11 novembre 2009
Le développement du… râble
Dans le lapin, le râble, c’est le bout de l’animal. Bien mijoté, c’est pas mauvais.
La mutation de notre système économique nous mijote aussi des trucs savoureux.
Un exemple à Epinal (Vosges).
Fumeurs et amateurs de chewing-gum, ne jetez plus vos déchets par terre ! C'est le message de la ville d'Epinal. La cité des images fait la promotion d'un "cendrier de poche", commercialisé par une entreprise de la région. Le gadget s'appelle "be-ox", jeu de mot franglais qui combine la bio et la box (traduction : boîte). La mairie d’Epinal vient d’acheter 3.000 de ces "be-ox" (1,10 € pièce) pour en distribuer gratuitement à ses « partenaires » : lycées, commerçants, restaurateurs et débitants de tabac du centre-ville. Objectif : inciter les habitants au civisme, au nom du développement durable.
Car l'entreprise Olsen Concept vend ce cendrier de poche moderne en mettant en avant sa matière… recyclable et dégradable ! Cerise sur le mégot, la filière économique estampillée écolo pense à tout : la "be-ox" peut être vendue avec, sur son râble, un message publicitaire personnalisé. Commentaire amusé d’un restaurateur pas forcément convaincu : « si je m’y mets, le jour où un client balance la boîte avec des clopes dedans, on sait d’où ça vient ! ».
Evidemment, le but de l’opération est pédagogique. Il s’agit de faire en sorte que le tout se retrouve à la poubelle plutôt que sur la voie publique. Mais une question, mon lapin : un cours d’éducation civique, ce ne serait pas plus durable, des fois ?
Laurent Watrin
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24 octobre 2009
Achats sur internet : lacunes européennes
60% des achats réalisés en ligne dans un autre Etat membre seraient refusés. C'est ce que montre une enquête européenne auprès des consommateurs de l'Union qui ont tenté une transaction commerciale avec un vendeur dans un Etat voisin. Cette étude porte sur une centaine de produits (appareils photo, CD, livres, vêtements) et un total de 11.000 commandes.
Il y a deux motifs principaux de refus : ou bien le commerçant refuse l´expédition de l'article vers le pays de l´acheteur, ou bien les moyens de paiement transfrontalier font défaut.
Pour Meglena Kuneva, la commissaire européenne à la Protection des consommateurs, nous avons, en Europe, « la technologie nécessaire à un grand marché mais pas le commerce ».
La commissaire précise que la langue ne représente pas une barrière. Le frein principal résiderait plutôt dans le fait que le consommateur a des doutes - à juste titre - sur la protection de ses droits. Pour remédier à cette lacune, la Commission réfléchit à la création d'un cadre juridique applicable à tous les contrats au sein de l'Union. Le commerce électronique en Europe représente un volume annuel d'environ 106 milliards d'euros, selon le site neteco.com. Les consommateurs disposeraient ainsi de recours adéquats. Avec les nouvelles technologies, la simplification des règles transfrontalières devient nécessaire.
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