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21/01/2009

Mauvaise nouvelle, urgence européenne

Comment freiner la crise ? La réponse sera européenne ou ne sera pas. D'après les prévisions de la Commission européenne, la zone euro devrait connaître une récession économique. C’est la première fois qu’un organe officiel européen affiche clairement l’ampleur de l'inquiétude collective. Barack Obama, avant même son entrée officielle en fonction, avait précédé les dirigeants européens dans l'annonce des conséquences du désastre venu des Etats-Unis.

Les conséquences probables de cette crise en 2009 pour l'Europe sont une forte hausse du chômage et des déficits publics dans tous les pays d'Europe. Le Produit intérieur brut (PIB) devrait reculer de 1,9% dans la zone euro, selon les économistes de Bruxelles. Ils envisagent ensuite une petite reprise économique, en 2010 (autour de 0,4%).

Selon le commissaire européen aux finances, Joaquim Almunia, "les mesures de stabilisation du marché financier, l'assouplissement des politiques monétaires et les plans de relance économique nous permettront d'enrayer la détérioration de l'économie cette année et de créer les conditions d'une reprise progressive au cours du second semestre de l'année". Et le commissaire précise : "la mise en oeuvre efficace de ces
mesures doit constituer notre priorité".

Le chômage dans la zone euro atteindrait 10,2% en 2010 (plus fort taux depuis la création de l’espace monétaire unifié). Dans certains pays, l'envolée pourrait être spectaculaire, toujours selon la Commission. En Espagne, le chômage devrait passer à 18,7% de la population active, contre 8% fin 2006. En France, il devrait monter jusqu'à 10,6%.

Sous l'effet de cette dégradation, et des dépenses liées aux plans de relance, Bruxelles prévoit une croissance des déficits publics, qui atteindraient 4,4% du PIB l'an prochain, en moyenne.

Plusieurs dirigeants européens estiment que les objectifs du Pacte européen de stabilité et de croissance doivent être respectés malgré les
plans de relance. C’est notamment le point de vue du gouvernement allemand, partagé par celui des Pays-Bas.

Quels que soient les cadrages bugdégaitres finalement retenus, les Européens convaincus peuvent difficilement se contenter d’une simple
coordination des plans nationaux. D'autant qu'elle semble difficile. Pour les partisans d’une Europe politique, un gouvernement économique fédéral devient nécessaire urgemment. C'est aussi une question démocratique. Les candidats de juin prochain poseront-ils cet enjeu clairement ?

En tout cas, si l’Europe ne se construit pas plus solidairement, elle risque d’en payer le prix fort. Et les nationalismes ne régleront rien.

Laurent Watrin

Écrit par eurocitoyen | Lien permanent | Tags : europe, crise, avenir, fédéralisme, démocratie | |  Facebook | | |

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