08.06.2008
MoDem : rassurer les Français sur l'Europe
François Bayrou a donné, ce week-end, le ton de la préparation de la campagne des candidats MoDem pour les élections au parlement européen, en 2009. A l'occasion d'un Conseil national, consacré aux questions européennes, le président du Mouvement Démocrate a annoncé des listes autonomes dans toutes les régions.
La magistrate Eva Joly, ancienne juge d'instruction de l'affaire Elf était l'invitée exceptionnelle de ce Conseil national organisé à Paris. La Franco-Norvégienne pourrait être l'une des figures de la campagne européenne du MoDem. Aujourd'hui conseillère spéciale du gouvernement norvégien sur la corruption, Eva Joly est aussi une opposante farouche de la politique et de la méthode Sarkozy. Eva Joly considère François Bayrou comme "un vrai européen" et affirme que "l'avenir passe par l'Europe". François Bayrou a expliqué que la campagne européenne du MoDem aura pour ambition de répondre aux "angoisses des Français" sur l'avenir de l'Union.
Le président Bayrou a par ailleurs décidé que les élections dans les fédérations départementales du MoDem, ainsi que celles des 3.000 membres composant la "conférence nationale" du parti, auraient lieu le 27 septembre. C'est-à-dire quelques jours après l'université d'été, prévue du 12 au 14 septemebre, au Cap Estérel (Var).
Laurent Watrin
20:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe, MoDEM, Bayrou, Eva Joly, Sarkozy, PS
18.05.2008
De la vraie place du centre
Le Nouveau Centre a tenu ce week-end son congrès fondateur à Nîmes. Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a été élu à la tête du parti, avec 87% des voix. Le chef des troupes "néo-centristes" a rappelé que les premiers ralliés du NC, issus de l’UDF, avaient quitté François Bayrou quand celui-ci avait annoncé qu’il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy, au second tour de la présidentielle. Aujourd’hui, le traître du PS Eric Besson pourrait rejoindre le Nouveau Centre.
Avec ses 7 mille adhérents revendiqués et ses 22 députés alliés de l’UMP, le NC revendique « l’héritage de l’ancienne UDF » et un positionnement de « centre solide arrimé à droite » selon les termes de François Sauvadet, président du groupe NC à l’assemblée nationale.
Quelle est la philosophie de cet étrange parti ? « Mieux vaut essayer de faire bouger les choses de l’intérieur » dit Maurice Leroy, lui aussi ancien compagnon de route de Bayrou. Mais qu’a changé réellement le Nouveau Centre annexé par Sarkozy ? Le chef de l'Etat n'a d'ailleurs pas l'intention de voir prospérer ce mouvement... Et demain, si le MoDem ou le PS prennent le pouvoir, le NC voudra-t-il toujours faire bouger la politique de l'intérieur ou continuera-t-il à affirmer son "arrimage" à droite ?
De ce congrès pseudo-centriste, on peut tirer une double conclusion : le Nouveau Centre, ce n’est pas franchement nouveau et cela n'a rien à voir avec le centre.
Laurent Watrin
19:20 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Centre, Bayrou, Sarkozy, politique, nouveau
23.05.2007
Fausse ouverture, vrai verrouillage
Au fil de nos rencontres de campagne, bon nombre d'électeurs tentent de comprendre le départ de certains députés UDF sortants, qui ont décidé de rejoindre l'UMP pour participer au gouvernement ou aux élections législatives, sous la houlette de Nicolas Sarkozy, plutôt que de monter dans le train du MoDem.
Comment croire que des élus du centre puissent être aujourd'hui des alliés objectifs et permanents du président de la République ? La question vaut aussi bien pour certains ralliements de gauche, comme celui de Bernard Kouchner.
Nicolas Sarkozy - ayant pris la mesure de sa fonction en allant passer quelques jours de vacances sur un yacht au frais de son ami Vincent Bolloré - se situe nettement dans un régime présidentiel autoritaire, et dans un affairisme de type Berlusconi. Ca, c'est pour la forme.
Sur le fond, le nouveau chef de l'Etat a promis à ses alliés internes de ne pas toucher aux Institutions de la France. Il a aussi promis une "pause" dans la décentralisation et il a recruté le plus centralisateur des premiers ministres. C'est cela l'ouverture ? Non, bien sûr. En tout cas, sur tous ces sujets, l'UDF-MOUVEMENT DEMOCRATE est en désaccord.
Autre anomalie qui confine au danger pour le pays : les députés UDF sortants ayant choisi de faire campagne dans le sillage de l'UMP sont obligés de respecter un curieux "pacte présidentiel" fondé sur des piliers hallucinants : ils devront toujours voter le budget, toujours accorder la confiance au gouvernement, et jamais la censure. Sinon, dehors ! Au temps de l'Union soviétique, c'était la même chose à Moscou.
Il est évident que ce gouvernement d'ouverture aujourd'hui affiché (qui peut encore y croire vraiment ?) ne durera pas. Martin Hirsch, ancien président d'Emmaüs, qui n'est pas ministre (heureusement pour Sarko), vient déjà d'adresser une pique à Sarkozy en émettant des doutes sur certaines de ses promesses dans le domaine social.
Dans quelques mois, si jamais les élections législatives lui donnent une majorité écrasante, Nicolas Sarkozy aura probablement repris son vrai combat personnel et univoque : la concentration des pouvoirs, avec un gouvernement verrouillé, dont les membres seront strictement à ses ordres, et une majorité parlementaire peuplée de pantins, moulés dans une chambre d'enregistrement. Drôle d'idée de la démocratie et dangereuse pente - qui risque d'être bien raide - pour la France des années qui viennent.
Il est donc urgent de voter pour des candidats libres, indépendants, qui sauront être vigilants afin de rééquilibrer les pouvoirs et de faire valoir le pluralisme.
Le 10 juin, votez MOUVEMENT DEMOCRATE ! Sur la 3è circonscription, vous ne pouvez pas vous tromper : c'est Lucienne Redercher, la candidate la plus dynamique et la plus proche des citoyens !
20:50 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, MoDem, bayrou, indépendance
11.05.2007
Démocrate et indépendant
J'ai assisté avec enthousiasme au conseil national de l’UDF, réuni à Paris. La résolution y a été prise de lancer le Mouvement Démocrate. Ses statuts et son organisation seront adoptés l’automne prochain. En attendant, le MD est une marque d’indépendance pour les électeurs et les candidats qui suivront François Bayrou aux législatives, les 10 et 17 juin. Partout où les candidats démocrates pourront se maintenir au second tour, ils le feront. Des désistements, il y en aura peut-être, au cas par cas, mais pas en fonction d’accords nationaux entre partis, fixés à l’avance, comme c'était le cas auparavant. On se souvient encore de l'époque où l'UDF, vassale du RPR, devait se désister parfois même lorsque ses candidats arrivaient 2è au premier tour ! Ce jeu de dupes et de soumis est donc terminé. C’est en tout cas ce qu’a réaffirmé Bernard Lehideux, député européen, chargé de l’organisation des législatives pour le MD.
La ligne indépendante, réaffirmée par François Bayrou à la tribune de la Mutualité, et précisée lors du bureau politique confirmant les investitures des candidats, a fait naître une certitude : les UDF-démocrates motivés qui souhaitent penser par eux-mêmes dans la prochaine Assemblée et concrétiser la rénovation des pratiques politiques de la France sont désormais clairement reconnaissables. Les autres - et notamment certains élus UDF un peu trop marqués par leur passé avec la droite ou leurs accointances diverses avec le système - font la tête. C'est évident. Et c’est tant mieux ! Tant pour la démocratie. Tant mieux pour la France. Tant mieux pour l'explosion programmé de ce système majoritaire et hyper-concentré qui finira bien par changer.
Il serait temps qu’une démocratie moderne, ouverte, avec des contre-pouvoirs légitimes, soit instaurée dans notre pays, comme elle l’est chez nos principaux voisins européens. Gardons le cap et faisons vivre le MD, dont les premiers signes sont plus qu'encourageants. Aux dernières nouvelles près de 35 mille personnes ont déjà souhaité adhérer au Mouvement Démocrate. Ce sont très majoritairement des personnes ne venant pas des rangs traditionnels du centre. En outre, des électeurs nous interpellent en disant : "on votera démocrate" aux législatives. Et le plus intéressant, c’est que parmi ces électeurs, certains n’ont pas voté Bayrou au premier tour de la présidentielle. De quoi motiver les troupes, non ?
Laurent Watrin, démocrate et fédéraliste
13:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mouvement Démocrate, indépendant, législatives, Bayrou
08.05.2007
La démocratie progresse en paradoxes...
Où sont passés les électeurs de François Bayrou ? Un commentateur de la télévision a posé ironiquement cette question ce week-end.
Hier midi, à Nancy, j’ai croisé l’un de ces électeurs, tout fier d’arborer encore maintenant un badge « Bayrou président ». Il semble donc que non seulement les électeurs de Bayrou n'aient pas disparu mais qu'en plus, ils aient envie de continuer d'affirmer leur affinité avec un projet différent pour gouverner la France.
Il y a même mieux : certains électeurs qui ont voté Royal ou Sarko dimanche se disent qu’ils serait intéressant de voter aux élections législatives pour des candidats du nouveau Mouvement Démocrate, annoncé cette semaine par Bayrou. Histoire de ne pas offrir tous les pouvoirs au vieux système gauche-droite.
Ce n'est pas étonnant, si l’on en croit ce sondage d’opinion qui montre 66% de personnes souhaitant voir Bayrou au gouvernement… Le chef de file démocrate décroche la première place de cette enquête, avec un score supérieur à tous les autres noms cités (Hulot et Borloo arrivent ensuite). Mais Bayrou ne risque guère de se retrouver ministre de Sarkozy : les deux hommes n'ont pas la même vision de la société.
Encore mieux : selon le baromètre FIGMAG/TNS SOFRES de mai 2007, les Français sont 65% à considérer que François Bayrou devrait jouer un rôle important dans les années à venir. Ce souhait est partagé à égalité entre les gens de sensibilité de gauche et de droite. François Bayrou arrive largement en tête devant Nicolas Sarkozy (56%) et Ségolène Royal (52%). (Échantillon national de 1000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas )
Ces deux récentes enquêtes d'opiniont rappelle un précédent paradoxe : avant le premier tour de la présidentielle, dans les sondages, Bayrou était le troisième homme (qu’il est resté dans les urnes) mais dans tous les cas de figure, il gagnait au second tour.
On peut en déduire, sans trop se tromper, que les législatives seront plutôt serrées. C'est d'ailleurs ce que disait humblement, ce lundi soir, le député sortant PS Jean-Yves Le Déaut, lors d'un débat sur France Bleu Sud Lorraine.
Quoiqu'il en soit, en attendant les 10 et 17 juin, pour refonder la démocratie, vous pouvez adhérer au Mouvement Démocrate : et/ou au parti fédéraliste, qui reste associé au projet démocrate et autonome dans sa réflexion. La démocratie, quoi !
Laurent Watrin
02:05 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MD, Mouvement démocrate, Bayrou, Sarkozy, Royal, vote, législatives
19.04.2007
Bayrou, c'est le vote utile
1. Le vote utile est un vote indépendant. François Bayrou est indépendant :
Le candidat de l'UDF est un homme libre et courageux face aux pouvoirs médiatiques, économiques et partisans. Il veut promouvoir la diversité démocratique et le pluralisme des médias. C’est la garantie d’une présidence indépendante.
2. Le vote utile est un vote réaliste : François Bayrou ne fait pas de promesses irréalisables
Bayrou donne la priorité à la réduction de la dette publique. Avec 1 200 milliards d’euros de dette, les autres candidats continuent à multiplier les promesses coûteuses. Le programme de Bayrou est le seul à être entièrement financé par des économies correspondantes : il a la volonté de réduire le train de vie du président de la république, des ministères, et des collectivités locales en réalisant l'unification départements-régions. De plus, Bayrou s’engage à interdire dans la Constitution les déficits pour payer le fonctionnement de l'Etat.
3. Le vote utile est un vote concret : François Bayrou est concret :
• L'embauche possible dans chaque entreprise de 2 personnes, sans charges (sauf 10% pour les cotisations retraites), quels que soient la qualification et l'âge des salariés.
• La garantie des moyens pour l'éducation avec des objectifs vérifiables.
• L’augmentation du minimum vieillesse et des petites retraites à 90% du SMIC en 5 ans.
• La mise en oeuvre des principes du pacte écologique signé avec Nicolas Hulot.
• La suppression des cautions et des dépôts de garantie pour tous les locataires, qui seront remplacés par un système efficace d’assurance mutuelle.
• Le doublement du budget de la justice pour améliorer son fonctionnement.
• Une offre médicale et une qualité de soins garanties sur tout le territoire.
• Le doublement en 10 ans des moyens consacrés à la recherche pour créer les emplois de demain.
4. Le vote utile, c'est aussi un vote pour l'Europe : François Bayrou est européen
En 2008, l'Union européenne sera présidée par la France. Nos voisins européens attendent de la France un retour dans la négociation pour faire avancer l'Europe (Sarkozy n'a pas assisté à un seul conseil de ministres de l'Union européenne depuis la fin 2005). Il nous faut un président européen, qui saura discuter sereinement avec nos partenaires, sans les mépriser. Bayrou est celui-là. Pour cesser d'opposer les "oui" et les "non" après le référendum, Bayrou a une vision européenne de compromis juste et réaliste (désolé pour les rêveurs, mais prétendre à une vision idéale et franco-française serait suicidaire). Bayrou est le candidat le plus apprécié à l'extérieur de nos frontières (amitiés et confiance avec des dirigeants allemands, italiens, belges, luxembourgeois, britanniques...). Pour sortir de la crise européenne, Bayrou propose un nouveau texte pour lancer , qui sera soumis à référendum, pour rétablir la confiance entre les Français et l’Europe.
10:50 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Europe, Bayrou, élection, vote utile
06.02.2007
Peut-on désirer Bayrou ?
On peut penser ce qu’on veut de son projet politique, ou même ne pas le comprendre, mais il y a chez Bayrou une dignité qu’on ne trouve pas chez les autres.
L’homme a des principes, une certaine hauteur de vue et de la culture. Autant de qualités introuvables chez bon nombre de politiques aujourd'hui. Bayrou respecte les mots, même s’il a le langage parfois hésitant. Mais hésiter, c’est aussi chercher le mot juste, quand d’autres ont déjà tout préparé et répété comme des acteurs.
Bayrou ne méprise pas le peuple, il fait appel à l’intelligence plutôt qu’à l’émotion. Il sait écouter et met à l’honneur des valeurs fondatrices d'une société démocratique et républicaine. Dans le bruit médiatique de la campagne, François Bayrou se distingue.
Ce mardi soir, sur Canal +, le candidat centriste a dit qu’il avait parfois le sentiment d’être plus à gauche que Ségolène Royal, quand il entendait la candidate du PS. Face aux questions répétitives des journalistes sur son positionnement au centre, Bayrou défend sa ligne : la gauche et la droite ont fait beaucoup de mal jusqu’à maintenant et il faut en finir avec ce paysage coupé en deux. C’est peut-être un peu naïf. Mais c’est sincère.
Dans une campagne, les apparences sont trompeuses. Bayrou ne serait pas charismatique. C’est le sentiment qu’on peut avoir en le voyant à la télévision ou à la tribune. Mais dans la vraie vie, les gens qui le rencontrent constatent l’inverse. Bayrou ne serait pas assez « rentre dedans ». Ce n’est pas tout à fait ce que disent ses proches. Il est même capable de colère. Comme tout le monde. Mais pourquoi serait-il un boxeur ou un pitt-bull devant les caméras ? Pour amuser la galerie ? Pour jouer au méchant parce que le monde d’aujourd’hui est laid ? Non, pas la peine. Cet homme ne triche pas. François Bayrou, qui revendique des racines régionales même si ça déplait aux sphères parisiennes (qui ont beau jeu de lui dire que ce n’est pas bien de « diviser » la géographie des Français) a décidé de ne pas rentrer dans le « jeu » médiatique. C’est un principe plus que respectable.
Ne soyons pas béats : Bayrou aime le pouvoir, il le veut. Il est sans doute aussi un peu mégalo, même s’il parle peu à la première personne... Evitons le culte de la personnalité qui va comme un gant à d'autres, parce qu'ils n'ont que ça à se mettre !
L’intelligence de François Bayrou, c’est de dire qu’on ne peut pas tout faire et tout promettre mais qu’il y a des grandes orientations à prendre face à la complexité des choses, pour réformer en profondeur ou pour maintenir des caps : l’éducation (voir notamment sa position sur la carte scolaire), la formation, la réforme de l’Etat et l’Europe sont au coeur de ses orientations. Le président de l’UDF a le mérite de porter des convictions, sans décocher une batterie de mesures qui, mises bout à bout, font ce que l'on appelle « un programme de campagne ». Car c'est moins d’un programme électoral que d’un projet clair et simple que nous avons besoin.
Le niveau d'information des électeurs qui votent en conscience est aujourd'hui plus élevé que certains le pensent, et l'on peut espérer que les voix de la raison emportent la décision en mai prochain. On s'apercevra peut-être alors que faire du bruit ne garantit pas d'être entendu ou compris.
Pour toutes ces raisons, on peut avoir envie de voter Bayrou. C'est d'ailleurs pour ces raisons que le président du Parti Fédéraliste, Chavrier Chavrier, a décidé de soutenir le candidat centriste. Parce qu'on peut désirer l’intelligence et une certaine idée de la politique qui rejoindrait une émotion paisible, recentrée, bien plus humaniste qu’une "rupture tranquille" de droite ou un "ordre juste" de gauche.
Laurent Watrin (7 février 2007)
22:25 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, désir, vote, Canal+, centre