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15/02/2013

La viande de cheval retrouvée dans du soi-disant « pur bœuf » met en lumière l’efficacité relative du système européen de traçabilité des aliments

Le consommateur européen doit pouvoir lire le contenu d’un produit sur son emballage.

Ce principe de transparence alimentaire découle d’une réglementation européenne de 2002. La traçabilité permet d’assurer, en premier lieu, la sécurité sanitaire des aliments vendus dans toute l’Union européenne. cheval,findus,traçabilité,agroalimentaire

Les plats cuisinés de l’industrie agroalimentaire multiplient les fabricants et les origines géographiques. Résultat : des risques de faille plus importants.

Pourrait-on limiter le nombre d’intermédiaires ? Non. Ce serait contraire à un droit fondamental de l’Union : la liberté de circulation des marchandises.

L’Europe impose des obligations pour l’étiquetage des produits afin d’apporter des garanties aux acheteurs et de satisfaire notre droit à l’information. Mais ce sont les autorités locales (nationales ou régionales) qui sont responsables des contrôles.

Les règles communes, appelées "Paquet hygiène", adoptées en 2004, reposent sur la responsabilité des producteurs et des fabricants, assortis d'une surveillance des autorités publiques. Autrement dit, le contrôle est « délégué » aux entreprises de l’agroalimentaire, en France, comme ailleurs.

Dans un communiqué, le syndicat français des inspecteurs en santé publique vétérinaire préconise "un juste équilibre (…) entre autocontrôles et contrôles officiels". Comme le reconnaît le ministre français de la consommation, Benoît Hamon, l’Etat ne peut pas contrôler tout, tout le temps.

Le consommateur n’est donc pas à l’abri d’une erreur ou d’une tromperie sur la marchandise.

Il est plus aisé de « tracer » son steak chez son boucher qui a l’obligation d’étiqueter l’origine de la viande. Mais il peut aussi s’avérer impossible de connaître la composition exacte des lasagnes proposées par son traiteur habituel. Les industriels, eux, ne sont pas obligés d'indiquer la provenance de la viande dans un plat cuisiné.

Dans le cas de la viande de cheval contenue dans les surgelés « pur boeuf » de la société suédoise Findus, il y aurait au moins sept intermédiaires à travers cinq pays membres de l’UE. Heureusement, il ne s’agit pas de crise sanitaire, comme dans le cas de la « vache folle ».

L’enquête, appuyée par la Commission européenne, pourrait mettre en évidence une fraude. Sanction prévue dans cette hypothèse : 37 500 euros d'amende et deux ans de prison.

La filiale française du groupe Findus a réagi en annonçant des tests ADN sur l'ensemble de ses lots contenant de la viande de boeuf avant de les commercialiser. Ce degré supplémentaire de traçabilité, décidé par l’entreprise elle-même, entraînera-t-il une hausse des prix ?

Le ministre français de l’agriculture, Stéphane Le Foll, a déclaré souhaiter un meilleur étiquetage des produits transformés. L’Etat peut imposer cette règle sans attendre une impulsion européenne. Les éleveurs français y sont d’ailleurs favorables, confortés par la tendance au « made in France ».

Le système européen de traçabilité offre en tout cas deux certitudes relatives : une faille (erreur ou fraude) est toujours possible et le consommateur a toujours le choix.

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Écrit par eurocitoyen dans Actualités, Blog | Lien permanent | Tags : cheval, findus, traçabilité, agroalimentaire | |  Facebook | | |

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