13 octobre 2009

Education citoyenne ?

Que vous soyez "fils de Roi ou fils de rien" (joli poème du Breton Xavier Grall), imaginez donc ce que pourrait être une école de la citoyenneté !

C'est le sujet du prochain café citoyen de Metz, samedi prochain, 17 octobre. Comme d'hab', c'est au café Jehanne D'Arc, où les patrons jouent toujours aussi bien l'ouverture pluraliste. Rendez-vous à 15h pour des échanges non partisans où toute parole personnelle est respectée.

Si vous pouvez imprimer des papiers et faire tourner l'info, merci d'avance : les affichettes sont disponibles en cliquant ICI 

Et le mois prochain, ne manquez pas la semaine des cafés citoyens.

09 juillet 2009

Café Citoyen : le parlement du peuple

Le café citoyen est bien plus qu'un "café du commerce".
Depuis une dizaine d'années, l'association Nouvelle Arcadie, qui s'organise petit à petit en fédération, favorise le développement de ces espaces de débat sur des sujets de société. Réhabiliter la politique, au sens noble du terme, voilà l'ambition de ces cafés citoyens qui se déroulent dans des lieux publics. Le premier d'entre eux a été créé à Caen. L'association locale organise des débats chaque mois. A Metz, Nancy, Arlon (Wallonie), des citoyens européens ont suivi le mouvement. A Metz, le café Jeann d'Arc joue le jeu à fond. Les patrons du lieu participent même au débat ! On compte aujourd'hui une bonne dizaine de cafés citoyens, régulièrement actifs, en France. D'autres cafés citoyens se réunissent de manière irrégulière. D'autres encore sont en projet. 
 
Respect de la parole
 
La méthode et les principes retenus permettent d'assurer la qualité des échanges : tout citoyen peut s'y exprimer librement et faire évoluer les idées - les siennes et celles des autres. Dans cet espace commun, l'écoute est une valeur reine, il n'y a pas a priori de paroles "d'expert". Un spécialiste qui se trouve dans l'assistance peut éclairer le débat de façon spécifique. Mais il n'est pas au centre du sujet, ni la référence incontournable. L'humilité est une autre valeur fondamentale.
 
Préparation et organisation
 
Le café citoyen se prépare. Les participants choisissent les sujets discutés. Ils votent, à la majorité, le débat proposé pour le rendez-vous suivant. La personne ayant lancé l'idée du sujet retenu est censée préparer une introduction à la discussion. La tenue du débat est assuré par un animateur du café citoyen. Celui-ci prépare le sujet, lui aussi, la plupart du temps ; il distribue la parole et veille à ce qu'on ne coupe pas l'interlocuteur qui parle. L'animateur recadre aussi les débats, autant que possible, grâce à des faits, des éclairages d'actualité, des relances et des questions. Au café citoyen, on peut aussi venir simplement pour entendre les autres. La compréhension mutuelle, le pluralisme et l'absence de prosélytisme sont des règles d'or. Le café citoyen donne lieu à des synthèses et parfois même des propositions nouvelles pour le débat démocratique. "Ici j'apprends des choses et je fais évoluer ma réflexion ; pour moi qui n'ai pas fait de grandes études, c'est une bouffée d'oxygène" raconte un participant désormais fidèle du café citoyen de Metz. La méthode commence à faire ses preuves. Le café citoyen est bien plus un parlement du peuple qu'une conversation de bistrot.
 
Prochain débat à Metz : samedi 18 juillet sur le thème : "quelle place pour la religion dans notre société laïque ?"
Rendez-vous au café Jehanne d'Arc, place Jeanne d'Arc à 15h, samedi 18/07.

28 juin 2009

Travailler le dimanche ?

Faut-il travailler le dimanche ? C'était le débat du dernier café citoyen à Metz. En pleine actualité. L'Assemblée nationale doit examiner une proposition de loi (UMP) sur le sujet, lors de la session parlementaire de juillet. Voici une synthèse des réflexions échangées le 20 juin dernier, au café Jeanne d'Arc. Prochain débat le 18 juillet (voir à la fin de cet article).

 

La proposition de loi sur le travail du dimanche vise à étendre la possibilité de travailler le dimanche tout en organisant le volontariat. Le repos dominical reste le principe à la base de la future loi. Il existe déjà des dérogations préfectorales, temporaires ou permanentes, pour certaines activités (urgences vitales, zones commerciales spécifiques...) ou certains secteurs géographiques (zones touristiques). En revanche, la majoration des salaires le dimanche n’est pas prévue actuellement par la loi ; elle est régie branche par branche.

 

Que peut donc changer la nouvelle loi ? 

 

C’est l’interrogation générale. Du point de vue économique, le gouvernement espère un regain de croissance et de consommation. Mais la pression sur les salariés, en période de crise, risque de multiplier les problèmes sociaux. Qu’en sera-t-il du volontariat ? La loi aura probablement du mal à l’imposer. Comment le contrôler ? Imaginons une mère célibataire, plus ou moins contrainte de travailler le dimanche, et obligée de payer une nounou ce jour-là. Selon certains, l’extension du travail du dimanche vient du lobbying de la grande distribution, que le petit commerce ne peut pas suivre.

 

Le jour de repos du dimanche, inspiré historiquement de la religion catholique, pose la question du vivre-ensemble. Un jour à vivre en commun plutôt qu’une journée supplémentaire d’activité économique ? D’un côté, avec l’extension du travail du dimanche, nous allons vers la rentabilisation maximale de l’économie ; de l’autre, il y a l’utopie et le partage possible, au-delà des considérations religieuses. Les services publics pourraient être ouverts plus souvent le week-end. Peut-être pas le dimanche, mais au moins le samedi.

 

 

Travail et utopie

 

La société a bougé. La définition du travail doit bouger aussi. Il faut peut-être redéfinir notre relation au travail avant de répondre à la question des jours travaillés. Travailler, c’est d'abord avoir une activité choisie, entre l'effort consenti et le plaisir qu'on y trouve. C'est plus inventif que d’être employé, dans un cadre où la "servitude" existe. Pourquoi pas une société de patrons plutôt que de salariés ? Vision utopique ?

 

Pour la majorité des participants de ce café citoyen du 20 juin, à Metz, la proposition de loi sur le travail du dimanche risque d’apparaître décalée par rapport aux préoccupations liées à la crise et à la place de l’Homme dans notre économie en mutation.

 

> Le café citoyen de Metz continue cet été ! Prochain rendez-vous, le samedi 18 juillet, à 15h, au Café « Le Jehanne d’Arc », place Jeanne d’Arc. Discussion prévue : « Quelle place pour la religion dans notre société laïque ? ». 

 
 

19 juin 2009

Café Citoyen samedi 20 juin

Faut-il travailler le dimanche ?

C'est le thème du café citoyen ce samedi à Metz, au café jehanne d'Arc, à 15h.

Le dimanche est en principe le jour de repos des salariés. Il y a des dérogations, temporaires ou permanentes, selon les activités et les professions. La loi ne prévoit pas, de façon générale, une majoration de salaire pour les employés du dimanche. Le système du volontariat n'est pas non plus organisé. Faut-il étendre l'économie et le commerce le dimanche, comme le préconise le projet de loi en préparation ? Faut-il laisser faire les patrons ? Peut-on instaurer un volontariat des personnels ? Ou bien faut-il tout fermer le dimanche, en dehors des activités "vitales" ? Travailler ou pas le dimanche, mais au nom de quoi ? La religion, la tradition, la nécessité d'un jour de repos en commun pour tous ? Et pour quoi faire ?

Venez débattre, au café citoyen, dans le respect de la parole des autres, ce samedi 20 juin, au café citoyen de Metz, à partir de 15h

(happy hour sur la bière et café pas cher !)

 

 

16 octobre 2007

Vivre avec les sans abri

L'hiver approchant, les "grands" médias vont résonner (raisonner ?) d'un air tristement connu : les SDF et "leurs" problèmes (ou plutôt ceux qu'ils nous posent...). Dans le jargon de la presse, c'est un sujet "marronnier", qui revient chaque année à la même époque.

L'émotion sera vive, les témoignages seront forts, les lamentations pesantes, les responsables politiques désolés... comme d'habitude. Et il y aura des morts, sans doute, comme tous les ans. A moins que le réchauffement climatique épargne enfin ceux qui n'ont pas de toît. Ce serait la première bonne nouvelle du Grenelle de l'environnement.

Allez ! Cessons le caustique, passons à la pratique : comment vivre avec les SDF ? Peut-on faire en sorte qu'il n'y ait plus de sans logis ?

C'est la question que se pose le café citoyen de Metz, samedi prochain 20 octobre, à partir de 15h.

Rendez-vous sous les arcades de la place saint-louis, au café le Rubis.

Comme d'habitude, l'expression sera libre, dans le respect de la parole de l'autre. Un principe et pas de vérité toute faite, c'est le sens du café citoyen, qui a pour but d'interpeller tout le monde, citoyen sans grade, élus ou experts, sans offrir de tribune particulière.