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24/07/2010

Les travailleurs lorrains encaisseront les mesures de crise au Luxembourg

La prochaine rentrée entraînera des coupes sévères dans le budget familial de plusieurs milliers de Lorrains qui travaillent au Luxembourg.

Le parlement du Grand Duché vient d'adopter un projet de loi qui supprime certains avantages fiscaux et prestations sociales destinés aux salariés.

Les Luxembourgeois sont les premiers touchés par ces mesures de crise.

Les frontaliers - près de 70.000 Lorrains sont salariés au Luxembourg - sont cependant les plus pénalisés, si l'on considère le volume d'argent que représentent ces mesures.

Jusqu'à maintenant, les bourses d'études, versées pour un enfant de plus de 18 ans, bénéficiaient à tous les employés des entreprises luxembourgeoises. Dorénavant, les parents devront résider dans le pays depuis plus de 5 ans. Cette suppression représente 6.000 euros par an et par enfant.

L'allocation de rentrée scolaire est supprimée. Même chose pour les allocations familiales à partir de 18 ans. Pour un couple avec deux enfants, cela signifie une perte d'environ 600 € par mois.

Autre coupe sombre : la réduction de moitié des frais de déplacement. Dur à supporter pour les transfrontaliers les plus lointains (certains font la route Nancy-Luxembourg tous les jours).

Les nouvelles dispositions seront encore plus rudes pour les salariés qui touchent le SMIC luxembourgeois (1800 € par mois).

Le syndicat chrétien LCGB, pro-européen, particulièrement en alerte sur les questions sociales transfrontalières, dénonce des mesures "inéquitables".

Ces mesures d'austérité et de rigueur chez nos voisins du Luxembourg doivent entrer en application en octobre 2010. 

Écrit par eurocitoyen dans Edito | Lien permanent | Tags : luxembourg, lorrains, crise, allocations, europe, syndicat, familles, transfrontaliers | |  Facebook | | |

Commentaires

Salut Laurent,
Merci pour l'article qui pointe des aspects assez peu connus en France.

Pour précision, la condition de résidence (5 ans) pour pouvoir bénéficier de l'aide financière pour études supérieures (6500 EUR de bourse et/ou 6500 EUR de prêt) semble ne pas être applicable aux étudiants ressortissants de l'UE, de l'EEE, ou de la Suisse.

Il suffira pour eux d'être membre d'une famille d'un travailleur (salarié ou non) ou travailleurs eux mêmes.

Il n'y a donc pas de changement, sur ce point, par rapport à la situation antérieure.

Sur le sujet : voir l'article 1er de la loi du 26 juillet, qui modifie l'article 2, sous b) de la loi du 22 juin 2000 : http://tiny.cc/lczg7

A noter également, dans ce contexte, la suppression de la prime d'encouragement, versée antérieurement à la fin des années d'études. Celle-ci faisant double emploi avec les bourses, elle a été supprimée en contre-partie d'une augmentation du montant des bourses.

Écrit par : Raph | 31/07/2010

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