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18/07/2012

La Grande-Bretagne peut-elle quitter l'Union européenne ?

La Grande-Bretagne est-elle en train de préparer sa sortie de l'Union ? Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, vient d'annoncer une expertise destinée à mesurer les effets de l'Europe sur la société et l'économie du pays. Durée de l'étude : plus de deux ans ! Résultat attendu à la fin de l'année 2014. Quelle sera la méthodologie de cet audit ? Le rapport servira-t-il la fronde eurosceptique, majoritaire chez les conservateurs anglais qui souhaitent un referendum sur la sortie de l'Europe ?

Londres entretient, avec ses partenaires, une relation difficile depuis son entrée dans la communauté européenne, comme le rappelle utilement le blog de Laurent Marchand.

En fait, l'unique ligne de conduite des gouvernements britanniques - malgré des accents pro-européens au parti travailliste - est restée celle du marché unique. Chez les Anglais, on dit OK pour la liberté de circulation des biens et des capitaux, OK pour la compétitivité et le grand marché. Mais on dit NO à l'intégration politique et monétaire. Surtout si la régulation bancaire doit mettre son nez dans les affaires de la City...

L'incapacité britannique à explorer une voie fédérale européenne relève aussi de l'Histoire et de la diplomatie. Ancien empire colonial, la Grande-Bretagne dispose toujours d'une armée conséquente : plus de 200.000 soldats, en comptant les réservistes. 9500 militaires britanniques demeurent en poste en Afghanistan ; la proximité britannique permanente avec les positions américaines n'incite guère au rapprochement vers une position européenne commune lorsqu'il s'agit de parler d'une seule voix adns le monde. Londres est aussi - avec la France - une puissance nucléaire qui tient fermement à son siège au conseil de sécurité des Nations-Unies.

La Nation britannique, qui se conçoit volontiers comme puissance à elle seule, peut-elle se faire à l'idée d'une Europe-puissance politiquement armée ?

L'expertise qui vient d'être lancée par le gouvernement de James Cameron a au moins le mérite de permettre l'émergence d'un débat européen sur cette île où les europhiles font souvent figure de Robinson Crusoë. 


Écrit par eurocitoyen dans Actualités, Blog | Lien permanent | Tags : londres, britannique, grande-bretagne, europe, fédéralisme, diplomatie, cameron | |  Facebook | | |

01/07/2012

L’Europe fédérale, c’est plus de souveraineté nationale !

Les conservateurs de l’Etat-Nation continuent de croire à la grandeur politique de la France. Leur nostalgie peut toucher les cœurs. Mais elle ne règle pas les questions du présent. Les dirigeants de notre gouvernement pensent qu’ils peuvent conduire l’Europe « à la française ». A gauche comme à droite, majoritairement, les « responsables » politiques expriment l’idée que le fédéralisme européen constituerait un « abandon de souveraineté nationale ». Cette vision du monde perpétue la concurrence des Nations d’Europe contre l’Union européenne, et nourrit la pensée nationale contre l’avenir des valeurs de l’Europe dans le monde.

En football – pour faire un parallèle – qui peut considérer que la stratégie collective ne sert pas les résultats de toute l’équipe ? Les spécialistes ont d'ailleurs bien noté le malheur des Bleus du moment (lire le Nouvel Obs).

Le modèle social de la France – qui inspire aussi les politiques européennes – sera préservé par le fédéralisme européen. Les grandes valeurs de la France – la laïcité, pratiquée dans les Institutions européenne – seront réaffirmées par le fédéralisme européen. La démocratie française et les régions trouveront un nouveau souffle dans le fédéralisme européen. La production économique de la France et de ses territoires sera dopée par le fédéralisme européen. Le peuple français sera plus fort et mieux respecté grâce au fédéralisme européen.

 

L’espoir se concrétisera le jour où les responsables politiques de notre pays commenceront un discours national par cette vérité : l’Europe fédérale, ce n’est pas un abandon, c’est plus de souveraineté nationale !

 

> A l’heure où ces lignes sont écrites, nous apprenons le décès brutal d’Olivier Ferrand, président de la fondation Terra Nova, fraîchement élu député. Hommage lui soit rendu pour ses idées fédéralistes et sa contribution à la démocratie européenne.

 

Écrit par eurocitoyen dans Actualités, Edito | Lien permanent | Tags : europe, fédéralisme, france, gouvernement économique, hollande, fabius, cazeneuve, merkel, monti, rajoy, union, ciotyens, etat, nation | |  Facebook | | |