14.03.2008

Valse des étiquettes politiques au second tour


La photographie des candidatures en Lorraine montre une atomisation des partis politiques et les fusions disparates ont brouillé les étiquettes et les certitudes des électeurs


Le second tour des municipales est marqué par des triangulaires dans les deux métropoles régionales et dans 14 autres communes à travers les départements de la Moselle, des Vosges et de la Meurthe-et-Moselle.

A Metz, le sortant J-Marie Rausch (DVD) a récupéré l'investiture officielle de l'UMP, après la fusion entre la députée de droite Marie-Jo Zimmerman (UMP), la MoDem Nathalie Griesbeck et le sans étiquette Emmanuel Lebeau. La 3è liste est emmenée par le socialiste Dominique Gros, qui a rallié des transfuges du MoDem.

A Nancy, le maire sortant UMP André Rossinot affronte deux candidates : Françoise Hervé - qui a le soutien de François Bayrou mais pas celui de la fédération départementale du MoDem - et la Socialiste Nicole Creusot, qui n'a pas le soutien de l'extrême gauche.

Triangulaire également à Rombach (Moselle), Remiremont (Vosges) et Toul (M-et-Moselle), où l'enjeu est à la fois local et national pour l'UMP. La députée Nadine Morano, qui se rêvait déjà en ministre dans un futur gouvernement remanié, est arrivée 3è au premier tour, juste derrière l'ancien maire RPR Jacques Gossot... Ces deux candidats de droite disputent la mairie à la maire sortante PS Nicole Feidt.

A Vandoeuvre-lès-Nancy, les électeurs doivent arbitrer un duel, après les fusions de l'entre deux tours... A gauche comme à droite, les ennemis d'hier sont redevenus copains pour une double stratégie ville - département. La maire sortante UMP Françoise Nicolas a repris dans son giron le MoDem Marc Saint-Denis, pour les municipales, et le centriste a le soutien du maire sortant sur la cantonale de Vandoeuvre-Ouest. A gauche, Stéphane Hablot s'est réconcilié avec le dissident du PS Manu Donati. Les électeurs vandopériens vont donc arbitrer un duel.

A Saint-Dié-des-Vosges, duel entre le maire sortant et une liste fusionnée entre les deux tours. Le socialiste Christian Pierret, ancien ministre de l'Industrie, affronte le candidat divers droite Damien Parmentier, qui a rallié le dissident de gauche Serge Vincent, ancien adjoint au maire de M. Pierret.

En ce qui concerne es cantonales, il y a encore 14 sièges encore à pourvoir en Moselle, 12 en Meurthet-et-Moselle et 4 dans le département des Vosges. Les équilibres actuels ne seront pas bouleversés dimanche soir.
Notons enfin quelques particularités : 4 candidats en lice à Bouzonville (Moselle), et deux candidats certains d'être élus car ils sont seuls dans ce second tour : Philippe David à Hayange (Moselle) et Gauthier Brunner à Vézelize (Meurthe-et-Moselle), qui profite de la "boulette" de son adversaire du premier tour : le conseiller général sortant, Jean-Jacques Henry (UMP) n'a en effet pas déposé sa candidature dans les délais.

La confusion générale entretient le doute sur le taux de participation. L'abstention a déjà été forte au premier tour dans les grandes villes. Les électeurs vont-ils s'y retrouver et se mobiliser ? Rien n'est moins sûr.

Laurent Watrin

"Le vote est un droit, c'est aussi un devoir citoyen"

12.12.2007

La communication de Nicolas Sarkozy mériterait parfois qu'on la boucle

Le chef de l’Etat a dit une grosse bêtise, lors de sa visite en Lorraine, ce mardi 11 décembre. Ce n’est pas la première fois. Mais celle-là est de taille. Heureusement il y avait quelques journalistes - informés – dans la salle des fêtes de Vandoeuvre-lès-Nancy.

La communication du super-président Sarkozy enfile parfois des grosses perles. La dernière "production" du chef de l’Etat a failli tomber aux oubliettes. C’était à Vandoeuvre-lès-Nancy. Le président de la République s’est rendu dans la deuxième ville de Meurthe-et-Moselle pour détailler ses mesures nationales concernant le logement. En marge du thème du jour, Nicolas Sarkozy s’est laissé aller – tout seul - à contrer les critiques du moment sur les contrats industriels signés par la France à l’étranger...

Le chef de l’Etat a carrément glissé en martelant, avec la hargne qui le caractérise, sa volonté de maintenir des usines et des ouvriers en France : « j’en parle dans cette région lorraine qui a tant souffert et à qui on a expliqué que la sidérurgie, c’était fini, et on a l’air bien malin, maintenant, alors que le prix de l’acier n’a jamais été aussi élevé… et qu’il faudrait que, dans cette région, il y ait encore de la production d’acier ». Passons sur le style café du commerce - déjà connu - et disons le tout net : le propos de Sarkozy, en l’occurrence, ne vaut pas un clou ! Sur l'acier, son silence aurait été d'or.

Rassurons-donc le locataire de l’Elysée : la production d'acier en Lorraine existe toujours et elle a de l'avenir. On la trouve dynamique dans les usines du groupe Arcelor-Mittal, à Florange (Moselle) notamment. Dans une note de conjoncture de l'été dernier, l’INSEE Lorraine souligne que la production sidérurgique régionale - plusieurs millions de tonnes par an - a progressé de plus de 4% entre 2005 et 2006. Mieux encore, Arcelor-Mittal continue d'investir dans la recherche sur les aciers spéciaux (la Rollex du chef de l’Etat en contient peut-être).

En Lorraine, la sidérurgie pèse aujourd'hui 3.000 emplois directs et indirects. Cette réalité n'aurait pas dû échapper à un candidat élu sur sa priorité à l'emploi. Le pire, c'est que la bourde a failli passer inaperçue. Il faut dire que personne - ni les journalistes, ni les acteurs locaux - n'a eu la possibilité d'interpeller Nicolas Sarkozy, après son discours de Vandoeuvre-lès-Nancy. L'hyper-président n'avait pas le temps de s'attarder : son agenda de super-communicant le pressait de rentrer à Paris pour y retrouver un certain... Kadhafi.

Laurent Watrin

12.06.2007

Relancer le Mouvement Européen

Comment relancer le débat sur l'Europe ? En faisant vivre le Mouvement Européen, évidemment ! L'association transpartisane se redynamise en Lorraine. Réunion samedi 16 juin à Metz, si l'aventure et le débat ouvert vous tentent. Voici ce que propose Jean-Baptiste Cuzin, président des Jeunes Européens Lorraine :

"Région transfrontalière naturellement européenne, la Lorraine manque d'un mouvement européen associatif structuré et organisé, alors même que le Mouvement européen regroupe dans la Région plus d'une trentaine de membres isolés non rattachés à des sections locales, départementales ou régionale inexistantes. Les Jeunes européens Lorraine, qui fédèrent les membres de moins de 35 ans du Mouvement européen en Lorraine, souhaitent ainsi la création d'une section régionale du Mouvement européen et une coopération très étroite entre le Mouvement européen Lorraine qui pourra être créé et les Jeunes européens Lorraine.

Afin d'établir un contact entre les membres isolés du Mouvement européen en Lorraine, nous vous proposons une réunion d'information samedi 16 juin à 15h00 au Café Le Rubis à Metz (Place Saint-Louis). Cette réunion, nous
l'espérons, sera le préalable convivial à la convocation d'une assemblée générale constitutive du Mouvement européen Lorraine qui pourrait être organisée en septembre ou en octobre, sous réserve qu'un bureau constituant
de cette section puisse être proposé, ce qui implique l'engagement de quelques uns d'entre nous pour établir une telle structure.

N'hésitez pas à contacter pour toutes informations à ce sujet Jean-Baptiste CUZIN, président des Jeunes européens Lorraine (06 30 52 20 56) ou Claude LECLERC, membre du Mouvement européen et secrétaire du Club Unesco de Metz (03 87 31 19 87 / unesco-metz@wanadoo.fr).

Jean-Baptiste CUZIN, pour le bureau des Jeunes européens Lorraine