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11/02/2012

Ce que les sondages politiques nous disent (ou pas)

Les campagnes électorales multiplient les sondages. La France prise cette compétition du miroir des opinions.

Depuis quelques mois, il ne se passe pas une semaine sans connaître la croyance de l'opinion sur les candidats à la présidentielle de 2012 et sur les fameuses "intentions de vote" des électeurs français.

Il y a deux grandes sources de sondages politiques : les médias et les candidats eux-mêmes.

Les sondages les plus répandus sont achetés par les médias. De manière générale, la presse, la radio, la télévision, et les sites internet associés, posent des questions plutôt simples, dont la liste est limitée pour ne pas gonfler la facture.

Une question sur un panel de mille personnes est vendue, en moyenne, entre 1.000 et 3.000 euros, selon la période et l'institut de sondage. Un sondage qui tente d'analyser la structure d'un vote de façon fiable peut donc atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Les médias répètent les mêmes types de sondages d'opinion afin de produire des analyses durant toute la campagne. Cette répétition permet la crédibilité - ou son illusion. Que se passerait-il, en effet, si les sondages variaient trop souvent ou devenaient trop complexes dans leur champ de question ? Les résultats n'auraient plus de sens pour les commentateurs au long cours... Ce serait risquer de noyer le poisson plutôt que de le ferrer.

Certes, il y a bien de temps en temps un piment dans la sauce. Comme ce sondage iconoclaste, "révélé", en décembre 2011, par le Journal du Dimanche, qui mettait en scène un candidat méconnu.

Il arrive que les candidats eux-mêmes transmettent (gracieusement) leur sondage à la presse. Quand cela peut servir leur stratégie de campagne. Forcément. Mais, la plupart du temps, les partis et les directions de campagne électorale préfèrent garder le secret de leurs propres commandes car leurs questions orientent précisément leur stratégie de communication et les thèmes de leur campagne.

Dans une catégorie (médias) comme dans l'autre (candidats), les limites des réponses sont donc assez convenues. Et dans tous les cas, le sondage n'est qu'un léger reflet instantané de ce que veulent bien lâcher les volontaires.

En effet, aucune étude d'opinion n'affiche le nombre des personnes ayant refusé de répondre aux questions, ni la quantité de sondés ayant jeté l'éponge avant le terme des questions. En politique-fiction, les exclus ne comptent pas.

Si vous ajoutez le nombre de personnes qui répondent n'importe quoi (j'ai testé avec joie), les indécis et les "sans opinion", cela fait du monde dans la marge d'erreur !

Mais, alors, comment se fait-il que les sondages s'approchent parfois de la vérité ? Poser cette question pourrait faire un sondage amusant.

Laurent Watrin

Écrit par eurocitoyen dans Actualités, Blog, Edito | Lien permanent | Tags : sondages, campagne, présidentielle, 2012, candidats, bayrou, melenchon, le pen, sarkozy, joly, poutou, dupont-aignan | |  Facebook | | |