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23/06/2009

La tactique du gouvernail

Le discours solennel du chef de l’Etat devant le Parlement,

réuni en Congrès à Versailles, navigue en plein consensus

 

Les eaux montent. Le fleuve de la crise grossit et Nicolas Sarkozy choisit de pagayer pour rester au milieu du courant. « Ayons le courage de changer », dit le chef de l’Etat. Mais il tempère le cap de la réforme. Pas question de remettre en cause la suppression des postes de fonctionnaires et la limitation des impôts. En revanche, tout licencié économique doit pouvoir bénéficier d’un an de salaire pour se former. Le dispositif du contrat de transition professionnelle (CTP) devrait donc être étendu selon la volonté présidentielle.

 

« Je ne ferais pas la politique de la rigueur », déclare le président de la République, qui souhaite un emprunt national pour financer les investissements. Le déficit est donc possible - et même bénéfique - à condition de favoriser la production et le travail. Le tout dans une perspective de développement durable. A Versailles, le chef de l’Etat qui voulait aller "chercher la croissance avec les dents" n’a pas montré les crocs. Le mot « croissance » est oublié. Discours « habile mais un peu vide » note le député PS du Doubs Pierre Moscovici.

 

Tout ça pour ça...

 

« Nous ne gaspillerons pas un euro d’argent public », dit Nicolas Sarkozy. La promesse vaut sans doute pour plus tard. Car le Congrès de Versailles a coûté plus de 400.000 euros. "Un petit plaisir un peu cher" pour notre "Roi Soleil", ironise le député PS de Meurthe-et-Moselle Hervé Féron. François Bayrou considère que le chef de l’Etat vient d'exprimer un catalogue de campagne présidentielle. La rupture revisitée...

 

On attend les prochaines mesures du gouvernement remanié. Et l’on espère un débat constructif. Dans une "démocratie apaisée", on s'écoute et on se respecte, et "personne ne détient seul la vérité", affirme Nicolas Sarkozy. Chiche ! Le gouvernail tranquille plutôt que le passage en force des rapides ? Avec un peu de chance, les parlementaires vont pouvoir enfin suivre le rythme des projets de loi futurs.

Écrit par eurocitoyen | Lien permanent | Tags : sarkozy, bayrou, économie, crise, ps, modem, ump | |  Facebook | | |

Commentaires

400 millions d’euros ????

Henri Krazuki, sort ce corps !

Écrit par : Raph | 23/06/2009

Ma langue monétaire a effectivement fourché. Voilà, c'est rectifié ! Glurps. Enfin, c'est vrai que c'est quand même cher pour si peu. Mais avec l'emprunt populaire, tout ira bien comme l'ont déjà éprouvé par le passé Guy Mollet, VGE, Fabius...

Écrit par : laurent | 24/06/2009

Des emprunts, l'État français en lance quotidiennement, ainsi que l'avait relevé F. Bayrou lors du Congrès (où il aurait pu le souligner s'il avait pris la parole...)

Il suffit de vérifier ici : http://www.aft.gouv.fr/

Écrit par : Raph | 24/06/2009

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