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03/07/2013

Faut-il supprimer le ministère de l'écologie ? Et d'autres ?

La question peut sembler déplacée. Pourtant, soyons réalistes et honnêtes.

L'ensemble de nos politiques publiques - européennes et françaises - sont aujourd'hui orientées vers le développement durable. La majorité des responsables de tous bords - et les chefs d'entreprise aussi - sont à la recherche d'un modèle économique moins gourmand en énergies et plus respectueux de l'environnement.

L'Europe - rappelons-le - est la région du monde la plus avancée sur la lutte contre le réchauffement climatique, bien que les Etats membres affichent, chacun de son côté, de fortes disparités d'action dans ce domaine. Par exemple, l'Espagne, où le soleil permettrait une explosion des énergies alternatives, n'a pratiquement pas avancé sur ce sujet. En Allemagne, la politique de coalition d'Angela Merkel permet de doper la transition énergétique chez nos voisins. La France n'a pas de leçon à donner.

Le développement durable n'est pas fait uniquement pour plaire aux abeilles et aux ours polaires menacés de disparition. Il s'agit bien de la survie de l'Humanité autant que des possibilités humaines - et donc politiques - de redistribuer les richesses produites à partir de la nature. L'économie réelle n'a pas d'autres formes de richesses. Le reste, c'est de la spéculation financière.

Revenons à la question : faut-il supprimer le ministère de l'écologie ?

Delphine Batho, ministre démissionnaire, paye sa liberté de parole.

écologie,batho,montebourg,barroso,fn,merkel,énergies,europeElle n'aurait pas dû exprimer publiquement son désaccord sur la baisse des crédits de son ministère, tout juste arbitrée par le premier ministre et le chef de l'Etat.

Sa démission est un symbole dans une politique de rigueur budgétaire. C'est aussi un mauvais signe pour les écologistes sous la domination du PS.

L'écologie, on le sait, traverse aujourd'hui tous les ministères. Si ces derniers étaient moins nombreux, on pourrait peut-être faire un peu plus d'économies et un peu plus d'écologie...

Si l'écologie et la transition énergétique sont effectivement des éléments porteurs d'activités nouvelles et d'emplois, allons jusqu'au bout de la démonstration : supprimons ce ministère en particulier et accélérons le développement durable partout ailleurs.

Un éclairage plus inquiétant n'aura pas échappé aux Européens sincères.

Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, reste à son poste. Il n'a pas été repris lorsqu'il a exprimé l'idée que José Manuel Barroso était "le carburant du Front National" en France. Mais quels sont les résultats de M. Montebourg à la table du Conseil de l'Union européenne en matière de production et de transition énergétique ?

On peut penser que M. Barroso est le moins fructueux des présidents de la Commission européenne depuis que cette institution dispose d'un réel pouvoir d'initiative communautaire. Mais un ministre qui pratique l'amalgame douteux par souverainisme franco-français n'est-il pas coupable de sortie de route ?

Laurent Watrin

> Liens utiles :

* La stratégie durable de l'Union européenne

* Philippe Martin remplace Delphine Batho à l'écologie

Écrit par eurocitoyen dans Actualités, Edito | Lien permanent | Tags : écologie, batho, montebourg, barroso, fn, merkel, énergies, europe | |  Facebook | | |

Commentaires

"Mais un ministre qui pratique l'amalgame douteux par souverainisme franco-français n'est-il pas coupable de sortie de route ?"

Oui, parfaitement ! Le limogeage de Delphine Batho est donc une grossière erreur de la part du Président Hollande. Il aurait mieux fait de remplacer immédiatement Montebourg par Alain Rousset...

Écrit par : Françoise Boulanger | 03/07/2013

Les commentaires sont fermés.