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23/02/2010

L’usure psychique des citoyens

« Nous sommes dans une situation pré-insurrectionnelle ». Un propos de François Bayrou. C’était avant l’élection présidentielle. Le candidat béarnais se faisait alors traiter de « Le Pen light » par Alain Minc... Trois ans plus tard, à l’approche des élections régionales, le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, fait écho à François Bayrou. Concrètement. Rapport à l’appui. Tendance lourde exposée dans son bilan 2009, qui vient d'être remis à Nicolas Sarkozy.

Le médiateur de la République (qui compte 5 délégués en Lorraine) est cette Institution qui peut être saisie par tout citoyen mécontent de l’Administration, avec un grand A qui ressemble si souvent au désespoir. L’an passé, près de 76.300 réclamations enregistrées à travers la France. C'est une hausse de 16% par rapport à 2008. Plus de la moitié des demandes ont été "traitées". Le médiateur de la République favorise le règlement des litiges à l’amiable.

Ces « dossiers » montrent le désarroi du peuple.

Jean-Paul Delevoye y perçoit une « société en tension et en usure psychique ». Selon l’ancien ministre de la Fonction publique (sous Jean-Pierre Raffarin), la citoyenneté est en danger car, partout, « la qualité des rapports humains se dégrade avec des montées d'agressivité ». Selon Jean-Paul Delevoye, il est urgent de reconstruire un « vivre ensemble ». Les citoyens se sentent « ballottés » par « d'incessants changements censés les avantager », dit-il - allusion claire aux réformes multiples -. Les citoyens sont aussi désorientés par un « vertigineux empilement de lois et de règlements » - critique frontale contre l’inflation législative dénoncée jusque sur les bancs parlementaires de l’UMP. Le rapport de Jean-Paul Delevoye ne doit pas être caricaturé. Le médiateur souligne une double douleur sociale : les fonctionnaires, qui ont du mal à faire leur travail, souffrent autant que les citoyens perdus ! La situation économique et sociale creuse évidemment le malaise.

delevoye.jpgInterrogé par le journal Le Monde, le week-end dernier, Jean-Paul Delevoye estime à « 15 millions le nombre de personnes dont les fins de mois se jouent à 50 ou 150 € près ». Extrapolation ? Lepénisation light, comme dirait Alain Minc ? Non, bien sûr ! Il suffit de lire les études statistiques sur le chômage et les divers rapports des associations, quelles que soient leurs affinités politiques. Et puis il faut « sentir le pays réel », aller à sa rencontre pour comprendre ce que dénoncent les services de Jean-Paul Delevoye.

Plus que jamais, la politique a besoin de sens et de projets d’espoir. Plus que jamais, il faut de la volonté et de la compréhension, et cet élan vers l’Autre, avec un grand A pour remettre sur pied et à sa juste place l’administration du pays. Cet élan, des candidats aux élections régionales le portent. Premier tour : le 14 mars.

Écrit par eurocitoyen dans Edito | Lien permanent | Tags : médiateur, delevoye, bayrou, société, élections, citoyens, confiance, souffrance, espoir | |  Facebook | | |

Commentaires

Hélas... Selon mes estimations nous aurons 16 millions de pauvres (au sens européen/international du terme) fin 2010...

200,000 de plus tous les mois !

:-((

Écrit par : Jacques-Henri | 24/02/2010

Bonjour. Espérons que nous allons souvent voir:)

Écrit par : candy custom software development | 02/03/2010

Les commentaires sont fermés.