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28/08/2012

Service public

Gare SNCF de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques). Dimanche 26 août 2012. Six voyageurs attendent le dernier TER pour Biarritz. Il est 20h45, les employés de la gare ont quitté leur poste. Impossible d’acheter un titre de transport sans posséder un peu de monnaie ou une carte bleue disposée à la lecture informatique des machines automatiques.

Quelques minutes avant l’arrivée du train, « pour votre sécurité », l’annonce automatique se répète : « nous vous rappelons que l’étiquetage de vos bagages est obligatoire ». Mais comment obtenir les étiquettes « disponibles en gare » quand les guichets sont clos ?

Toilettes également fermées. La nature - pressante - se soulage dans les herbes hautes qui bordent le bout du quai…

Détail pratique : le haut-parleur parle uniquement français. Dans une région hautement touristique où l’espagnol et le basque sont monnaie courante, le service public ferroviaire ne pourrait-il admettre un brin de multilinguisme ?

Une bouteille d'eau en plastique, vide. Où trouver une poubelle à déchets recyclables ? Rien dans l'enceinte de la gare. Rien non plus dans les parages...

Le train arrive. Dix minutes plus tard, descente à Biarritz. Nous n'avons pas vu le contrôleur. Sortis de la gare, nous jetons un coup d’œil à l’arrêt du bus qui relie la gare biarrote au centre de la ville (3 km plus loin). Le dernier bus a quitté la gare quelques minutes plus tôt… Sous l'abri-bus, où l'affiche publicitaire demeure bien éclairée - un touriste du nord de l’Europe semble hésiter sur la direction à prendre à pied.

Nous lui indiquons le chemin le plus court pour rejoindre son hôtel. Petit service "entre public".