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03/10/2010

Le gouvernement expérimente deux nouvelles allocations pour les jeunes. Mais pourquoi ne pas tester le revenu d’existence pour tous ?

 

En plein débat sur la réforme des retraites, et tandis que le chômage de longue durée continue de progresser, le gouvernement réaffirme sa volonté d’aider les jeunes à entrer sur le marché du travail.

 

Sur la lancée de ce qu’a élaboré l’ancien Haut Commissaire aux solidarités actives, Martin Hirsch, le ministre de la Jeunesse, Marc-Philippe Daubresse, vient de lancer, dans le cadre du budget 2011 de son ministère, les nouveaux dispositifs et allocations spécialement destinés aux jeunes.

 

Le plan national Agir pour la jeunesse est fondé sur un mot clé : autonomie. Mais s’agit-il vraiment de cela ?

 

Mesures et moyens

 

L’extension du RSA (revenu de solidarité active) aux moins de 25 ans, en vigueur depuis le 1er septembre 2010, est confirmée. Mais les jeunes ne peuvent en bénéficier que s’ils ont travaillé deux ans au cours des trois précédentes années…

 

Le service civique volontaire, après avoir été expérimenté localement, est élargi : 8.000 jeunes déjà inscrits fin septembre. 10.000 recrues prévues cette année. L’Etat et ses partenaires (collectivités, associations) embauchent des personnes de 16 à 25 ans dans des missions d’intérêt général, à temps partiel, pour quelques centaines d’euros par mois.

 

Deux nouveaux dispositifs sont testés, l’année prochaine, dans plusieurs territoires. Ces nouvelles allocations d'insertion visent deux publics : les jeunes peu qualifiés en grande difficulté d’insertion et les jeunes diplômés de licence qui sont au chômage depuis au moins 6 mois. L’expérience concerne 10.000 jeunes.

 

Des nouvelles allocations vers l’autonomie ?

 

Pour les jeunes peu qualifiés, le gouvernement annonce le RCA : Revenu Contractualisé d’Autonomie.

 

Le RCA est un revenu mensuel de 250 euros, versé pendant deux ans à des jeunes de 18 à 25 ans, cumulable en partie avec un salaire si cerlui-ci ne dépasse pas le SMIC. Condition pour toucher ce RCA : s’engager à rechercher activement un emploi ou à suivre une formation.

 

Une autre forme de RCA est par ailleurs prévue pour les 18-25 ans qui cherchent un emploi depuis au moins 6 mois et qui sont titulaires d’une licence ou plus. En contrepartie d’une allocation mensuelle garantie pendant un an, le jeune devra s’engager dans le parcours d’accompagnement renforcé mis en place par l’Apec (association pour l'emploi des cadres).

 

Ce RCA est critiqué jusque dans les rangs de la majoriét présidentielle. Une mesure "d’assistanat", selon le sénateur UMP Christian Demuynck). Au Modem, le député européen Jean-Luc Benhamias dénonce un dispositif minimaliste. L'allocation d'autonomie est une demande de longue date de plusieurs organisations de jeunes et étudiantes. Pour l’UNEF, principal syndicat universitaire, marqué à gauche, les allocations annoncées ne répondent pas aux besoins.

 

Des soutiens confirmés aux « laboratoires » locaux

 

L’expérimentation fait aussi partie des possibilités des collectivités locales. C’est pourquoi le gouvernement confirme l’engagement de 25 millions d’euros pour les « laboratoires » régionaux qui expérimentent des projets pour la jeunesse. Le Ministre l’a annoncé à Lille. Ces mesures locales globalisent, en quelque sorte, l’offre nationale pour l’insertion des jeunes. Difficile d’y voir clair…

 

Et si une autre voie était plus simple ?

 

Les dispositifs s’empilent. Beaucoup d’acteurs ont du mal à s’y retrouver. L’autonomie des jeunes reste incertaine. Et la généralisation des mesures d’insertion paraît difficile à gérer, car sans doute trop coûteuse pour le budget national, dans les conditions de fiscalité actuelle.

 

Une autre piste pourrait être expérimentée pour tous : le revenu d’existence.

 

Inconditionnel, versé tout au long de la vie, quelle que soit la situation de la personne, ce revenu de base, ou allocation universelle, offre un réel pouvoir d’achat à tous ceux qui en ont besoin. Le revenu d’existence, que certains économistes préfèernt appeller «revenu citoyen », ouvre aussi la porte à une refonte générale et profonde de notre système fiscal et de nos mesures d’allocations. Selon ses partisans, comme l’association AIRE, l’expérimentation d’un revenu d’existence ne coûterait pas plus cher que l’ensemble des allocations actuelles versées dans le pays.

 

Pourquoi ce revenu inconditionnel n’a-t-il pas encore été choisi ?

 

Peut-être parce que la droite et la gauche préfèrent combiner les logiques d’assistanat et d’insertion, gérées par des dispositifs d’Etat coûteux, plutôt que de servir réellement l’autonomie et la liberté des personnes dans une économie ouverte où la valeur travail a bien changé.

 

Ø      « Revenu d’existence : une utopie ? »

Thème du prochain café citoyen de Nancy, vendredi 8 octobre 2010,

18h30 (à la MJC Pichon)

 

 

Écrit par eurocitoyen dans Blog | Lien permanent | Tags : revenu d'existence, jeunes, daubresse, service civil, économie, retraites, empoi, chômage, gouvernement, ump | |  Facebook | | |

Commentaires

Je vous remercie de votre site qui est vraiment utile et enrichissant au niveau informations

Écrit par : Mutuelle | 04/10/2010

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