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25/10/2008

L'Europe sera-t-elle inspirée ?


La question de l'Etat fédéral européen est appelée au coeur de ce "carrefour" dans lequel nous sommes. Que voulons- nous pour notre espace commun ? Comment défendre nos valeurs ? Un Etat fédéral, peut-être, mais pour quoi faire ? Quel modèle de société réinventer ? Quelles inspirations nouvelles ?

Le clivage politique devient global. Il n'est même plus social contre libéral. Il n'est peut-être pas non plus jacobin centralisateur contre fédéraliste régionalisteur, mais plutôt valeur de la personne humaine contre absurdité d'un système qui nous précipite dans un mur, à grande vitesse et à l'échelle mondiale.

La situation apparaît pré-insurrectionnelle, comme l'avait d'ailleurs exprimé François Bayrou pendant la campagne présidentielle. Prenons garde aux relents d'une dictature de l'esprit, qui commencent toujours à se faire sentir en période de crise aigüe. La propagande risque de faire son oeuvre pour "acclimater" le peuple (joli mot si dévoyé) à l'idée de ne pas se plaindre et de ne pas imaginer autre chose...

Question écoLoNomique : comment dépasser le système financier délirant et rompre avec la mesure classique de l'économie réelle, fondée sur des valeurs ajoutées pas forcément utiles (un mort sur la route rapporte plus qu'un lit d'hôpital !).

Les citoyens peuvent, et doivent, agir avant de se faire berner. Difficile ? Pas tant que ça. Exprimons un peu de bon sens. Quelques propositions : défendons collectivement et incarnons individuellement les valeurs modernes de l'Europe que sont la paix et l'écologie (au sens économique des ressources pour tous). Si nous modifions notre vision de la valeur utile (ajoutée) des choses et des projets humains, alors on a peut-être une chance de proposer du neuf pour l'intérêt général et les générations futures, dans le respect des identités et dans la liberté des personnes. Le micro-crédit, l'économie sociale, les projets d'agriculture de proximité ont jeté quelques bases dans ce sens.

Le nouveau modèle est aussi un enjeu démocratique - au sens politiquement libéral. Aucun banquier, aucun tenant du système actuel, aucun Etat, aucun rapport de force nationaliste ne devrait décider sans demander l'avis du peuple. Et le seul bulletin dans l'urne ne suffira pas.

Il faut sans doute concevoir la mise en relation du système économique (productif) avec le choix des citoyens (la demande active réelle). Sortir de la consommation suscitée par la publicité et l'anxiété du besoin perpétuel et infondé. Il faut aussi donner de l'air à la participation locale du citoyen.

Quelques pistes : référendum d'initiative, multiplication du débat régional, réflexion sur le revenu d'existence universel, développement de l'économie de proximité, du micro-crédit personnel ou crédit souscriptif (= l'offre et la demande s'accordent dès le départ), et instauration de mesures négatives de la production (exemple : les productions les plus polluantes feraient baisser le PIB alors qu'elles l'augmentent aujourd'hui comme toute autre entreprise).

En attendant - sans vouloir endosser le rôle de Cassandre - constatons que l'économie classique est dans une sombre panade. Les PME les plus fragiles (celles qui embauchent et délocalisent très peu, ne l'oublions pas !) ne savent pas comment payer leurs factures. Les garanties nationales bancaires ne suffiront pas à régler la dette des dites banques. Et les grandes entreprises anticipent une crise longue en commençant à sacrifier "les troupes" (chômage technique annoncé chez Renault).

Le sacrifice n'est jamais bon pour la démocratie.

Alors, réveillons-nous ! On peut rêver, il est même temps : l'alternance est "jouable", mais pas en Bourse.

Laurent Watrin

Écrit par eurocitoyen | Lien permanent | Tags : europe, crise, fédéralisme, humanisme, etat | |  Facebook | | |

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