23 novembre 2009

Café Citoyen à Nancy : la parole est à vous

Le sommet mondial sur le climat se réunit à Copenhague, début décembre, sous l’égide de l’ONU. 187 pays seront représentés. Les scientifiques parlent d’urgence.

L’Europe veut montrer l’exemple en finançant en priorité des projets écologiques et en demandant à ses partenaires de faire aussi bien que les engagements signés par les 27 états membres de l'Union.

Le développement durable touche de plus en plus notre vie quotidienne. Il concerne aussi bien la cohésion sociale que le domaine de l’environnement. Et si, demain, nous étions tous responsables du « développement durable » au sens large ?

- Venez écouter, réflechir, exprimer-

- VENDREDI 27 novembre 2009, à 18h -

- à NANCY, MJC Pichon, 7, Bd du Recteur Senn -

 Les cafés citoyens font partie du réseau de la fédération Nouvelle Arcadie, indépendante de tout parti, syndicat ou organisme subventionné par l'Etat. Parole personnelle et pluralisme y sont les règles d'or. Au plaisir de vous y retrouver.

21 novembre 2009

A Copenhague, l’Europe entend montrer l’exemple

Les Nations Unies se réunissent du 7 au 18 décembre 2009 à Copenhague pour adopter un nouveau compromis mondial contre le réchauffement climatique. 187 pays signataires de la Convention sur le climat doivent négocier une réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’accord futur est censé remodeler le protocole de Kyoto qui arrive à terme en 2012. Objectif : amplifier les avancées conclues par le passé. L'Union européenne entend jouer un rôle moteur dans la nouvelle négociation, sur la base du "paquet" énergie-climat adopté par les 27 Etats membres de l’Union lors du conseil européen de Bruxelles, au moment de la présidence française de l’Europe. 

Ce compromis européen, validé par le Parlement et le conseil des ministres, vise à mettre en oeuvre une politique commune volontaire : d'ici 2020, l'ambition repose sur la règle des "3 fois 20" : une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, une amélioration de 20% des économies d’énergie et une part de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation d'énergie de l'UE.

Réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre de l’industrie européenne doit se faire sur la base d’un mécanisme d'enchère des quotas d'émission. C’est l’application du principe « pollueur-payeur ». Pour le secteur non industriel, il s’agirait de diminuer de 10% les émissions de gaz à effet de serre : le logement, les transports et l'agriculture sont concernés.

Le Conseil européen a voulu montrer l’exemple en proposant que les 27 Etats de l’Union portent à 30% leur réduction globale d’émissions de gaz à effet de serre si les autres pays signataires de la Convention internationale augmentent globalement leurs efforts de réduction. L’UE préconise l'instauration d'un marché mondial des "droits à polluer". Le système plafonnerait le niveau global des émissions autorisées. Il permettrait aux industries d'acheter et de vendre des quotas aux enchères, selon leurs besoins, de manière à réduire les émissions efficacement.

Jusqu'en 2013, selon le « paquet » européen énergie-climat, la majorité des droits d'émission sera allouée gratuitement. Cette ambition se heurte à un frein économique potentiel : les pays où l’industrie est la plus polluante (Allemagne et Pologne notamment) redoutent les délocalisations de leurs industries vers des pays où les règles environnementales seraient moins coûteuses. Le compromis européen prévoit que des droits d'émission gratuits soient alloués aux industries énergivores exposées aux délocalisations, tant qu'un accord international satisfaisant n'aura pas été conclu. Seuls 20% des quotas créés seront mis aux enchères (le reste sera gratuit), entre les autres industries à partir de 2013, puis 70% en 2020, et 100% en 2027.

12% de l'enveloppe des quotas sera ainsi répartie à titre gratuit entre la Bulgarie, la Republique tchèque, l'Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie. Les 88% de quotas restants seront distribués aux 27 sur la base des émissions enregistrées en 2005.

Dès 2013, chaque État membre devra atteindre, d'ici à 2020, son propre objectif de réduction d'émissions pour certains secteurs : les transports routiers et maritimes, le bâtiment, les services, l'agriculture, et les petites installations industrielles, responsables d'environ 60% de toutes les émissions de gaz à effet de serre dans l'UE. Par rapport aux niveaux de 2005, la France devra par exemple réduire ses émissions de 14% (le Luxembourg de 20%).

Théoriquement, les Etats seront soutenus financièrement par l’Europe pour investir dans de nouvelles technologies afin d’encourager le développement de centrales capables de stocker le CO2 "de manière permanente et sûre au sous-sol". Actuellement, les émissions des centrales comptent pour 40% de toutes les émissions de CO2 dans l'UE.

Pour porter à 20% le pourcentage de consommation tirée des énergies renouvelables, les Etats membres devront développer l'hydroélectrique, le solaire, l'éolien, de la biomasse ou encore la géothermie. Les experts s’accordent à dire que la diversité peut être un gage d’efficacité. En 2005, celles-ci ne représentaient encore que 7% de la consommation énergétique de l'UE.

L’industrie automobile sera particulièrement surveillée. Les émissions maximales de CO2 des voitures neuves doivent passer à 130g de CO2 par km (contre 160g aujourd’hui). Sans améliorations de la motorisation, les constructeurs devront payer des amendes. Des carburants moins polluants doivent aussi être élaborés. En attendant, c'est encore le diesel qui produit le moins de CO2. 

Le coût du paquet "énergie-climat" est estimé à 1% de la richesse européenne, c'est-à-dire 100 à 120 milliards d'euros.

20 novembre 2009

La semaine des cafés citoyens

La semaine des cafés citoyens,

événement national  

Une quinzaine de débats du 21 au 28 novembre 2009

 

Faut-il et comment rendre les Hommes responsables

de leurs actes envers les générations futures ?

 

A Metz, le samedi 21 novembre

A Nancy, le 28 novembre

Et aussi... www.cafes-citoyens.fr

08 novembre 2009

Climat : ambition britannique freinée

L’ambition britannique sur le climat se heurte aux freins internationaux. Les pays du G20, réunis ce samedi 7 novembre en Ecosse, sont apparus divisés sur la question du financement de la lutte contre les conséquences de l’activité humaine sur le réchauffement climatique. La Grande-Bretagne, soutenue par la France, estime nécessaire une taxe sur la finance mondiale pour réguler les finances mondiales et lancer la voie d’investissements massifs dans des projets d’économie durable. Les participants à ce G20, consacré à la finance internationale, ont manifestement boudé cette proposition.

Le secrétaire américain au Trésor, Tim Geithner, a souligné que l’idée d’une taxe sur la finance ne figurait pas à l'ordre du jour. De son côté, le directeur du FMI (Fonds Monétaire International), Dominique Strauss-Kahn, estime que cette hypothèse est impossible à mettre en oeuvre. Le sujet ne fait donc pas partie de la déclaration finale du sommet écossais, nouvelle étape préparatoire à la réunion mondiale de Copenhague, prévue en décembre prochain. Les ministres réunis lors de ce G20 se sont contentés d'un accord de principe sur la nécessité d'une ambition pour parvenir à lutter contre le réchauffement climatique. Aucun engagement chiffré n’a été avancé, malgré les arguments britanniques. Selon le ministre britannique des Finances, Alistair Darling, "si nous ne parvenons pas à nous entendre sur le financement de la lutte contre le changement climatique, ce sera beaucoup, beaucoup plus difficile d'obtenir un accord à Copenhague".

En décembre, à Copenhague, la communauté internationale est censée trouver un nouvel accord mondial pour remplacer le protocole de Kyoto sur la lutte contre le réchauffement climatique. Ce protocole prendra fin en 2012. Un mois avant le grand rendez-vous de Copenhague, les négociations piétinent.

Le sujet sera au cœur du débat lancé par le réseau des cafés citoyens, réunis au sein de la fédération Nouvelle Arcadie. Vous aussi, vous pouvez participer au débat, sur le thème :

« faut-il rendre les Hommes responsables de leurs actes envers les générations futures ? »

Au-delà des questions écologiques, le développement durable représente aussi un chantier social et démocratique.

Pour en savoir plus : http://www.cafes-citoyens.fr.

(Agoravox est partenaire de ce débat pluraliste).

Semaine CC.doc

29 janvier 2009

Climat : trop dur pour l'Europe ?

La commission européenne vient de présenter, ce mercredi 28 janvier, son projet de proposition pour les nouvelles négociations mondiales sur le climat. Il s'agit de préparer le nouveau traité international pour limiter les gaz à effet de serre. Ce futur accord, qui doit être validé à Copenhague en décembre prochain, remplacera le protocole de Kyoto (1997).

Le commissaire européen a l'environnement, Stavros Dimas, explique que « pour parvenir à un accord, il sera crucial de trouver de nouveaux modes de financement ». L'exécutif européen propose une alternative : ou bien un engagement annuel des pays riches en faveur des pays en développement basé sur les émissions de gaz relatif au PIB ; ou bien un prélèvement sur les recettes de leurs enchères d’émissions.

Si les pays industrialisés devraient porter la plus grande part de l’effort, en réduisant collectivement leurs émissions de gaz à effet de serre de 30% d'ici 2020 (par rapport aux volumes de 1990), la Commission européenne souhaite aussi que les pays en croissance économique prennent leur part de responsabilité. En outre, la Commission de Bruxelles propose un marché commun du carbone au sein de l’OCDE d’ici à 2015. Ce serait une étape vers un marché mondial, selon les experts de l'UE. L'Europe des 27 a déjà prévu de réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 (30% en cas d'accord à Copenhague).

La crise financière mondiale risque de peser lourd dans la négociation, et probablement dans un sens défavorable à la planète. A moins que les Etats développés comme en développement se mettent d'accord sur la nécessité de développer - en commun ! - des énergies sans conséquence sur le changement climatique. En tout cas, la maîtrise des énergies et des matières premières est au coeur de toute nouvelle donne internationale. Et dans ce domaine, l'Europe dans son ensemble paraît avoir peu de moyens de pression, à l'heure qu'il est.