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18/03/2012

L'Europe dans tous ses états

L'Europe est la clé de l'avenir politique, pour la France, comme chez nos voisins.

Les textes qui régissent aujourd'hui la façon de proposer des contrats démocratiques avec les peuples de l'Union sont bafoués par des dirigeants trop nationalistes pour proposer des grands projets communautaires. Ces dirigeants sont d'abord de droite ou de gauche, avant d'être respectueux de la démocratie pour l'Europe, et solidaire avec les peuples qui les observent de moins en moins avec bienveillance.

Aujourd'hui, il y a  pourtant tout ce qu'il faut dans les traités pour que l'Europe devienne une puissance économique forte vis à vis de l'extérieur et solidaire pour ses citoyens de l'intérieur !

Lorsque nos chefs d'Etat et de gouvernement réclament des règles budgétaires sous la pression de leur opinion nationale supposée (méthode Merkel) ou des contrôles aux frontières délirants (méthode Sarkozy) au mépris des institutions européennes et de la coopération dans l'Union, ils sont les destructeurs de l'humanisme européen social. Lorsque les opposants à ces dirigeants réclament de tout revoir et de tout renégocier, ils méprisent pareillement les possibilités actuelles de l'Europe.

En France, le candidat présidentielle qui réveillera cette conscience humaniste aura les faveurs de la majorité des suffrages.

Et l'on peut faire le pari que cette majorité européenne et française est, encore aujourd'hui, malgré les tensions nationalistes dans l'opinion, une majorité confortable qui peut engendrer un gouvernement européen de la République.

> Pour un bilan chiffré et argumenté sur l'Europe, cliquez ici : Fondation Schuman

11/02/2012

Ce que les sondages politiques nous disent (ou pas)

Les campagnes électorales multiplient les sondages. La France prise cette compétition du miroir des opinions.

Depuis quelques mois, il ne se passe pas une semaine sans connaître la croyance de l'opinion sur les candidats à la présidentielle de 2012 et sur les fameuses "intentions de vote" des électeurs français.

Il y a deux grandes sources de sondages politiques : les médias et les candidats eux-mêmes.

Les sondages les plus répandus sont achetés par les médias. De manière générale, la presse, la radio, la télévision, et les sites internet associés, posent des questions plutôt simples, dont la liste est limitée pour ne pas gonfler la facture.

Une question sur un panel de mille personnes est vendue, en moyenne, entre 1.000 et 3.000 euros, selon la période et l'institut de sondage. Un sondage qui tente d'analyser la structure d'un vote de façon fiable peut donc atteindre plusieurs dizaines de milliers d'euros.

Les médias répètent les mêmes types de sondages d'opinion afin de produire des analyses durant toute la campagne. Cette répétition permet la crédibilité - ou son illusion. Que se passerait-il, en effet, si les sondages variaient trop souvent ou devenaient trop complexes dans leur champ de question ? Les résultats n'auraient plus de sens pour les commentateurs au long cours... Ce serait risquer de noyer le poisson plutôt que de le ferrer.

Certes, il y a bien de temps en temps un piment dans la sauce. Comme ce sondage iconoclaste, "révélé", en décembre 2011, par le Journal du Dimanche, qui mettait en scène un candidat méconnu.

Il arrive que les candidats eux-mêmes transmettent (gracieusement) leur sondage à la presse. Quand cela peut servir leur stratégie de campagne. Forcément. Mais, la plupart du temps, les partis et les directions de campagne électorale préfèrent garder le secret de leurs propres commandes car leurs questions orientent précisément leur stratégie de communication et les thèmes de leur campagne.

Dans une catégorie (médias) comme dans l'autre (candidats), les limites des réponses sont donc assez convenues. Et dans tous les cas, le sondage n'est qu'un léger reflet instantané de ce que veulent bien lâcher les volontaires.

En effet, aucune étude d'opinion n'affiche le nombre des personnes ayant refusé de répondre aux questions, ni la quantité de sondés ayant jeté l'éponge avant le terme des questions. En politique-fiction, les exclus ne comptent pas.

Si vous ajoutez le nombre de personnes qui répondent n'importe quoi (j'ai testé avec joie), les indécis et les "sans opinion", cela fait du monde dans la marge d'erreur !

Mais, alors, comment se fait-il que les sondages s'approchent parfois de la vérité ? Poser cette question pourrait faire un sondage amusant.

Laurent Watrin

Écrit par Eurocitoyen dans Actualités, Blog, Edito | Lien permanent | Tags : sondages, campagne, présidentielle, 2012, candidats, bayrou, melenchon, le pen, sarkozy, joly, poutou, dupont-aignan | |  Facebook | | |