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23/10/2006

Un autre Président est possible

Pour en finir avec la course folle au pouvoir, plaidons pour une autre élection présidentielle

Un candidat prétend avoir toutes les solutions (même quand il propose le contraire de tout en permanence) et une candidate veut faire confiance à l’opinion majoritaire quand elle n’a rien à dire ! Voilà la belle alternative que nous servent les "grands médias" dans la pré-campagne présidentielle. Pendant ce temps-là, les extrêmes attendent et se contentent de contester sans rien proposer. Et au centre, on tente d’intéresser à la complexité de la politique. Mais c’est dur. Le plus "drôle pour le peuple", le terrain formidable, la "vraie politique" - comme osent le dire certains - c’est donc la démagogie, gangrène de la vie publique, cancer de la démocratie, qui gagne du terrain.

Pourquoi ? D’abord parce que la course folle au pouvoir suprême est relancée, à l’approche d’une élection qui s’annonce source de tous les dangers. Le quinquennat n'a fait qu'accélérer le mouvement. Il faut sans doute mettre fin à cette Vè République qui n'en est pas une : la France est devenue une monarchie populiste tenue par un élu du suffrage universel et entretenue par ceux qui convoitent le poste.

comment sauter le pas ?

L’apaisement, la solution ne peut passer que par l'affaiblissement de ce pouvoir suprême. Nous pourrions nous offrir raisonnablement un vrai régime parlementaire, dont les Institutions seraient garanties simplement par un personnage sans pouvoir politique, comme c’est le cas chez la plupart de nos voisins européens. Pour passer à une VIè République française, plus ouverte au débat démocratique, on pourrait s’appuyer sur trois mesures complémentaires.

Première proposition : supprimer l’élection du président de la République au suffrage universel. Deuxième proposition : faire désigner un président arbitre par le Parlement. Ce président n'aurait qu'un rôle de garant des Institutions, prenant la tête du conseil constitutionnel. Troisième proposition : changer les modes de scrutin de telle sorte que nos assemblées représentent les minorités tout en assurant une majorité apte à gouverner. Autrement dit, pour ceux qui ont un peu de mémoire historique, la VIè République parlementaire ne ressemblerait pas à la IVè République, qui fut marquée par des renversements incessants et une impossibilité à gouverner le pays. Bref, il est urgent de retrouver le sens du débat au niveau de la réprésentation nationale, pour sortir de l'ornière.

La priorité, même si ce n'est pas une mesure populaire a priori, devrait être la suppression de l’élection au suffrage universel du président monarque tel qu’on le connaît. Penser pouvoir "toiletter" le système présent en remplaçant son actuel chef suprême par un autre est certainement une erreur.

Laurent Watrin

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