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09/08/2008

La guerre aux portes de l’Europe : nouveau défi pour la diplomatie de l’Union

L’Europe se retrouve une fois de plus dans l’obligation d’affirmer une position unique pour assurer une parole de paix alors qu’un conflit s’ouvre entre deux Etats de l’ancien bloc soviétique, séparés de l’Europe par la Mer Noire. C’est une nouvelle crise majeure qui démarre, presque 20 ans après l’éclatement de l’URSS et la fin de la guerre froide.

Ce samedi 9 août, la Géorgie a en effet déclaré « l’état de guerre » pour faire face à une agression de la Russie. Le parlement géorgien a voté à l’unanimité la mobilisation générale pour 15 jours, après que des avions russes ont bombardé le territoire géorgien et que des troupes russes ont commencé à mener « des opérations de grande échelle sur le terrain » selon les termes employés par le président géorgien, Mikheïl Saakachvili. Le gouvernement géorgien précise que « l’état de guerre » n’est pas une déclaration de guerre au sens strict, mais une réaction défensive. 2 mille soldats géorgiens basés actuellement en Irak sont rappelés chez eux. La Géorgie aurait déjà abattu une dizaine d’avions russes en quelques heures. Une trentaine de chars russes auraient également été détruits. Plusieurs centaines de personnes seraient mortes, des militaires mais aussi des civils. Les forces aériennes russes ont dévasté le port de Poti sur la mer Noire, zone stratégique pour le transport des ressources énergétiques de la mer Caspienne vers l'Europe.

L’offensive des forces russes sur le territoire géorgien a été lancée pour soutenir la république autonome d’Ossétie du Sud, qui subit une répression de la part des troupes géorgiennes. L’Ossétie du Sud nourrit une volonté séparatiste depuis 1989. A l’époque, le pouvoir géorgien avait mené une répression brutale contre les provinces d’Abkhazie à l’Ouest et de l’Ossétie-du-Sud, à l’Est.

L'Europe au pied du mur


L’Union européenne doit trouver aujourd’hui la capacité diplomatique de favoriser le retour à la paix et au dialogue pour assurer la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes et tracer le chemin de la démocratie dans une région qui vit des tensions séparatistes depuis la fin des années 80. Dans un communiqué du 8 août, la présidence française de l’Union déclare que l’Europe « appelle toutes les parties à la cessation immédiate des hostilités et à la reprise sans délai des négociations, afin de permettre une solution politique à la crise, dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la Géorgie ». Le communiqué ajoute que « l'Union européenne, en liaison avec l'ensemble des protagonistes, travaille à un cessez-le-feu, afin de prévenir une extension du conflit ». De son côté, le président George W. Bush a réclamé l'arrêt "immédiat" des combats en Ossétie du Sud et des bombardements russes. "La Géorgie est un pays souverain et son intégrité territoriale doit être respectée", selon M. Bush, qui s'exprimait de Pékin où il assiste aux JO.

Laurent Watrin


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Écrit par eurocitoyen dans Actualités | Lien permanent | Tags : Europe, Géorgie, Russie, Ossétie, guerre, diplomatie, Bush | |  Facebook | | |

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