31.07.2008
Carte militaire : et l'Europe ?
Le gouvernement vient de dévoiler un projet de réforme des armées françaises qui semble négliger l'avenir des régiments liés à la Brigade franco-allemande. Curieux oubli alors que la Défense européenne a été affichée comme une des priorités de Nicolas Sarkozy en tant que Président en exercice du Conseil de l'Union européenne.
La Brigade franco-allemande est aujourd'hui la seule institution militaire qui ne soit pas nationale. Elle est cet embryon de l'armée européenne qui sera capable un jour d'appuyer la diplomatie de l'Union en tant que force unitaire de l'Europe, bras armé d'une vraie politique de sécurité commune.
L'expérience de la BFA est une réussite. Ne la laissons pas mourir ! Lancée en 1989, basée en Allemagne, la Brigade franco-allemande (BFA) est une unité binationale composée de troupes françaises et allemandes. Aujourd'hui, son existence est menacée par la réforme de la carte militaire française, puisque le gouvernement a laissé entendre que des troupes françaises en Allemagne pourraient être rapatriés sur le territoire national.
La chancelière allemande Angela Merkel a proposé d'installer des régiments allemands en France. Le gouvernement français doit accepter cette proposition et sauver la Brigade franco-allemande par la même occasion.
Car une Europe forte, c'est aussi une Europe unie et intégrée sur le plan militaire. C'est un impératif pour assurer le développement pacifique de la démocratie telle que nous pouvons la concevoir sur le "Vieux Continent".
Laurent Watrin
18:05 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Armée, carte militaire, Europe, défense, BFA, brigade, Merkel
25.07.2008
Télé publique : vive le modèle allemand
Chez nos voisins allemands, les chaînes de la télévision publique (ARD et ZDF) diffusent seulement 20 minutes de publicité par jour. La pub est interdite après 20 heures. Le budget de l’audiovisuel public en Allemagne comprend moins de 10% de recettes publicitaires. Les télés publiques allemandes sont financées à plus de 85% par la redevance, qui se monte à 194 € (116 € en France métropolitaine, 74 € dans les DOM-TOM, 200 € au Royaume-Uni).
Il est intéressant de souligner la méthode qui fixe la redevance de la télé allemande. C’est une commission parfaitement indépendante qui évalue, tous les quatre ans, les besoins financiers et les investissements de la télévision. Cette commission propose une augmentation de la redevance qui doit être ensuite validée par les gouvernements et les parlements des Länder (Etats régions). Les élus ont récemment freiné la hausse de la taxe mais la décision politique sur cette taxe est largement concertée.
L’indépendance de l’audiovisuel allemand est par ailleurs soutenue par la manière de désigner les dirigeants des chaînes de télé. Chacune d'elles est dotée d’un organe de contrôle et d'orientation des programmes, sans lien avec le pouvoir politique. Ce Conseil de la diffusion est composé de représentants de la société civile. Le président de la ZDF est élu par les 67 membres de cet organe. Il faut que le candidat obtienne une majorité d’au moins 60%.
En Allemagne, le pouvoir central (l’Etat fédéral) n’intervient jamais dans les orientations de l’audiovisuel public.
En France, Nicolas Sarkozy vient d'inventer tout le contraire. Est-ce bien raisonnable ?
LW
18:30 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : télévision, Sarkozy, Allemagne, indépendance, audiovisuel, redevance, taxe
22.07.2008
Petite réforme votée, grands sujets oubliés
La réforme des Institutions françaises est votée. Deux voix ont fait pencher la majorité favorable requise au Congrès (539 députés et sénateurs ont approuvé le projet). « Cette réforme a le mérite d’exister », phrase souvent répétée, ces derniers jours, par le premier ministre, François Fillon. Peut-on se contenter de ce mauvais argument ? Non, évidemment. Le fruit des travaux de la fameuse commission Balladur apparaît bien maigre pour ceux qui attendaient un élan de démocratie en France.
L’article 49.3, qui permet au gouvernement de faire passer un projet de loi sans vote parlementaire (sauf motion de censure), reste valable pour les grands textes concernant le budget et la sécurité sociale. Autrement dit, le président de la République peut continuer à imposer ses choix dans les grands domaines de l’argent public.
La réforme prévoit que le chef de l’Etat peut désormais intervenir devant l’Assemblée. Cette mesure est plus une dérive présidentielle de notre Vè République qu’un renforcement de la démocratie parlementaire.
Le cumul des mandats reste autorisé. Pourtant, cela aurait été un tournant important pour faire respirer la démocratie. Le scrutin à la proportionnelle – même à petite dose - a été laissé de côté. La réforme du Sénat est enterrée.
Un référendum populaire au rabais
Que dire du référendum d’initiative populaire, contenu dans cette réforme ? Il faudra au moins 10 % des électeurs inscrits et 1/5ème des membres du Parlement pour le mettre en œuvre… Mesure démocratique ou illusion ?
Au chapitre des points positifs, on retiendra que l’Assemblée nationale peut désormais maîtriser une partie de son ordre du jour, ce qui n’était pas le cas jusqu’à maintenant. Mais si les majorités restent fortes et disciplinées, à quoi bon ?
Cette réforme de nos Institutions a un immense défaut : elle n'a pas permis de choisir entre le régime présidentiel et la république parlementaire. Le Parlement a validé un compromis constitutionnel qui n’instaure pas de réel contre-pouvoir à la toute puissance du président de la République. La question du statut de l’élu – nécessaire dans une démocratie dynamique - n’est pas non réglée.
Pour couronner le tout, la nécessaire clarification des niveaux de compétences entre l’Etat et les collectivités locales est passée aux oubliettes. Les citoyens risquent de rester sur leur faim.
Laurent Watrin
18:35 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Réforme, Institutions, Lang, Sarkozy, droite, gauche, Congrès
03.07.2008
La présidence française de l'Europe : une coquille vide !
Maintenant qu'Ingrid Betancourt est libre, passons aux choses sérieuses !
Nicolas Sarkozy a le droit de se féliciter d'avoir contribué à cette issue heureuse pour la Franco-Colombienne, mais cela ne doit pas masquer la triste réalité du moment, celle qui concerne l'Europe et la présidence française de l'Union. Réalité française en plein marasme européen.
Le contexte
Le président de la Pologne refuse de signer le Traité de Lisbonne tant que l'Irlande n'aura pas signé le texte. Après le "no" populaire irlandais, c'est un coup d'arrêt supplémentaire et un délirant exercice de parole reprise. Petit rappel : le parlement polonais a adopté le Traité. Le président polonais, Lech Kaczynski, a, quant à lui, signé le Traité avant le début du processus de ratification à travers les 27 Etats membres et aujourd'hui il contredirait sa propre signature. Voilà dans quelle situation se retrouve l'Europe tandis que commence tout juste la présidence française du Conseil de l'Union européenne. Cette présidence est une coquille vide, un machin (comme dirait De Gaulle) sans ambition, un projet sans autre contenu que de l'affichage et de la communication franco-française vide de sens. Avec une panne institutionnelle à régler.
Halte au double langage et au discours insensé
Nicolas Sarkozy veut « changer profondément » l’Europe pour qu’elle « protège les Européens contre les risques que fait peser la mondialisation ». Et notre président d'ajouter que « nos concitoyens se demandent si finalement l’échelon national n’est pas mieux à même de les protéger que l’échelon européen ». C'est justement l'échelon national le problème. Pourquoi continuer à faire du commerce avec la Chine en mettant en avant la politique nationale et la "grandeur" supposée de la France dans la conquête des marchés asiatiques. Cette démarche commerciale vers l'Asie est le moyen le plus sûr de ne pas faire l'Europe (les Chinois en rient bien, et les Américains aussi). Faire de l'Europe une protection, c'est arrêter avant tout le nationalisme commercial et commencer à revoir les échanges à l'intérieur de l'espace européen, en harmonisant les politiques sociales, et certainement pas en les mettant en concurrence.
Nicolas Sarkozy dénonce la politique de la Banque centrale européenne en estimant qu'elle « devrait se poser la question de la croissance » et « pas simplement de l'inflation ». Dans ce cas, pourquoi ne pas avoir inscrit comme priorité de la présidence française un relèvement du budget de l'Union et la question d'un impôt commun lisible pour l'opinion qui permettrait une politique budgétaire d'investissement au niveau européen ? Encore faudrait-il que nos Etats veuillent bien se mettre d'accord pour une politique industrielle commune (compétence nationale). On ne peut pas demander à la BCE de proposer une politique économique alors qu'on n'a pas de vision économique de l'espace européen mais seulement une vision nationale des questions du pouvoir d'achat et de la marge de manoeuvre de ses propres entreprises en concurrence avec celles des voisins proches !
Où va-t-on ?
Les fonctionnaires français qui travaillent à la présidence de l'Union européenne le savent bien : les missions de cette présidence sont floues et mal préparées. Les priorités affichées reprennent les grandes lignes de l'agenda 2000 (stratégie de Lisbonne) sans projets précis. Où va-t-on ? Pour ainsi dire, nulle part...
Le premier danger de l'Europe, c'est le manque de vision européenne des dirigeants nationaux qui sont censés l'animer. Nicolas Sarkozy peut toujours dire que "la France est de retour en Europe". La question prioritaire serait plutôt : comment faire que l'Europe se protège et pèse dans le monde ?.
Laurent Watrin
02:05 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Europe, Sarkozy, présidence, Union, Betancourt, sondage
27.06.2008
L'Europe oubliée des télévisions françaises
Les politiques européennes représentent 75% de nos lois françaises. Chaque citoyen français représente une contribution moyenne de 240€ par an, pour financer des programmes européens. C'est du concret. C'est assez complexe, certes, mais est-ce que c'est une raison pour que la télé n'en parle pas, ou si peu ? Comment se fait-il que l’actualité européenne - c’est-à-dire notre actualité à tous, celle qui concerne la vie quotidienne de chacun - ne soit pas plus présente dans les « grands médias » et notamment à la télévision ?
Sur les principaux écrans de France, on voit plus souvent Nicolas Sarkozy (normal ?) ou George W. Bush (eh oui !) que José Manuel Barroso ou Angela Merkel, même lorsque l’actualité du moment est plus européenne que française ou américaine. Par ailleurs, le traitement européen de l’information est souvent envisagé avec un regard très franco-français, ou bien il se contente de quelques réactions sur le sujet évoqué, sans l'expliquer...
Quand on sait que la télévision est le média d’information de référence (et parfois le seul) pour une majorité de citoyens, on comprend que l’Europe soit impopulaire ou, pour le moins, méconnue.
Les petits chiffres de l’Europe dans les JT
L’observatoire des médias de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) vient de publier une étude révélant le gouffre existant entre l’actualité européenne et les principales chaînes de télévision françaises. Cette enquête s’intéresse aux "grands JT" : les journaux télévisés du soir.
L’INA a ausculté les chaînes hertziennes : TF1, France 2, France3, Arte, M6 et Canal+.
Résultat global : l’information franco-française occupe plus de 80% des JT. L’actualité internationale prend 17% du temps d’antenne global et les sujets européens seulement 2,5% !
Arte, bon élève européen
Maigre consolation : entre 2000 et 2007, dans les JT de nos grandes chaînes, on est passé d’environ 27 600 sujets consacrés aux Institutions européennes à plus de 31 600. Sans surprise, c’est Arte qui consacre le plus de sujets à nos Institutions communes dans son édition du soir, mais la part reste faible : 6%. Cela dit, il faut reconnaître que, en dehors de ses journaux d’information du soir, la châine franco-allemande propose de nombreux programmes au contenu européen. Ce qui n’est pas le cas des autres télé nationales...
Quel contenu ?
Dans les « JT » de nos chères lucarnes, le traitement de l’actualité européenne est d’abord consacré à nos voisins les plus proches : le Royaume-Uni arrive en tête dans le temps d’antenne général, devant l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Belgique.
Les nouveaux entrants de l’Union ne figurent pratiquement jamais dans les menus du 20h. La Pologne a connu un certain succès en 2007, avec 128 sujets toutes télévisions confondues. Mais la place de nos voisins européens dans l’info télévisée du soir reste bien loin derrière celle des Etats-Unis d’Amérique (1 329 sujets contre 884 pour la Grande-Bretagne).
La France dans l’Europe, pas terrible non plus…
La dernière fois que la France a assuré la présidence du Conseil de l’Union Européenne, en l'an 2000, on ne peut pas dire que les rédactions des « grandes » télévisions en ont profité pour s’intéresser à l’Europe. Au total : 737 sujets européens (seulement) dans les 20h des six chaînes considérées, c’est-à-dire un peu plus de... 2,5 % du temps d’antenne global !
C’est en 2005, année du referendum sur le projet de traité constitutionnel, que l’Europe a « crevé le plafond » dans les journaux télé. Enfin, n’exagérons rien : le "taux d’occupation" n’était que de 5 % du total des JT (1 487 sujets).
En 2007, l’info européenne – au sens large – est retombée à 2,2 % (716 sujets). Le président français Nicolas Sarkozy, qui compte quelques amis dans les médias et notamment à la télé, a annoncé, avec lui, le retour de la France dans l’Europe. Le ton de sa présidence de l’Union entraînera-t-il un espace d’information européenne plus important sur nos écrans ? Pas sûr...
Enfin, si l'on regarde de près le contenu des reportages télévisés sur l’Europe, on s'aperçoit que, de manière générale, quand il s’agit de politique, il s'agit d'évoquer, en quelques secondes (ou quelques minutes), des élections chez nos voisins ou des déclarations politiques nationales à l’occasion d’un sommet européen.
A part ça, le sport monte souvent sur le podium : en 2007, c’était le premier thème pour l’info télé consacrée à l’Italie, et le deuxième thème pour les sujets sur la Grande-Bretagne. En 2007, toujours, vos JT ont évoqué le Portugal surtout pour un fait divers, la Grèce pour ses incendies…
Une note positive…
Pour terminer sur une note positive, l’environnement arrive en bonne place dans les infos télé. C'est souvent pour montrer des exemples de progrès écologiques chez nos voisins. Mais dans tout cela, peu de problématique réellement européenne au sens de l’intérêt général commun, et quasiment pas de pédagogie sur la question «comment ça marche et où va l’Europe ?».
La suppression de la publicité dans l'audiovisuel public changera-t-elle quelque chose ? ... Ha ! Pardon, c'est une autre histoire... (?)
Laurent Watrin
01:45 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe, télévisions, audimat, Sarkozy, Merkel, infos, JT
13.06.2008
Maintenant, l'Europe des citoyens !
L'Irlande vient de rejeter par referendum le Traité de Lisbonne. Le "non" l'emporte à 53,4% (avec plus de 53% de participation). Ce résultat est avant tout une mauvaise nouvelle pour la méthode de coopération en Europe. C'est aussi peut-être le résultat d'un peuple qui sait ce qu'il doit à l'Union (ou qui l'a oublié ?) mais qui ne comprend plus où le projet l'emmène. Toutefois, ce vote irlandais peut sonner une bonne nouvelle et donner un nouvel élan à l'Union : un élan citoyen.
Comme l'a rappelé Jean-Claude Juncker, dès vendredi, le Traité de Lisbonne ne peut pas entrer en vigueur l'année prochaine. Le premier ministre luxembourgeois, qui est l'un des dirigeants européens les plus fédéralistes, fait écho au très euro-sceptique président de la République tchèque, dont le parlement n'a pas encore ratifié le texte. Vaclav Klaus, lui aussi, affirme que le processus doit s'arrêter.
La ratification n'est pas encore bouclée en Belgique, en Italie, au Royaume-Uni, au Pays-Bas, à Chypre, en Espagne et en Suède.
En France, le Ministre de la défense, Hervé Morin souhaite que "le processus de ratification dans les autre pays soit respecté et puisse aller à son terme". Si l'on respecte la méthode du compromis et si l'on veut garder le souci de la cohérence comme une source de clarté pour les citoyens, on ne peut pas défendre ce point de vue.
Le vote irlandais, nouveau symptôme de la panne de l'Europe, renvoie le Continent à ses vieux démons : la concurrence, les nationalismes, les peurs, et la moderne course au fric chacun pour soi... Tout cela empêche les citoyens d'Europe d'y voir clair. Mais pourquoi ?
L'urgence des démocrates européens, c'est de redonner espoir et enthousiasme à un projet qui ne fait plus rêver la majorité (celle dont on dit qu'elle est silencieuse). Il nous faut aujourd'hui des Pères "Refondateurs" de l'Europe, capables de donner un corps et une âme à une vision commune sensée, capables d'affirmer concrètement que le modèle européen n'est pas seulement une "bulle bureaucratique" (ce qu'elle n'est pourtant pas en réalité, car l'administration européenne est utile et pas si lourde que les préjugés le prétendent).
L'idéal européen doit pouvoir se remettre en action. Et devenir un idéat au sens de Spinoza (futurs ou ex candidats au bac, voilà un sujet de philo d'actualité !).
Le projet européen devrait surtout s'appuyer sur une méthode neuve : faire en sorte que les Européens puissent débattre et voter ensemble, au même moment, sur des politiques concrètes, et pas seulement sur des textes illisibles ou perçus comme tels. C'est sans doute l'urgence à bâtir pour tout démocrate européen qui se respecte. Pour que demain - maintenant ! - une Europe des citoyens soit possible.
Laurent Watrin
19:25 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : Irlande, Europe, citoyens, vote, Lisbonne, traité, Euro
01.06.2008
Le pétrole cher est toujours payé par les mêmes
Les marins pêcheurs manifestent, étranglés par le coût du carburant qui alimente les bâteaux. Les transporteurs routiers réclament des aides. Les chauffeurs de taxi élèvent la voix. Les agriculteurs s'y mettent.
Et les "autres", l'immense majorité des citoyens que nous sommes ? Pas le choix : ils payent leur essence à la pompe. Au prix fort. Sans espoir d'obtenir une petite ristourne. Réclamer ? Manifester ? Mais comment ? Et pourquoi ? L'urgence ne serait-elle pas d'inventer de nouveaux circuits énergétiques, de nouveaux modes de production, de consommation et de déplacement ?
En attendant, le pétrole cher, au prix fort, reste payé par les mêmes...
Puisque la réflexion mérite mieux que la pulsion, allez faire un tour sur le site de Jean-Marc Jancovici www.manicore.com
23:15 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pétrole, énergie, transports