29 octobre 2009

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Un dessin signé Kat...

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28 octobre 2009

Une (in)certaine identité

Nicolas Sarkozy ne comprend pas "qu'on puisse hésiter à prononcer les mots : identité nationale française". Le chef de l'Etat manquerait-il d'intelligence ? Non. Sinon, il ne serait pas à la tête de la République. Mais si prononcer des mots, c'est une chose, leur donner du sens, c'est le rôle du politique.

En France, et en Europe, nous sommes quelques-uns à ne pas bien comprendre que certains responsables politiques veuillent encadrer et définir, sans hésiter, ce qu'est l'identité d'une Nation. Ce n'est pas un débat neuf. Et gardons-nous de faire un procès en extrêmisme à Nicolas Sarkozy, ce serait tomber dans un piège.

Personnellement, l'idée même d'identité de la Nation me semble caduque. J'ai peut-être tort. Mais c'est mon droit de citoyen de le penser. Je considère que mon identité n'est pas essentiellement liée à une appartenance nationale. Qu'il existe un inconscient collectif partagé, c'est sans doute une réalité. Mais cette réalité change avec l'Histoire.

L'identité moderne n'est-elle pas plutôt un espace personnel, complexe et changeant, où se mêlent nos origines sociales, une Histoire collective transmise ou perçue, nos influences culturelles (et l'uniformisation mondiale qui les conteste), nos rencontres, nos passions, mais aussi - et peut-être surout - nos espoirs et notre manière de se projeter dans le futur. 

La volonté politique de fixer l'identité nationale - sans hésiter - ne serait-elle pas une façon d'interdire aux citoyens de construire, démocratiquement, un avenir commun ? Ne serait-ce pas un réflexe de peur,  cette peur contre laquelle un Pape s'éleva naguère pour faire tomber des murs... ?

Laurent Watrin

27 octobre 2009

La langue du voisin et la crise

Je reproduis ici, avec son aimable autorisation, et avec quelques très légers aménagements, une analyse d'un ami démocrate. Cet article sur la nécessité de bâtir des communautés de langues partagées ne manquera pas de réveiller les commentaires de nos amis espérantistes.

Bonne lecture, bon débat et merci à Frédéric Le Jéhan !

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Il est chic de parler français". Ce slogan en vogue dans l'Alsace de la Reconstruction, libérée de l'annexion de fait à l'Allemagne nazie, a rempli son objectif. Le français est pleinement devenu la langue majeure en Alsace, maîtrisée aujourd'hui par presque tous ses habitants. Mais à cet enrichissement de la connaissance de la langue nationale, répond un appauvrissement, celui de la chute de la pratique dialectale corrélée à celle de l'allemand standard. Breton d'origine, je peux certes témoigner que  l'Alsace demeure sans doute la région française où la langue locale reste la plus ancrée.  Et cela d'ailleurs pour une large part, car l'allemand demeura privilégié de 1871 à 1918 au sein du Reichsland. La IIIème République imposait à la même époque au sein de ses frontières la pratique d'une seule langue dans l'espace public comme à l'école pour les jeunes générations, au détriment de l'occitan, du breton, du basque, du corse, du flamand ou des patois français du Nord. Mais cet atout d'une persistance de la langue locale s'avère aujourd'hui en péril.

Si l'Alsace du début des années 2000 était la seule région française à connaître une situation proche du plein emploi (taux de chômage tombant à 4,8% en 2001), cela provenait pour une large part du grand nombre de ses habitants qui travaillaient en Suisse ou en Allemagne. La crise ou plutôt des crises successives sont survenues depuis. De nombreux frontaliers furent licenciés. Beaucoup moins ont été réembauchés ensuite par des employeurs de plus en plus dubitatifs devant la maîtrise d'année en année de plus en plus imparfaite du hochdeutsch par les Alsaciens. Les métiers ou postes concernés évoluent aussi et requièrent des compétences et qualifications souvent croissantes. En atteignant un niveau record de 8,4% au second trimestre 2009, le niveau de chômage alsacien se rapproche toujours plus de la moyenne nationale. Ces évolutions se révèlent extrêmement préjudiciables aux Alsaciens, qui disposaient jusqu'alors de l'atout de la pratique de deux langues pour leur mobilité. Cela devient même un véritable handicap, si l'on songe que l'espace compris dans un rayon de 250 km autour de Strasbourg englobe près de 25 millions de germanophones contre environ 6 millions de francophones, la mégalopole rhénane s'avérant beaucoup plus dense que les régions situées juste à l'Ouest ou au Sud des Vosges. Le problème de cette diversité linguistique ne se pose pas de manière aussi aigüe pour les actifs de la France de l'intérieur dans leur mobilité professionnelle.

Le paradoxe est qu'à l'heure des célébrations de l'amitié franco-allemande et des accolades à n'en plus finir sur le Rhin, ni l'intégration européenne toujours plus forte, ni la monnaie unique, ni même une jeunesse ouverte sur la diversité du monde n'empêche la frontière linguistique naguère dans les Vosges de se reconstruire progressivement le long de ce grand fleuve. L'obstacle à la communication tend à s'accroître au fil des ans. Rien n'est pourtant inéluctable. Certains pays, comme le Grand-Duché de Luxembourg tout proche, parviennent à faire vivre le bilinguisme (NDR : un jeune étudiant luxembourgeois parle régulièrement quatre langues, l'anglais étant le plus souvent additionné aux trois langues courantes du pays que sont le luxembourgeois, l'allemand et le français). D'autres ont su, comme l'Irlande ou Israël, raviver ou recréer une langue moderne.

Seule une politique publique très volontariste et une véritable prise de conscience des habitants pourrait endiguer le déclin de la pratique bilingue en Alsace.  Mais cela ne se fera pas par quelques mesures incitatives ponctuelles ou des "clins d'œil" au dialecte. L'inflexion d'une évolution sociétale lourde de long terme réclame une action forte systématique et déterminée. Elle ne peux reposer sur une minorité d'engagements individuels. Elle suppose au contraire de rendre sa légitimité à la langue allemande comme langue d'Alsace au même titre que le français. Le bilinguisme paritaire devrait être généralisé dans l'enseignement à tous les niveaux, quitte à faire venir de nombreux professeurs des pays germanophones et à développer d'ambitieuses formations nouvelles. Nul doute qu'une telle remise en cause ferait l'effet d'une révolution intellectuelle au sein de l'éducation nationale. D'autres régions de France pourraient d'ailleurs en bénéficier, dans l'esprit la récente évolution constitutionnelle. Il n'y a pas d'autre issue pour éviter que l'allemand ne soit de plus en plus concurrencé par l'anglais dans les choix de familles conscientes que cette dernière langue devra de toute façon être maîtrisée par leurs enfants.

J'avais en septembre 2008 écrit au Président Jacques Bigot pour lui suggérer de remplacer "CUS magazine" (NDR : le journal de la communauté urbaine de Strasbourg) par une revue entièrement bilingue de l'Eurodistrict : en vain, M. Bigot ayant jugé un tel projet "prématuré". En réalité, toutes les collectivités alsaciennes (Région, conseils généraux, communes...) devraient donner l'exemple en rendant symboliquement à la langue allemande la même place que le français dans leur communication institutionnelle. La préservation de la compétitivité, de la prospérité et la sauvegarde la richesse linguistique de l'Alsace nécessitent de telles actions. Il sera encore plus chic demain de parler français et allemand.

Frédéric Le Jehan
Ancien conseiller municipal
 et communautaire
de Strasbourg

 

24 octobre 2009

Achats sur internet : lacunes européennes

60% des achats réalisés en ligne dans un autre Etat membre seraient refusés. C'est ce que montre une enquête européenne auprès des consommateurs de l'Union qui ont tenté une transaction commerciale avec un vendeur dans un Etat voisin. Cette étude porte sur une centaine de produits (appareils photo, CD, livres, vêtements) et un total de 11.000 commandes.

Il y a deux motifs principaux de refus : ou bien le commerçant refuse l´expédition de l'article vers le pays de l´acheteur, ou bien les moyens de paiement transfrontalier font défaut.

Pour Meglena Kuneva, la commissaire européenne à la Protection des consommateurs, nous avons, en Europe, « la technologie nécessaire à un grand marché mais pas le commerce ».

La commissaire précise que la langue ne représente pas une barrière. Le frein principal résiderait plutôt dans le fait que le consommateur a des doutes - à juste titre - sur la protection de ses droits. Pour remédier à cette lacune, la Commission réfléchit à la création d'un cadre juridique applicable à tous les contrats au sein de l'Union. Le commerce électronique en Europe représente un volume annuel d'environ 106 milliards d'euros, selon le site neteco.com. Les consommateurs disposeraient ainsi de recours adéquats. Avec les nouvelles technologies, la simplification des règles transfrontalières devient nécessaire.

18 octobre 2009

Une « cagnotte » ? Oui, mais pour tout le monde !

 

Trois lycées de l’Académie de Créteil (Val-de-Marne) expérimentent une « cagnotte » destinée à faire venir les élèves en classe. Le principe : donner de l’argent aux élèves pour qu’ils viennent en classe. Objectif : éviter l’absentéisme. L’idée a été imaginée par Martin Hirsch, Haut Commissaire à la Jeunesse. Même si la mise en oeuvre reste à définir, cette expérience de « cagnotte » aborde de façon plutôt perverse la question de la nécessaire autonomie matérielle des personnes. L’autonomie de l’existence est une condition du vivre-ensemble.

 

La valeur « travail », tarte à la crème de notre modèle économique, finit par résumer l’Homme à sa seule condition de rouage fonctionnel du système. Nicolas Sarkozy avait promis à ses électeurs qu’ils pourraient « travailler plus pour gagner plus » ; Martin Hirsch invente le slogan qui dit aux jeunes : « gagnez de l’argent grâce à l’école ». Et le chef de l'Etat aurait émis quelques réserves sur l'idée elle-même... Aller à l’école, pour quoi faire ? Pour quel projet ? Dans quel but ? La "cagnotte" répond-elle à ces questions ? Evidemment, non. L’école doit répondre à une ambition qui n'est pas uniquement de l’ordre du mérite et de la compétition. La compétition, validée par l’argent gagné, est devenue la valeur suprême du modèle économique qui résiste à la remise en cause.

 

Le vivre-ensemble ne repose pas sur la concurrence des personnes. Il est fondé sur la concurrence des projets, laquelle vient du dialogue entre les personnes. Comme le dit très justement Albert Jacquard, « apprendre la citoyenneté, c’est prendre conscience du besoin de l’autre pour devenir soi » (1). Aucune « cagnotte » scolaire ne peut suffire à répondre à cet enseignement de la citoyenneté.

 

Dans notre système économique, des millions de familles – c’est une réalité – sont plongées dans le désespoir social et le désarroi matériel : elles glissent vers cette pente naturelle qui s’appelle l’apât immédiat du gain. Pour survivre. Pour satisfaire les besoins urgents. La « cagnotte » peut s’avérer efficace, de ce point de vue. Et après ? Méfiance : la cagnotte est une drôle de carrotte qui peut vite se retourner en bâton sur ceux qui l’ont imaginés. Mettons-nous à la place de l’élève démotivé (nous en avons tous un souvenir personnel) : si je reçois un peu d’argent pour venir  l’école, je peux m’en satisfaire. Mais cela ne me donne ni l’assurance d’un avenir, ni celle d’un espoir de reconnaissance ou d’une transmission de savoir utile. Où est l’estime de soi ? Les conséquences de cette expérience « cagnotte » risquent de s’avérer désastreuses.

 

Il est intéressant de noter que cette « cagnotte » lycéenne procède du même état d’esprit que le RSA : il s’agit de remettre les gens au travail. Quelle est son efficacité sociale ? A France Telecom, l’évolution des métiers et les méthodes nouvelles pour mettre les gens au travail entraînent un mal-être si grand, pour une large partie des salariés, que certains travailleurs – même payés convenablement – se sentent déshumanisés, dépossédés de leur initiative et, finalement, d’eux-mêmes. Quand on demande à un juriste de passer à une fonction de télémarketing, c’est une catastrophe pour la personne. La « cagnotte » risque de s'avérer non seulement inefficace, mais elle peut même contribuer à détruire le lien social. Ce système peut produire un « homme sans qualités », au sens où l’entend Robert Musil.

 

Pour sortir de cette spirale infernale, il vaudrait mieux ré-humaniser le rapport à l’argent. Remettre l'argent à sa juste place, en instaurant, par exemple, un revenu d’existence : une base matérielle pour chacun, durant toute la vie, quelle que soit son activité et sa situation sociale. Nos voisins allemands ont lancé le débat. Pourquoi pas nous ? Alors, une « cagnotte » ? Oui, mais pour tout le monde et sans condition. Le rôle de la personne sera ainsi mis en valeur, de façon plus morale et moins marchande.

 

 

(1) Albert Jacquard, « Nouvelle petite philosophie », entretien avec Huguette Planès (Ed. Stock, 2005 – disponible en collection Poches)

17 octobre 2009

Les Verts et le système binaire

Les Verts de Poitou-Charentes ne feront pas liste commune au premier tour pour les élections régionales. Les écologistes de cette région ont choisi, démocratiquement, l’autonomie pour faire campagne pour le scrutin de mars prochain.

 

L’assemblée régionale des Verts de Poitou-Charentes, réunie à Niort, ce samedi 17 octobre, s’est prononcée à 92,9%, suivant l’idée impulsée par le conseil national des Verts, adoptée le 27 septembre.

 

La présidente PS de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, s’est donc heurtée au même refus déjà essuyé par d’autres leaders socialistes en région (Aquitaine, PACA notamment). Et le mouvement devrait suivre ailleurs : le PS n’aura pas le soutien des Verts au premier tour.

 

Les Verts (et leur démocratie complexe), associé à la mouvance Europe-Ecologie, sont en train de reproduire la dynamique des élections européennes : une base partisane verte et des associations ouvertes pour une alternative...

 

... mais, ancrée plutôt à gauche ! 

 

Car le CNIR, le parlement national des Verts, a voté, à l’unanimité, le 27 septembre, une motion sur le "rassemblement de la gauche et des écologistes" au deuxième tour des régionales. Une motion, minoritaire, avait même proposé de barrer la route à toute alliance avec le MoDem. Ce texte a été retiré au dernier moment.

Chez les amis de François Bayrou, où le centrisme est devenu un mot-valise, on se cherche toujours. Les choses ne sont pas clarifiées, estiment une partie des Verts, et bon nombre de Socialistes qui aimeraient s'appuyer sur une frange démocrate. La clarification est également réclamée à l’intérieur du MoDem : les hypothèses avancées, par exemple, par Corinne Lepage, pour travailler avec Europe Ecologie, n’ont pas encore été suivies d’effet.

En attendant le Congrès national du ModeM, début décembre, l’hésitation est visbile : l’autonomie du Mouvement Démocrate au premier tour n’est pas gagnée dans toutes les régions. Faute de ligne nationale claire. Et le second tour risque de reproduire ce que les démocrates ont vécu lors des élections municipales : un coup à droite, un coup à gauche.

Cet épisode a fait perdre beaucoup de voix au MoDem. Aujourd’hui, les meilleurs sondages donnent les listes amies de François Bayrou, Marielle de Sarnez, Corinne Lepage et autre Jean-Luc Benhamias, à un niveau de 7 ou 8%. A l'inverse, la dynamique écologiste est créditée de 15 à 20%. 

Faut-il se déterminer avant le second tour, sur la ou les alliances possibles, partout en France ? Ou bien faut-il déterminer des alliances de projets, quelles que soient les étiquettes des parties prenantes à ces alliances ? Malheureusement, il semble que les électeurs ne soient pas en mesure de comprendre l'intérêt de sortir du système binaire, tel que le propose le MoDem. Et à ce jeu-là, les Verts sont - pour l'instant - gagnant.

Laurent Watrin

16 octobre 2009

Une école de la citoyenneté ?

"Vers une école de la citoyenneté ?"

 
Café citoyen à Metz, ce samedi 17 octobre, au café Jehanne d'Arc, place Jeanne d'Arc, à partir de 15h
Voir les flyers ICI

Normalisation...

Didier Lombard est-il humain ? Oui, sans doute. Un peu comme tout le monde, finalement. De loin, le PDG de France Telecom considère que les salariés de son entreprise sont des personnes respectables, avec des vies normales. Mais l'application qu'on demande à Didier Lomabard de mettre en oeuvre consiste à dire aux salariés de l'entreprise qu'il dirige, grosso modo, ceci : "merci d'être vous-même, mais, là, tout de suite, l'entreprise n'a plus besoin de votre personnalité, alors, soyez sympa, arrêtez de vous impliquer  et faites ce qu'on vous demande, tout se passera bien". C'est difficle d'être un dirigeant d'un sytème dont l'objectif (quel mot formidable) consiste à appliquer des procédures. Logique privée, logique publique, peu importe. C'est la normalisation qui compte. Un marchand de soupe qui ne tient pas compte des légumes  finit par vendre quelque chose qui ressemble à de la mort aux rats. Et quand les hommes se confondent avec les rats qui mangent la soupe, ça finit par faire déborder la casserole sur le feu.

Ce jeudi, un ingénieur de France Telecom s'est donné la mort, chez lui. D'après des informations concordantes, cet homme avait récemment écrit une lettre, dans laquelle il évoquait un poste pour lequel il était candidat. Sa candidature n'avait pas été retenue.

Dans la compétition, une donnée essentielle prime : la normalisation. La preuve - a posteriori - par le verbe hiérarchique : "c'est une terrible nouvelle, que je redoutais", déclare le numéro deux de France Telecom, Stéphane Richard.

La normalisation, quand on est un fonctionnaire (public ou privé) du système, c'est ce qu'on redoute, et que finalement l'on ne fait que constater, avec un peu de distance et de... communication. Le courage de changer les choses, "on" le laisse à d'autres. Plus tard. Peut-être. Vague espoir.

Je sens que je vais me faire "épingler" (normaliser ?) par ma propre hiérarchie, moi qui ne suis qu'un petit "journaliste de proximité" (curieuse expression entendue récemment). Mais je vous dois une confidence : hier matin (mercredi), quelques heures avant la terrible nouvelle à France Telecom, nous avons été, mes collègues et moi-même, alerté par la venue en Lorraine de M. Lombard. Sans doute un sujet d'actualité en perspective. Nous avons été tenté de "creuser" l'information, comme on dit dans le jargon ; aller poser quelques questions au PDG de France Télécom. Eh bien, ce mercredi matin, la réponse "normalisée", appliquée à nous autres "petits journalistes", fut celle-ci : "non, il y a autre chose dans l'actualité". A ce moment-là, nous ne savions pas que Nicolas Sarkozy se rendait ("par surprise") à Metz.

Cher ami (mot que j'aime bien), lecteur, auditeur, je vous salue,

avec ma compassion pour les familles dans le désarroi, à France Telecom et ailleurs,

LW

13 octobre 2009

Education citoyenne ?

Que vous soyez "fils de Roi ou fils de rien" (joli poème du Breton Xavier Grall), imaginez donc ce que pourrait être une école de la citoyenneté !

C'est le sujet du prochain café citoyen de Metz, samedi prochain, 17 octobre. Comme d'hab', c'est au café Jehanne D'Arc, où les patrons jouent toujours aussi bien l'ouverture pluraliste. Rendez-vous à 15h pour des échanges non partisans où toute parole personnelle est respectée.

Si vous pouvez imprimer des papiers et faire tourner l'info, merci d'avance : les affichettes sont disponibles en cliquant ICI 

Et le mois prochain, ne manquez pas la semaine des cafés citoyens.

Génial !

Jean Sarkozy est "le fils d'un génie politique". Le mot est de Thierry Solère, vice-président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine. L'élu local francilien estime donc "normal" que le fils du chef de l'Etat soit "précoce". Il était temps qu'un défenseur éclairé vienne au secours du pauvre Jeannot, 23 ans, génie précoce qui a juste un peu de mal à suivre des études de Droit. Mais c'est un peu normal, il est très occupé. Et bientôt, il le sera encore plus avec la présidence du conseil d'administration de l'Etablissement public du quartier d'affaires de la Défense, qui gère des milliards d'euros, dans ce tranquille département des Hauts-de-Seine, où la taxe professionnelle continuera à rapporter gros même après la réforme.

Ne soyons pas bêtement ironique, ni frondeur inutilement !

L'idée du génie précoce transmis de père en fils, ça se tient, surtout chez les proches des Sarkozy, qui pensent que l'inné prime sur l'acquis. D'ailleurs, Thierry Solère le dit : "ce n'est pas étonnant, si vous êtes le fil de Zidane, que vous jouiez bien au foot" ! Admettons. Mais, dans ce cas, ce n'est pas la peine que Sarkozy père rappelle, dans son discours sur la réforme des lycées, que l'origine de ces établissements scolaires (en 1802) marquait "la fin des privilèges de la naissance". Mais, ça, c'est le génie de la communication.

L.W.

 

 

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