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17/08/2011

Peut-on changer de système économique ?

Le réseau des cafés citoyens vient de programmer le sujet fédérateur de sa rentrée d'automne. Du 19 au 26 novembre 2011, le "système économique" sera le thème de discussion pour tous ceux qui souhaitent participer à la Semaine des Cafés Citoyens.

Si l'on définit le "système économique" comme un "ensemble de paramètres, formant l'appareil de production et assurant la gestion des ressources, apte à satisfaire les besoins des populations dans la durée", alors nous pouvons considérer que ce système évolue sans cesse, sous nos yeux, plus ou moins brutalement.

La révolution numérique nous en offre un exemple actuel. L'informatisation change les modes de production, l'internet permet d'étendre nos connaissances individuelles sur les produits - et les ressources - tout en accroissant considérablement notre possibilité de consommer des biens, qu'ils soient matériels ou culturels.

Le système économique est sans cesse influencé : d'abord par la nécessité, c'est-à-dire la gestion des ressources (on voit comment les écologistes s'emparent de ce thème depuis quelques années) ; ensuite par les progrès de la science, c'est-à-dire la technologie appliquée à la production et à la distribution.

Posée de manière brusque, la question du changement global du système économique relève quasiment de l'absurde et demeure sans réponse. 

Et il ne faut pas oublier la question des besoins, variables et différenciés selon l'époque, le territoire, la population et même les individus, considérés un par un.

"On" a donc du mal à imaginer pouvoir changer l'économie en tant que bloc systémique et uniforme. D'autant plus qu'il n'y a jamais eu UN système économique unique, mais DES systèmes économiques cohabitant à travers le monde et même à l'intérieur de nos régions connues.

En France, des dizaines de règles s'appliquent à l'entreprise et aux rapports sociaux dans l'économie. Et ce n'est qu'un paramètre environnant du "système"...

Dans une même région, le citoyen contribuable peut subventionner des filières agricoles biologiques et des productions industrielles très nocives à l'environnement... même si ledit citoyen a voté pour un pouvoir régional qui a affiché sa priorité pour le respect de la nature.

La question clé n'est peut-être pas celle du système économique en tant que tel, mais son caractère plus ou moins redistributif et utile à la vie des hommes. Et ce caractère, qui donne du sens à l'économie dans la durée, relève bien plus des questions d'éducation et de culture, autrement dit de la politique.

Laisser aux personnes la liberté et le choix de leur économie, favorise la liberté de l'homme au sens plein. Les systèmes d'échanges locaux (voir l'exemple de Bruxelles) donnent un exemple d'économie, orientée et semi-fermée, où les acteurs s'entendent pour placer la compétence et la relation sociale au coeur du système, en dehors du circuit conventionnel marchand et de l'échange monétaire à vocation spéculative.

Les valeurs de l'Union européenne favorisent ce type de modèle économique, en même temps qu'elles incitent les dirigeants à s'occuper de la dette des Etats. Cela peut sembler paradoxal. Mais c'est sans doute une bonne nouvelle pour le citoyen.

Avoir le choix reste primordial à l'évolution des systèmes économiques. Les partisans de la biodiversité peuvent admettre l'argument.

En conclusion, peut-être ne doit-on pas imaginer de changer de système économique, dans sa globalité, mais plutôt réaffirmer notre système de valeurs - européen en l'occurence - qui permet la diversité des acteurs et des comportements économiques et qui nous invite à "faire société" tout en évitant le combat systématique et les agressions subies au nom de l'économie.

lw

Écrit par eurocitoyen dans Actualités, Blog, Edito | Lien permanent | Tags : cafés citoyens, économie, écologie | |  Facebook | | |