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10/05/2009

Mise au point sur... la liberté

Samedi 9 mai, à Metz, bel épisode de la pensée politique en formation.

Pensée collective et parole partagée, à l'occasion de la Convention européenne du Modem sur le thème : "l'Europe protège nos libertés".

L'espace judiciaire intégré européen est déjà une réalité, comme l'ont expliqué très clairement les juristes présents à la tribune, parmi lesquels Raphaël Vuitton, candidat Modem Grand Est pour les élections du 7 juin. L'Europe n'est pas seulement un marché, c'est aussi et d'abord une communauté de valeurs, comme l'a rappelé le député européen Gérard Deprez. Notre ami belge, membre du Parti Démocrate Européen (PDE) a souligné l'article 2 du Traité de Lisbonne précisant les principes de l'Etat de Droit et de la démocratie qui nous guident.

L'Europe protège nos libertés et, aujourd'hui, même dans l'Italie de Berlusconi, la presse et les médias ne sont pas aussi soumis aux directives du pouvoir qu'en France, comme l'ont exprimé François Bayrou et Jean-François Kahn (tête de liste aux élections européennes du 7 juin).

A titre personnel, j'ai exprimé, brièvement, les difficultés que les journalistes rencontrent dans leur métier aujourd'hui. C'est une réalité. Une majorité de confrères consciencieux, qui distinguent l'information de la comm' et de la pub, considèrent que ce métier est lourdement destabilisé sur ses bases et dans sa philosophie même. L'époque n'est pas à la philosophie, je sais... Tant pis. Parlons-en quand même. Le journaliste est un citoyen curieux, qui peut avoir des convictions, et qui interroge la société. Le débat est son quotidien. C'est aussi sa source d'inspiration. Et nous ne sommes pas tous d'accord. C'est la démocratie.

Le fondateur du journal Le Monde, Hubert Beuve-Méry disait : "l'objectivité n'existe pas ; l'honnêteté, oui !".

Aujourd'hui, dans quelques écoles de journalisme, on enseigne le contraire ! Et dans bon nombre de médias, on ne pense même plus, et on n'a même plus les moyens de la critique, du débat, de la distance...

L'honnêteté, c'est pourtant ce que propose le modèle de la presse libre aux Etats-Unis (on trouve parfois de bons exemples chez nos frères américains). Là-bas, un journaliste "encarté" déclare son appartenance à un courant d'idées (ah, les idées !). Ainsi, il est identifié, il n'y a pas d'ambigüité. Ce n'est pas un frein à son métier. Cela s'appelle l'honnêteté. Et ça fait partie de la démocratie et du pluralisme.

Après mon assertion, à Metz, j'ai reçu des marques de sympathie. Mais aussi une interpellation, de la part d'un... confrère. Ce journaliste voisin m'interpelle : "mais vous ne pouvez pas dire ça à une tribune politique, comme ça ! Le métier de journaliste, c'est un métier à part". Je lui pose la question : "à part de quoi ?". Pas de réponse...

Alors, j'ai pensé à Tocqueville, qui imagina, en son temps, l'émergence de la démocratie moderne : "la liberté est la première de mes passions". Les philosophes des Lumières, comme Tocqueville et Montesquieu, penseurs assidus de la séparation des pouvoirs, ont montré la voie il y a plus de deux cents ans.

En démocratie, une personne libre - quelle que soit sa fonction dans la société - a le droit d'exprimer librement ses opinions. J'assume les miennes et j'affirme que le projet du Mouvement Démocrate est - aujourd'hui, selon moi - le meilleur garant de cette liberté.

Laurent Watrin

(PS : merci à tous ceux qui m'ont témoigné leur soutien, même s'ils ne sont pas tous d'accord avec mes idées)

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