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20/08/2008

La faiblesse de l'Europe entretient les tensions en Géorgie

Le conflit entre la Géorgie et la Russie montre l’urgence d’une redistribution démocratique des pouvoirs et des autonomies dans cette région du Caucase. La voix de l'Europe est indispensable à la résolution pacifique de cette guerre déclenchée entre deux Etats membres du Conseil de l'Europe (qui compte 47 pays sur le Continent).

Le territoire séparatiste géorgien d'Abkhazie a annoncé, mercredi 20 août, son intention de demander à la Russie de reconnaître son indépendance. C’est ce qu’a déclaré officiellement le vice-président du parlement abkhaze Viatcheslav Tsougba, un "congrès national" (réunissant les partis et organisations sociales abkhazes), validant cette demande dès le jeudi 21 août. Le Conseil de la Fédération de Russie, chambre haute du parlement russe, devait examiner cette demande en session extraordinaire (lundi 25 août). La Russie est saisie de la même demande de reconnaissance d’indépendance de la part de l'Ossétie-du-Sud, l’autre territoire séparatiste géorgien. Moscou s’apprête à « soutenir » et « garantir » sur la scène internationale « toute décision » des séparatistes sur leur futur statut. De son côté, la Géorgie demande la réintégration de ses territoires.

L’ancien président polonais Lech Walesa, a déclaré, dans un entretien au journal italien Il Corriere della Serra, qu’il regrettait les divisions européennes sur le conflit géorgien : « l'Europe ne peut pas se permettre que celui qui exerce la présidence tournante agisse d'une façon et que d'autres chefs d'Etat aillent dans la direction opposée », estime le chef historique du mouvement polonais Solidarité. Lech Walesa ajoute que la Russie "sortira affaiblie" du conflit à condition que les pays occidentaux fassent preuve de "solidarité internationale". Autre voix exprimée cette semaine, au Parlement européen, celle de la Lorraine Marie-Anne Isler-Béguin : la députée européenne (Verts), rapporteur d’une mission d’observation en Géorgie, a plaidé pour plus de fermeté de la part de l’Union européenne afin d’obtenir le retrait des troupes russes.

L’OTAN a haussé le ton, sous la pression des Etats-Unis. En marge d’une réunion d’urgence, la secrétaire d'Etat américaine aux affaires étrangères, Condoleezza Rice, a estimé que la Russie devenait "de plus en plus hors-la-loi" en traînant les pieds pour retirer ses troupes. Quant au conseil de sécurité de l’ONU, il est impuissant à définir une position, la Russie y disposant d’un siège permanent et d’un droit de veto. Le projet de résolution des Nations Unies, présenté mardi 19 août, a ainsi été rejeté par les Russes. Ce texte réclamait le repli des forces russes et géorgiennes sur leurs positions respectives d'avant le début du conflit, le 7 août dernier.

Le 20 août, l’accord de cessez-le-feu entre Russes et Géorgiens n’était toujours pas respecté. Les populations civiles font les frais de cette guerre sans contrepoids diplomatique claire et ferme. La Croix-Rouge estime que 80.000 personnes ont été « déplacées ».

Écrit par eurocitoyen dans Actualités | Lien permanent | Tags : Europe, Géorgie, Etats-Unis, guerre, Ossétie, Abkhazie, démocratie | |  Facebook | | |

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