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10/11/2008

Une certaine "pression" européenne dans la crise

Le sommet européen organisé ce week-end entre les chefs d'État et de gouvernement de l'Union a permis aux 27 d'affirmer la nécessité de coordonner leurs politiques économiques. Il s'agissait de préparer la réunion internationale du samedi 15 novembre, qui se tiendra à Washington.

Pour ce sommet du "G20", la présidence française de l'Europe souhaite faire valoir l'idée d'un renforcement des contrôles financiers dans les 100 jours. Une nouvelle réunion internationale sera proposée le cas échéant à l'issue du rendez-vous du week-end prochain. Selon l'UE, le Fonds Monétaire International (FMI) devrait avoir un rôle central dans la surveillance des finances internationales. Mais quelle forme cette intention peut-elle bien prendre ? L'Europe souhaite notamment que les paradis fiscaux et les fonds spéculatifs soient auscultés à l'avenir... Comment réaliser l'objectif ?

La position commune de l'Europe apparaît toutefois fragile. L'accord conclu ce week-end par les 27 cache mal les divisions. Si bien que la feuille de route de Nicolas Sarkozy, qui s'exprimera au nom de l'Europe à Washington, ressemble à un « mandat vague », comme l'a exprimé le gouvernement tchèque (eurosceptique)... Il faut dire que la proposition défendue par Nicolas Sarkozy pour élaborer un gouvernement économique capable de discuter sur un pied d'égalité avec la Banque centrale européenne (BCE) a soulevé l'opposition de plusieurs États. L'Allemagne, notamment, considère ce projet comme une menace pour l'indépendance de la BCE.

Parallèlement à ce sommet européen, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des pays les plus avancés et des grands pays émergents (G20) ont préparé le terrain pour le sommet d'urgence du 15 novembre à Washington. Les "argentiers" de ce G20 se sont engagés à prendre "toutes les mesures nécessaires" pour restaurer une confiance dans les marchés et pour accorder plus de poids aux pays en développement dans les affaires économiques de la planète. Mais il n'y a pas eu de proposition concrète...

De son côté, la Chine - qui est en passe de devenir la première puissance économique du monde - a annoncé sa participation au sommet du G20 tout en décidant d'injecter plusieurs centaines de millions d'euros dans son économie, afin de soutenir sa demande intérieure. Saluée par certains économistes comme un recours supplémentaire face à la crise mondiale, la position chinoise n'aura peut-être pas pour effet durable de participer au sauvetage de la finance internationale. Jusqu'à maintenant, les plans nationaux de soutien à la croissance et à l'investissement ne remettent pas en question les règles du marché. Celles-ci seront-elles modifiées par les travaux du G20 ?

Laurent Watrin

A lire : une note de la présidence française sur la finance internationale ICI

Écrit par eurocitoyen dans Actualités | Lien permanent | Tags : europe, g20, crise | |  Facebook | | |

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