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10/10/2013

Café Citoyen de rentrée à Nancy : synthèse des débats du 25 septembre

 

Résumé du Café Citoyen de Nancy du 25 septembre 2013

« Le citoyen et la solidarité »

Une bonne vingtaine de participants pour ce café citoyen de la rentrée à Nancy. Après un éclairage historique sur la notion de solidarité – jadis familiale, aujourd’hui politiquement normée – l’animateur propose un tour de table afin que chacun expose sa définition personnelle.

Catherine y range « nos actes tournés vers la collectivité ». Solange et Franck estiment le mot «galvaudé ».

Nelly définit la solidarité comme une « relation non imposée », Véronique comme « une manière d’aider son prochain ».

« Les politiques utilisent beaucoup le terme », souligne Noëlle, mais « finalement, la solidarité, n’est-elle pas ce qu’on attend des autres ? ».

Pour Ingrid, la solidarité « vient du cœur ». Alain parle de « mouvement spontané », Antoinette évoque la « convivialité ».

Pour Bernard, la solidarité c'est d'abord « savoir porter intérêt à l’autre, sortir de ses préjugés et, éventuellement, lui apporter une aide adaptée ».

Pierre provoque les rires solidaires de l’assemblée en lâchant un bon mot : être solidaire, « c’est s’intéresser à moi ! ».

Pour Mylène, les personnes solidaires sont capables d’empathie et de désintéressement. Mais il y a aussi « la mauvaise solidarité », celle du groupe contre une personne. Yannick pense que la (bonne) solidarité « nous rend la vie agréable ».

François évoque l’analyse de Jacques Attali, qui met en avant l’égoïsme et l’individualisme.

Anthony estime que la solidarité consiste à « être ensemble pour un projet commun ».

Antoinette raconte une agression dont elle fut victime : « des voisins m’ont aidé, c’était de la solidarité », explique-t-elle. Solange estime que si « l’on ne va pas vers l’autre, la solidarité ne marche pas ». Bernard approuve.

Jacques trouve dommage que le mot « solidarité » soit lancé dans les urgences humanitaires. Ce propos nourrit la discussion pendant quelques minutes.

Madeleine pense que la solidarité de l’urgence est « médiatique ». Franck se demande si, en Haïti, par exemple, « notre argent » a bien servi les populations sinistrées.

Selon Ingrid, la solidarité a changé : les liens sociaux sont moins forts aujourd’hui, malgré des moyens de communication modernes, selon elle. Catherine prend le contrepied, en prenant pour exemple les événements en Tunisie : « les réseaux sociaux permettent des solidarités nouvelles ».

« Mais la solidarité, c’est autre chose », selon Pierre, qui pose la question : « la redistribution, est-ce de la solidarité ? ».

Plusieurs participants répondent « non », estimant que « nos » impôts ne servent pas correctement la solidarité. Pourtant, rappelle François, « l’impôt c’est bien de la redistribution solidaire ».

Ingrid pense que le sentiment anti-impôt vient peut-être du fait que, en temps de crise, les responsables politiques donnent l'impression de ne pas "appliquer pour eux-mêmes ce qu’ils demandent au peuple".

Pierre reprend, avec un peu d'ironie : « on pourrait imaginer une société sans impôts, avec un collectif qui serait la somme des besoins individuels… C’est un peu le modèle américain ». Silence dans l’assemblée… Les « anti-impôts » paraissent réfléchir.

Ingrid, Jacques, Véronique et Nelly considèrent toutefois que la solidarité de l’argent public engendre souvent du "gaspillage", de « l’assistanat », des "fraudeurs"…

Anthony, éducateur spécialisé, apporte un éclairage professionnel : « certaines personnes ne vivent qu’avec le RSA, c’est vrai. Mais je me dis que cet argent, que l’on peut considérer comme de l’assistanat, est réinvesti dans l’économie ».

Pierre reprend : « à l’époque de la création du RMI (Michel Rocard, 1988), j’ai entendu dire qu’on n’aurait plus besoin de travailleurs sociaux. Mais la solidarité, c’est plus que l’argent ».

Ingrid et Solange jugent « plus important de donner du travail » que de l’argent. Anthony relativise : chez certaines personnes, explique-t-il, « des problèmes plus lourds » empêchent le retour au travail.

La majorité des participants semblent s’accorder pour dire que la solidarité, même si elle est d’abord un élan spontané et personnel, passe aussi par une redistribution collective. Encore faut-il que la volonté politique « accompagne vraiment la réinsertion des personnes », selon Nelly.

Rendez-vous suivants à la MJC Pichon-Nancy :

MERCREDI 9 OCTOBRE 2013 : « des vacances, pour quoi faire ? »

MERCREDI 27 NOVEMBRE 2013 : « les Vieux »

Écrit par eurocitoyen dans Actualités, Blog, café citoyen | Lien permanent | Tags : café citoyen, solidarité, nancy, impôts, assistanat, rsa, individualisme, etat, nouvelle arcadie | |  Facebook | | |

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