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14/03/2013

La ministre des PME moins ouverte que prévu à Nancy

Fleur Pellerin maîtrise les nouvelles technologies. Mais cela n'empêche pas les problèmes de communication.

En déplacement officiel à Nancy, ce jeudi 14 mars 2013, la ministre déléguée aux PME, à l'innovation et à l'économie numérique, a revu et corrigé son programme au dernier moment.

Résultat : beaucoup d'émotion chez les chefs d'entreprise qui attendaient "leur ministre" pour une table ronde constructive sur les difficultés concrètes des gérants d'entreprise "les mains dans le cambouis".

Après avoir accepté le principe de l'exercice, Fleur Pellerin s'est ravisée, semble-t-il sous la pression des élus. "Prioritaires", selon un chargé de mission du ministère.

La ministre remettra donc, comme prévu, des trophées aux femmes entrepreneures. Après une visite d'entreprise à Messein, Mme Pellerin discutera aussi avec élus, syndicats, et représentants consulaires. Mais la table ronde de la CGPME - maintenue - se déroulera sans la représentante du gouvernement. L'occasion d'évoquer les priorités liées à la politique économique du moment.

Sur tweeter, Fleur Pellerin a diffusé, lundi 11 mars, un message vantant les débuts du "crédit d'impôt compétitivité emploi". La ministre aurait pu confronter utilement le dispositif au point de vue des gérants d'entreprise. La table ronde risque de se résumer à une synthèse des griefs en cours.

A lire aussi : le récit de la visite ministérielle sur le blog du député PS Dominique Potier

- portrait -

Fleur Pellerin, ministre nouvelle vague

« 57 dossiers de préfinancement crédit d’impôt compétitivité emploi en cours de décaissement, déjà 300 dossiers déposés ». Message tweeter, lundi 11 mars, signé Fleur Pellerin. La ministre déléguée aux PME, à l’innovation et à l’économie numérique profite de sa maîtrise des réseaux sociaux pour relayer le travail gouvernemental.

Diffuse-t-elle personnellement ses tweets ? En tout cas, Fleur Pellerin, 39 ans, colle à son époque, connectée en permanence avec son équipe de travail.

La nomination de Mme Pellerin dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault tient autant à ses brillants titres qu’à son profil « nouvelle vague » : née en Corée du Sud, adoptée en France (elle ne parle pas coréen), bachelière à 16 ans, diplômée de l’ESSEC, avant de passer par Sciences-Po et l’ENA. Sa formation de technocrate l’amène à la Cour des comptes, en 2000, à l’âge de 26 ans.

Membre de l’équipe présidentielle de Lionel Jospin en 2002, Fleur Pellerin travaille depuis longtemps avec les socialistes. Elle adhère au PS en 2006, rejoint Ségolène Royal pour organiser, avec d’autres, la communication de la candidate pour la presse spécialisée. En 2011, Fleur Pellerin anime le pôle numérique pour la campagne de François Hollande.

Femme originaire d’Asie, la jeune spécialiste des nouvelles technologies symbolise, dès son entrée au gouvernement, la parité et la diversité. Un profil qu’elle a déjà rôdé à la présidence du Club du XXIè siècle, fonction occupée auparavant par Rama Yade et Rachida Dati. Ce côté « promotion diversité » vaut à Fleur Pellerin certaines critiques de l’opposition.

Mariée à Laurent Olléon, directeur adjoint du cabinet de la ministre de la fonction publique, Marylise Lebranchu, la jeune ministre « geek » se moque des commentaires : Fleur Pellerin met en avant sa nouvelle mission, « avec Arnaud Montebourg, c’est le redressement productif de la France ».

Tandis que le ministre Montebourg hausse le ton dans les industries en souffrance, Fleur partage discrètement sa fibre avec les « nouveaux acteurs ». Les dirigeants d’entreprise qui l’ont rencontré évoquent sa capacité d’écoute et sa connaissance des dossiers. Son prénom en coréen, « Jong-suk », signifie « femme parfaite »…

Ces derniers jours, la « mission Pellerin » se concentre sur la meilleure façon de diffuser la bonne parole du gouvernement vers les PME. Mais le - déjà célèbre - CICE, « crédit d’impôt compétitivité emploi », est présenté par certains analystes comme une « usine à gaz ». Pas de quoi étouffer « la fine Fleur » du gouvernement, qui continue de plancher sur les bénéfices de l’économie numérique. La ministre prépare un volet fiscal spécifique pour la loi de finances de 2014. Une future piste innovante pour redonner de l‘oxygène à l’économie française ?

Laurent Watrin

Écrit par eurocitoyen dans Actualités, Blog, Edito | Lien permanent | Tags : pellerin, pme, compétitivité, emploi | |  Facebook | | |

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