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25/04/2013

Barroso : de l'art de noyer le poisson

Il est sans doute le président de la Commission européenne le moins entreprenant, à l'heure où l'Europe aurait intérêt à mettre en oeuvre ses leviers d'initiative afin de dégager, avec force et cohérence, une vision politique capable de réconcilier les citoyens et les Institutions de l'Union.

La Commission européenne - c'est son job - peut proposer des pistes communautaires pour améliorer le sort des citoyens de l'Union. Que fait son président, José Manuel Barroso ? Il se contente de noyer le poisson.

Ce lundi 22 avril, devant un groupe de réflexion, à Bruxelles, le président de la Commission a expliqué : "le fédéralisme a toujours fait partie du projet européen". Mais le fédéralisme de M. Barroso "respecte" surtout la souveraineté des Etats. A quoi bon jouir d'une capacité à engager des débats communs et des projets de directive, si c'est pour respecter ce qui, justement, plombe un nécessaire fédéralisme apte à souder les citoyens européens ?

En fait, M. Barroso, qui reste avant tout attentif à la fameuse "confiance des marchés", se contente de rappeler l'objectif stratégique de l'Europe, établi pratiquement depuis le Traité de Rome (1957) : la prospérité (et la paix) dans l'Union.

La lutte contre le chômage revient, ainsi, comme une incantation. Incantion sans vision de la part du chef des commissaires européens, certes nommés par les Etats, mais garants de l'intérêt général des citoyens de l'Europe.

La zone euro affiche un taux de chômage de 12%. L'Espagne et la Grèce dépassent les 25%. L'Union, élargie bientôt à trente pays, montre des inégalités criantes que les politiques publiques peinent de plus en plus à réguler. Certaines régions d'Europe, comme la Lorraine, sont bien en dessous des niveaux productifs moyens de l'UE. Rapporté au PIB/habitant, la Lorraine, par exemple, montre un quotient de 83 sur une base 100 (statistique Eurostat).

Qu'attend M. Barroso pour exprimer la possibilité d'une alternative claire ? Les peuples ont le droit de choisir entre un fédéralisme avec un budget prélevé à la source citoyenne ou la fin du modèle européen et le retour aux Nations ? M. Barroso préfère entrentenir la confusion entre "fédéralisme" et "souverainisme". Le poisson pourrit toujours par la tête...

> A lire aussi : les difficultés du Fonds social européen (lien Euractiv)

Écrit par eurocitoyen dans Actualités, Blog, Edito | Lien permanent | Tags : europe, commission, barroso, fédéralisme | |  Facebook | | |

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