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20/06/2010

Ridicule mondial : de la débâcle en particulier, au désespoir en général

Le football rend dingue. Les digues ont laché. Nous voilà submergés. Par la bêtise et la démesure. Dimanche, 20 juin 2010. Date clé ?

Ribéry et ses potes de l'équipe de France, si bien payés et si mal éduqués, si vaniteux et si misérables, sont de vrais "sales gosses", comme l'écrit Alain Finkielkraut, dans le JDD. Le philosophe - un peu réac, mais assez juste au fond - l'a répété sur France Inter, et sur d'autres antennes radiophoniques.

Les Bleus auront du mal à cacher leur misère sous les projecteurs mal ajustés de l'actualité du ballon rond.

Une question n'a pas été posée après l'expulsion de Nicolas Anelka : pourquoi ?

Si c'était une affaire intime, qui ne devait pas sortir de ce clan tricolore, ridiculement penché sur ses histoires de ballon triste ; si les soi-disant insultes étaient du registre "privé", comme l'ont affirmé Raymond Domenech, le sélectionneur national, et Jean-Pierre Escalettes, le président de la Fédération française, alors, dans ce cas, pourquoi Nicolas Anelka a-t-il été viré ?

Le petit monde du ballon rond franco-français sent la débâcle. Malgré les mots d'apaisement de la ministre Roselyne Bachelot, qui croit encore au sursaut, contre l'Afrique du Sud. Déroute générale, mutinerie des joueurs, démission d'une partie du staff technique national... Après les commémorations de l'appel du 18 juin, faut-il y voir un signe ?

Tout cela est bien dérisoire, en fait.

Le désespoir est ailleurs. En Chine. Les inondations dans le sud du pays tuent des dizaines de personnes.

Il y aurait, selon les autorités de Pékin, plus d'un million de personnes déplacées, contraintes de fuir le désastre naturel.

Des voyeurs, pendant ce temps-là, en France, dans le Var, oui, des voyeurs - il n'y a pas d'autres mots - prennent des photos des degâts provoqués par une autre inondation.

En France, la débâcle joue avec le virtuel. En Chine, le désespoir se noie dans le réel. Et l'individu pensant, dans tout ça ? Ridicule et nu !

Le "nous" est submergé.

L.W

Écrit par Eurocitoyen dans Edito | Lien permanent | Tags : football, ribéry, anelka, domenech, france, bleus, afrique, chine, inondations, mondial | |  Facebook | | |

12/06/2010

Coupe du Monde de football en Afrique du Sud : qui en aura pour son argent, qui en sortira grandi ?

"On a dépensé plus de 1.000 € pour venir et, là, c'est nul". Propos d'un supporteur français déçu par le match nul (donc !) de l'équipe de France face à l'Uruguay (0-0). Les supporteurs ne sont pas tous comme ça. Mais la "morale" de l'argent fait souvent partie du bagage du fan de foot.

Les joueurs de Raymond Domenech n'ont donc pas marqué de but, pour leur première prestation dans ce Mondial 2010 en Afrique du Sud. Des Bleus sans panache, un premier match qui ne "paye" pas...

La Coupe du monde de football doit-elle nous en donner pour notre argent ?  

La FIFA, ses sponsors, et les équipes nationales seront bien servis. C'est contractuel.

La Fédération internationale de football prévoit d'encaisser 2 milliards 700 millions d'euros, grâce aux droits télé, à la publicité, et à l'hébergement.

Les équipes participantes au tournoi reçoivent chacune près de 7 millions d'euros, quel que soit leur parcours et leur résultat.

Le vainqueur de la finale du Mondial 2010 empoche une prime de 20 millions et 500 mille euros.

L'Afrique du Sud, pays organisateur, devrait engranger des milliards d'euros, générés par les profits de ce Mondial. On verra, plus tard...

Les petits commerçants traditionnels de la Nation "réconciliée" par Nelson Mandela, prix Nobel de la Paix 1993, doutent déjà des retombées immédiates de la compétition. Ces artisans sud-africains ne peuvent en effet pas vendre leurs produits et leur savoir-faire, à moins de 800 mètres d'un des stades où se déroule la compétition. Concession aux partenaires. Les marques des grands sponsors ont la priorité.

Le football mondial ne se résume pas à des affaires d'argent. Avec le rendez-vous du sport business, c'est aussi la diplomatie qui est en jeu.

Les spécialistes de l'Afrique évoquent un tournant d'espoir pour le pays d'accueil du Mondial et pour l'ensemble du continent africain. Ainsi, le directeur de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), Pascal Boniface, estime que "si tout se passe bien", l'ouverture de l'Afrique peut être au rendez-vous.

Les touristes de passage en Afrique du Sud pendant le Mondial sont pour le moment alertés : il faut faire attention où l'on met les pieds, comme le précise, par exemple, le site internet du Ministère français des Affaires étrangères.

 

Écrit par Eurocitoyen dans Edito | Lien permanent | Tags : mondial, football, bleus, domenech, france, afrique, ballon, sponsors, nations, diplomatie, équipes, supporteurs, tricolores | |  Facebook | | |