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07/09/2011

Dette commune, solution commune

Une étrange question agite les « grands » médias en ce moment : avons-nous les moyens de renflouer la dette grecque ? Question très simpliste, en fait. D’autant que soutenir la Grèce n’est pas seulement une affaire d’argent.

 

En premier lieu, rappelons la responsabilité commune des Etats européens : les gouvernants des Etats membres de la zone euro n’ont pas respecté leurs engagements de se contrôler les uns les autres dans le cadre des Traités de l'Union. Le pacte de stabilité et les mécanismes institutionnels prévus ont été oubliés par les dirigeants politiques, au nom de la souveraineté nationale et d’un clientélisme politique assez médiocre.

 

Nos Etats sont historiquement complices de la situation présente : ils ont fermé les yeux pendant des années sur la corruption en Grèce, les mensonges des dirigeants de ce pays, et les problèmes structurels de l’économie grecque … Cette complicité s’est fait au détriment de la communauté d’intérêt général partagé par les citoyens européens. Maintenant, il faut payer. C’est normal.

 

Ensuite, jusqu’à maintenant, une idée fausse circule : le plan de sauvetage de la Grèce, pour l’instant, ne coûte rien aux partenaires européens. C’est même l’inverse : les pays du nord de l’Europe ont déjà encaissé une commission sur les premiers prêts accordés. Avant même de toucher de l’argent emprunté, l’Etat grec a déjà payé.

 

Il est vrai, en revanche, que la logique financière du renflouement ne peut pas courir indéfiniment. Il faut trouver des solutions pour que la dette soit freinée et l’euro préservé. La solution n’est pas simple. Mais la politique doit permettre d’imaginer des solutions complexes et à long terme. La députée européenne Sylvie Goulard est un exemple d'élu volontaire dans ce domaine.

 

Une chose est sûre : si l’euro explose, sous la pression des dettes des Etats, la concurrence entre les pays de l’Union sera exacerbée et la solidarité tombera aux oubliettes. Les banques encore saines aujourd’hui, les entreprises innovantes de taille moyenne, les artisans, et les citoyens des classes moyennes seront les premières victimes. Des victimes qui forment la majorité de la population européenne.

 

Même si elle n’est pas évidente, la solution sera commune ou ne sera pas.

Écrit par eurocitoyen dans Actualités, Edito | Lien permanent | Tags : europe, dette, grèce, euro, fédéralisme, budget, banques, démocratie | |  Facebook | | |