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31/08/2011

Les associations qui aident les citoyens doivent-elles toujours tout accepter ?

Dans les Vosges, un président d’association démissionne parce qu’il ne veut plus cautionner le système du crédit à la consommation. Un brin alarmiste, Didier Agusti pense que « la cocotte minute va sauter ». Ce militant associatif passionné vient de lâcher la présidence de Cresus Vosges. Une façon de dire au gouvernement « ça suffit », un peu à la manière du fondateur du Samu Social, Xavier Emmanuelli.

L’association Cresus aide les personnes en situation de surendettement. Son président démissionnaire est parti parce qu'il considère que la loi Lagarde, entrée en vigueur en mai, ne permet pas d’éviter le surendettement, contrairement à ce que réclamaient les plus militants des responsables associatifs.

De son côté, la nouvelle présidente de Cresus-Vosges pense que, même si la loi est imparfaite, il faut bien l’appliquer. Et de toute façon, la réglementation "améliore la situation des surendettés" car elle permet de figer les "dettes tout de suite" et "de les étaler".

Les deux bénévoles de la même association n’expriment pas de différences profondes sur ce qui existe. Grosso modo, l’un et l’autre constatent la même chose. Chacun exprime simplement ce qui lui permet de se regarder dans la glace, ou pas. Question de point de vue donc. De ressenti.

L’UFC Que Choisir adopte une position médiane. L’association de défense des consommateurs souhaite une évaluation des nouveaux dispositifs.

En Lorraine, 5.658 dossiers de surendettement sont enregistrés à la banque de France, à la date du31 juillet 2011(+ 7% sur un an). La tendance à la hausse se maintient…

Doit-on reprocher à un ancien président d’association d’exprimer une colère contre un système qui peine à se réformer en profondeur ?

Peut-on imaginer instaurer en France une prévention du surendettement ?

Est-il possible de responsabiliser les gens et ceux qui les appâtent sans honte avec la loi du fric ?

La Belgique l’a fait. Pourquoi pas nous ? Bien sûr, chez nos voisins aussi, il y a des failles. Mais l’effort politique est possible.

Il est étrange de voir que les publicités pour les organismes de crédit à la consommation - qui sont des succursales juteuses de nos bonnes vieilles banques -  repartent de plus belle, en mettant en avant la fameuse loi votée cette année.

Écrit par eurocitoyen dans Actualités, Blog, Edito | Lien permanent | Tags : surendettement, cresus, argent, banque, lagarde, consommation, crise, pauvreté, lorraine, banque de france | |  Facebook | | |

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