidé par le député des Pyrénées-Atlantiques a même un programme ! La cheftaine du PS évoque aussi la possibilité de "bâtir ensemble un avenir" en expliquant que son parti est "ouvert" aux démocrates, mais sous conditions. Martine Aubry s'adresse même directement à François Bayrou : "si des démocrates et humanistes souhaitent nous rejoindre, cela doit être fait dans la clarté, nous sommes ouverts, mais c'est à François Bayrou d'apporter la clarté, si c'est sa conviction. La question lui est posée : êtes-vous prêt à nous rejoindre pour un projet économique, social et écologique ?".
Peut-être Martine Aubry a-t-elle raté quelques épisodes précédents : un projet économique écologue, responsable, européen et solidaire, c'est ce ce que préconise le Modem depuis sa création. Relire les lignes - réalistes et applicables - du programme démocrate qui a nourri la campagne européenneset qui fondent les engagements des eurodéputés Modem-ADLE, et de leur porte-parole au parlement de Strasbourg, Guy Verhofstadt.
Avant l'université de la Rochelle, la vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez, avait accepté l'invitation des amis du socialiste Vincent Peillon, à Marseille, pour évoquer quelques principes communs. Les élections régionales de mars prochain sont en ligne de mire évidemment. Un constat : le PS demeure campé sur des positions très classiques et largement hégémoniques : "nous, en 2012, nous voulons un candidat de gauche", dit Martine Aubry. La numéro un du PS sait pourtant bien que la volonté ne suffit pas. Au Modem, on estime que le clivage traditionnel peut être revu et corrigé. On peut être libéral en politique (pour la liberté du citoyen) et social en économie (pour assurer la libre entreprise), en batissant un état sobre qui ne s'enfonce pas dans le gâchis d'argent public. Et si Martine Aubry et ses amis ont un doute sur le positionnement des démocrates, qu'ils aillent écouter les amis du Nouveau Centre, cette droite à l'ancienne qui a choisi d'appuyer la politique de M. Sarkozy. Sortir des vieux schéma - ajoutons-le au passage - c’est aussi ce que demande le "Grand Animateur Vert", Daniel-Cohn Bendit. Ce dernier goûte assez peu les roucoulements roses exprimés en direction des écolos, après le succès de la marque Europe Ecologie, en juin dernier.
Pour ce qui est des oeillades orangées du PS, le Modem aura l’occasion de répondre précisément à Martine Aubry, lors de son Université de rentrée, à la Grande Motte (4 au 6 septembre). Allez-y faire un tour, histoire de refaire le monde avec des vitamines !
LW
Publié dans Actualités | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : modem, ps, débat, rapprochement, bayrou, aubry, cohn-bendit |
Facebook
24 août 2009
La solitude des animateurs de quartier
40° au soleil, sur le terrain de foot en sable du stade de quartier Louis Schweitzer. Quoi de neuf, docteur ? Quatre copains tapent le ballon. Dans un coin du stade, à l’ombre, un duo féminin-masculin, duo d'animateurs un peu désabusé : « on s’attendait à voir une quarantaine de gamins, et là… on se sent un peu seuls », raconte la jeune femme.
Programme prévu : initiation au badminton. Son collègue se lance quand même à la rencontre du groupe d’ados : « ça vous intéresse ? ». Les jeunes acceptent, timidement. La cigarette au bec, l’animateur installe donc le matériel, sur le sable chaud. C’est presque comme à la plage…
La mer est loin. On est à Laxou, ville de l’agglomération de Nancy, dans le quartier Champ-le-Bœuf. « Je n’ai jamais vu le quartier aussi vide que cet été », constate l’animateur. « C’est peut-être à cause du ramadan ».
La commune de Laxou fait partie des 150 villes de France qui participent à l’opération nationale « Le sport, ça me dit ». Ce slogan-jeu-de-mot invite les communes à proposer des initiations sportives pour les jeunes, histoire de les faire bouger un peu, car c’est bon pour la santé.
A Laxou, manifestement, ce qui intéresse les jeunes, cette semaine, c’est surtout un classique : « le tournoi de beach soccer, mercredi soir. On fait la même équipe tous les ans ! ».
A Saint-Max, commune proche, également partenaire de l’événement « le sport, ça me dit », la ville a choisi de lancer les animations à partir du 26 septembre, tous les… samedis. Espérons que l’option sera plus « payante » que chez les voisins de Laxou, où l’un des animateurs finit par livrer son opinion (bien sûr, c’est off) : « c’est le genre d’animations qui fonctionnent bien dans une ville touristique, par exemple au bord de la mer, mais pas ici ». Y’aurait-il un manque de dialogue entre les élus et ceux qui travaillent sur le terrain ?
Petite précision : cette opération nationale d’initiation au sport est financée, en partie, par une célèbre marque de soda qui fait grossir les enfants du fast-food. L'Agence Havas-Sports réalise la comm' de l'événement : la même agence prépare un salon international des "acteurs du sport", en février, à Barcelone. Ce sera l'occasion de relancer notamment le marketing sportif, un peu en panne par ces temps de crise.
A Laxou, les banderoles sponsorisées de l’événement local ont disparu. Mystère de la pub. Probablement...
Laurent Watrin
Publié dans Actualités | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : animations, citoyenneté, ville, sport |
Facebook