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18/02/2013

L'affaire du "cheval-boeuf" : le Droit et le choix

L'affaire de la viande de cheval étiquetée "boeuf" dans des plats cuisinés révèle les limites du contrôle des produits alimentaires. C'était le sujet du précédent article sur ce blog.

Quelles leçons peut-on en tirer du point de vue du système politique européen ? Notre démocratie repose sur des règles juridiques communes. On peut les contester, vouloir les améliorer, engager un débat démocratique à chaque nouvelle "affaire" qui heurte l'opinion.

En l'occurence, nous sommes face à une affaire de délinquance ordinaire qui fait surgir un vieux principe de l'économie : les intermédiaires ont vocation à prendre une marge sur la vente d'un produit final. Plus ces intermédiaires sont nombreux, plus les risques de fraude existent. Peut-on imaginer un système qui contrôlerait toute la chaîne ? Difficile de répondre par l'affirmative. Renforcer la traçabilité peut-elle supprimer le risque ? Non, mais elle permettrait de rendre plus transparent le choix du consommateur. Si la liste complète des intermédiaires était rendue obligatoire, le choix de l'acheteur serait mieux éclairé. Mais la part de doute sur le contenu du produit demeurerait. Entre le Droit et le choix, le citoyen doit toujours pouvoir se déterminer. La démocratie, c'est cela aussi.

Écrit par eurocitoyen dans Actualités, Edito | Lien permanent | Tags : cheval, boeuf, viande, europe | |  Facebook | | |

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