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21/08/2009

Allocation de rentrée scolaire : et après ?

 REFONDER LE SYSTEME SOCIAL GRACE A UN REVENU D'EXISTENCE    
 
Tandis que l'allocation de rentrée scolaire vient d'être versée, des comités citoyens et des économistes relancent l'idée d'un Revenu d'Existence inconditionnel qui pourrait remplacer une partie des prestations, pour une plus grande justice sociale.   
 
L’allocation de rentrée scolaire (ARS) est attribuée cette année à près de 2 millions 900 mille foyers français. Cette aide de l'Etat - versée aux foyers dont le dernier revenu déclaré ne dépasse pas 55% du SMIC - s'échelonne entre 280 et 306 euros par enfant scolarisé, en fonction de l'âge des enfants. L'ARS représente un coût global pour la collectivité de 1,5 milliard d'Euros.  L'Etat français verse près de 150 allocations, selon des critères complexes. Leur gestion et leur contrôle coûtent sont très coûteux. Ce système d'allocations, justifié en son temps, apparaît aujourd'hui dépassé.
 
Les ressources de l'État sont en diminution tandis que les revenus d'activité stagnent, voire diminuent depuis 30 ans. Le pouvoir d'achat des plus pauvres n'est guère amélioré par les prestations sociales. Par ailleurs, il semble illusoire d'attendre, à moyen terme, le retour de la croissance pour entraîner des créations d’emplois et une augmentation souhaitable des ressources fiscales.
Comment sortir de la course à l’endettement des ménages, des entreprises et de l'Etat ?
Comment rendre les citoyens plus libres et plus responsables à la fois ? 
 
L’Association pour l’Instauration d’un Revenu d’Existence (A.I.R.E.) propose un choix qui tente de répondre à ces deux questions, en réconciliant le revenu d’activité et la redistribution : il s'agit de verser un Revenu d’Existence, sans condition particulière, à tout citoyen, tout au long de sa vie. Ce revenu individuel serait cumulable avec les autres revenus de la personne. Le Revenu d'Existence a été calculé par Yoland Bresson, dès 1983, et confirmé par plusieurs économistse et experts. L'idée d'un tel revenu citoyen commence à entrer dans la réflexions de nombreux militants d'associations et de partis politiques divers. 
  
Le principe est simple : fusionner la plupart des allocations en une seule, versée à tous les citoyens, actifs ou non. Un tel système, qui porte en lui-même une révolution psychologique, tend à réduire considérablement les frais de la collectivité liés aux système de redistribution actuel. Le principe du revenu citoyen introduit aussi la possibilité d'une réforme de la fiscalité en profondeur. Ce qui n'a jamais pu être fait jusqu'à présent.
 
Rien n'est évident dans une proposition neuve mais le débat mérite d'être ouvert, à l'heure de la crise financière et du désarroi de millions de familles, pour lesquels les mécanismes de solidarité manquent souvent de pertinence. L'entrée en vigueur du RSA n'est peut-être un pas de plus vers un autre système.
 
La prochaine étape pourrait être le Revenu d’Existence. Indexé sur  la richesse nationale, ce revenu n’est pas une allocation mais une rente citoyenne qui permet de replacer l'Homme au centre des préoccupations politiques. Il ouvre le champ à d'autres horizons politiques, et à d'autres choix de société, en dehors des clivages classiques, sur l'égalité des chances, les parcours professionnels, les relations entre les salariés et les entreprises, la place des associations et du lien social.
  
Le gouvernement a été approché par l'A.I.R.E il y a quelques mois. Les services du premier ministre ont commandé une étude de faisabilité sur le revenu d'existence. A ce jour, aucun rapport n'est publié.

Écrit par eurocitoyen dans Actualités | Lien permanent | Tags : revenu d'existence, allocations, rentrée, politique, citoyen | |  Facebook | | |