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03/12/2006

La sécurité, droit démocratique qui ne s’arrête pas au maintien de l’ordre

Dans une démocratie légitime, la sécurité est une notion indivisible. Ce n’est pas seulement la lutte contre la délinquance, contrairement à ce que voudrait nous faire croire ce débat inscrit dans le clivage gauche-droite depuis quelques années. C'est un débat tronqué, simpliste, servant uniquement de béquille au bipartisme que les tenants du pouvoir actuel veulent nous faire gober. Cette entente cordiale entre la gauche et la droite permet de récupérer aujourd’hui les thématiques extrémistes.

En démocratie, la sécurité c’est d’abord la possibilité matérielle de se loger, de se nourrir, d’assumer sa vie quotidienne sans l’angoisse du lendemain. Dans un pays où 7 millions de personnes « survivent » en dessous du seuil de pauvreté (788 € par mois) et où des centaines de milliers de personnes travaillent pour un salaire de misère, il y a sans doute matière à réfléchir sur ce premier point.

La sécurité, dans un régime démocratique, c’est aussi le droit de vivre librement, sans être inquiété moralement ou physiquement pour ses opinions et ses choix.

En démocratie, la sécurité c’est également la capacité formelle offerte à chaque citoyen de choisir ses candidats lors d’une élection et d'être représenté dans sa sensibilité, ainsi que de s’investir dans le débat politique s’il le souhaite.

Si l’Etat est bien le garant de la sécurité des citoyens qui le font vivre, il devrait garantir en pratique les valeurs humanistes de la démocratie dans ce qu’elles ont de plus essentiel : la reconnaissance de la place de chacun dans la société.

La démocratie, ce n'est pas la haine ou la peur. C'est la transparence de la vie publique et le respect de la vie privée.

Personnellement, c’est le sens que je donne au combat fédéraliste. Même si c’est une lutte perdue d’avance, c’est le sens de mon engagement quotidien. Je suis moi-même une personne indivisible, comme chacun, et je ne peux pas être rangé dans un cube pour servir les intérêts supérieurs d'un système. Aujourd'hui deux candidats à la présidentielle portent ce message : François Bayrou, le président de l'UDF et Christian Chavrier, le président du Parti fédéraliste. Au moins l'un des deux devrait être présent au premier tour de la présidentielle. C'est déjà un espoir.

N'oublions pas que la démocatrie ne s’use que quand on ne s’en sert pas.

Laurent Watrin

Écrit par eurocitoyen | Lien permanent | |  Facebook | | |

Commentaires

bravo ! Excellente analyse. Moi qui suis de gauche, je voterai Bayrou !!

Écrit par : Bernardnini | 11/12/2006

Pas de démocratie pour les personnes vivant en dessous du seuil de la pauvreté n'existe pas. Ils sont beaucoup plus important de survivre que d'avoir la liberté d'expression.

Écrit par : Alex Hotel in Moscow | 17/02/2009

Les commentaires sont fermés.