20 novembre 2009

La semaine des cafés citoyens

La semaine des cafés citoyens,

événement national  

Une quinzaine de débats du 21 au 28 novembre 2009

 

Faut-il et comment rendre les Hommes responsables

de leurs actes envers les générations futures ?

 

A Metz, le samedi 21 novembre

A Nancy, le 28 novembre

Et aussi... www.cafes-citoyens.fr

16 octobre 2009

Une école de la citoyenneté ?

"Vers une école de la citoyenneté ?"

 
Café citoyen à Metz, ce samedi 17 octobre, au café Jehanne d'Arc, place Jeanne d'Arc, à partir de 15h
Voir les flyers ICI

13 octobre 2009

Education citoyenne ?

Que vous soyez "fils de Roi ou fils de rien" (joli poème du Breton Xavier Grall), imaginez donc ce que pourrait être une école de la citoyenneté !

C'est le sujet du prochain café citoyen de Metz, samedi prochain, 17 octobre. Comme d'hab', c'est au café Jehanne D'Arc, où les patrons jouent toujours aussi bien l'ouverture pluraliste. Rendez-vous à 15h pour des échanges non partisans où toute parole personnelle est respectée.

Si vous pouvez imprimer des papiers et faire tourner l'info, merci d'avance : les affichettes sont disponibles en cliquant ICI 

Et le mois prochain, ne manquez pas la semaine des cafés citoyens.

18 septembre 2009

L'utopie s'invite au café citoyen

cafe190909.pdf

Faut-il une utopie pour sortir de la crise ?

Thème du café citoyen de Metz, ce samedi 19 septembre, à 15h, au café Jehanne d'Arc, place Jeanne d'Arc.

Venez pour échanger des idées ou tout simplement pour écouter

 

28 août 2009

L’appel du pied des Roses aux Oranges

Les socialistes, réunis pour leur Université d'été, à La Rochelle, ont entendu la Première secrétaire du PS lancer un appel à François Bayrou. Martine Aubry en a profité pour dire au président du Mouvement démocrate que « l’anti-sarkozysme ne suffit pas ». Au Modem, Mme Aubry, personne n'en doute, et le mouvement présidé par le député des Pyrénées-Atlantiques a même un programme ! La cheftaine du PS évoque aussi la possibilité de "bâtir ensemble un avenir" en expliquant que son parti est "ouvert" aux démocrates, mais sous conditions. Martine Aubry s'adresse même directement à François Bayrou : "si des démocrates et humanistes souhaitent nous rejoindre, cela doit être fait dans la clarté, nous sommes ouverts, mais c'est à François Bayrou d'apporter la clarté, si c'est sa conviction. La question lui est posée : êtes-vous prêt à nous rejoindre pour un projet économique, social et écologique ?".

Peut-être Martine Aubry a-t-elle raté quelques épisodes précédents : un projet économique écologue, responsable, européen et solidaire, c'est ce ce que préconise le Modem depuis sa création. Relire les lignes - réalistes et applicables - du programme démocrate qui a nourri la campagne européenneset qui fondent les engagements des eurodéputés Modem-ADLE, et de leur porte-parole au parlement de Strasbourg, Guy Verhofstadt.

Avant l'université de la Rochelle, la vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez, avait accepté l'invitation des amis du socialiste Vincent Peillon, à Marseille, pour évoquer quelques principes communs. Les élections régionales de mars prochain sont en ligne de mire évidemment. Un constat : le PS demeure campé sur des positions très classiques et largement hégémoniques : "nous, en 2012, nous voulons un candidat de gauche", dit Martine Aubry. La numéro un du PS sait pourtant bien que la volonté ne suffit pas. Au Modem, on estime que le clivage traditionnel peut être revu et corrigé. On peut être libéral en politique (pour la liberté du citoyen) et social en économie (pour assurer la libre entreprise), en batissant un état sobre qui ne s'enfonce pas dans le gâchis d'argent public. Et si Martine Aubry et ses amis ont un doute sur le positionnement des démocrates, qu'ils aillent écouter les amis du Nouveau Centre, cette droite à l'ancienne qui a choisi d'appuyer la politique de M. Sarkozy. Sortir des vieux schéma - ajoutons-le au passage - c’est aussi ce que demande le "Grand Animateur Vert", Daniel-Cohn Bendit. Ce dernier goûte assez peu les roucoulements roses exprimés en direction des écolos, après le succès de la marque Europe Ecologie, en juin dernier.

Pour ce qui est des oeillades orangées du PS, le Modem aura l’occasion de répondre précisément à Martine Aubry, lors de son Université de rentrée, à la Grande Motte (4 au 6 septembre). Allez-y faire un tour, histoire de refaire le monde avec des vitamines !

LW

09 juillet 2009

Café Citoyen : le parlement du peuple

Le café citoyen est bien plus qu'un "café du commerce".
Depuis une dizaine d'années, l'association Nouvelle Arcadie, qui s'organise petit à petit en fédération, favorise le développement de ces espaces de débat sur des sujets de société. Réhabiliter la politique, au sens noble du terme, voilà l'ambition de ces cafés citoyens qui se déroulent dans des lieux publics. Le premier d'entre eux a été créé à Caen. L'association locale organise des débats chaque mois. A Metz, Nancy, Arlon (Wallonie), des citoyens européens ont suivi le mouvement. A Metz, le café Jeann d'Arc joue le jeu à fond. Les patrons du lieu participent même au débat ! On compte aujourd'hui une bonne dizaine de cafés citoyens, régulièrement actifs, en France. D'autres cafés citoyens se réunissent de manière irrégulière. D'autres encore sont en projet. 
 
Respect de la parole
 
La méthode et les principes retenus permettent d'assurer la qualité des échanges : tout citoyen peut s'y exprimer librement et faire évoluer les idées - les siennes et celles des autres. Dans cet espace commun, l'écoute est une valeur reine, il n'y a pas a priori de paroles "d'expert". Un spécialiste qui se trouve dans l'assistance peut éclairer le débat de façon spécifique. Mais il n'est pas au centre du sujet, ni la référence incontournable. L'humilité est une autre valeur fondamentale.
 
Préparation et organisation
 
Le café citoyen se prépare. Les participants choisissent les sujets discutés. Ils votent, à la majorité, le débat proposé pour le rendez-vous suivant. La personne ayant lancé l'idée du sujet retenu est censée préparer une introduction à la discussion. La tenue du débat est assuré par un animateur du café citoyen. Celui-ci prépare le sujet, lui aussi, la plupart du temps ; il distribue la parole et veille à ce qu'on ne coupe pas l'interlocuteur qui parle. L'animateur recadre aussi les débats, autant que possible, grâce à des faits, des éclairages d'actualité, des relances et des questions. Au café citoyen, on peut aussi venir simplement pour entendre les autres. La compréhension mutuelle, le pluralisme et l'absence de prosélytisme sont des règles d'or. Le café citoyen donne lieu à des synthèses et parfois même des propositions nouvelles pour le débat démocratique. "Ici j'apprends des choses et je fais évoluer ma réflexion ; pour moi qui n'ai pas fait de grandes études, c'est une bouffée d'oxygène" raconte un participant désormais fidèle du café citoyen de Metz. La méthode commence à faire ses preuves. Le café citoyen est bien plus un parlement du peuple qu'une conversation de bistrot.
 
Prochain débat à Metz : samedi 18 juillet sur le thème : "quelle place pour la religion dans notre société laïque ?"
Rendez-vous au café Jehanne d'Arc, place Jeanne d'Arc à 15h, samedi 18/07.

29 mai 2009

Non sens

"Débat" sur France 3, avec les principales têtes de liste de la circonscription Est pour les élections du 7 juin. C'était ce jeudi soir.

Un débat sur l'Europe donc. L'émission, enregistrée dans l'après-midi, est diffusée, "dans les conditions du direct", vers... 23h ! Car, comme chacun sait, "l'Europe n'intéresse personne". Puisque les "grands médias" le répètent, c'est que ça doit être vrai. Donc un "débat" à la télé consacré à l'avenir de 500 millions de personnes et 27 pays, ça peut passer en fin de soirée. Logique.

En introduction, le présentateur indique que le député sortant Joseph Daul (UMP) fait partie du PPE, "la droite européenne, groupe majoritaire au parlement européen". Erreur. 288 députés sur 785 parlementaires, ça ne s'appelle pas une majorité, même si c'est le groupe le plus important. Il n'y a pas de groupe majoritaire au parlement de Strasbourg ; il n'y a que des majorités de projets, après la conclusion des débats et des votes qui sont personnels. Notons qu'aucun des candidats présents en plateau ne relève ce détail révélateur de la méconnaissance ambiante des Institutions européennes.

Ensuite, première question, sur la base d'un sondage (ah, les sondages !) : "comment expliquer le désintérêt des Français pour ces élections ?". Jean-François Kahn (Modem) explique : "désintérêt ?! Normal, vu ce que les médias rabachent". De son côté, Catherine Trautmann (PS) ose : "la crise a un effet démobilisateur".

Nous avons droit, pour continuer, à des sauts de coq à l'âne sur l'assiduité des députés au parlement, sur la crise (un sujet parmi d'autres, donc...), sur les quotas laitiers, sur la Turquie... Le tout ponctué par quelques "questions" de téléspectateurs triés (et enregistrés) sur le volet : des étudiants de Science-Po Nancy et Dijon. Pourquoi eux ?

Pourquoi ne pas avoir expliqué le rôle du parlement européen et le fonctionnement de l'Union, ces questions que se posent une grande majorité de citoyens ? Pourquoi ne pas avoir laissé chaque candidat exprimer, tranquillement, sa vision de l'Europe et les grandes lignes du projet qu'il porte ? Pourquoi ne pas avoir confronté les principales propositions de réponse à la crise, qui est devenue LE grand sujet politique de l'Europe et du Monde ?

Les torts sont toujours partagés. Les médias n'ont pas forcément les moyens d'organiser des émissions pertinentes. Les candidats acceptent le cadre qu'on leur propose et hésitent à le remettre en cause. Et le citoyen finit par s'en moquer par paresse, parce qu'il ne va passer son temps à réclamer qu'on l'informe. Et puis, vu l'heure, il s'endort un peu, le citoyen. Quand on regardera les chiffres de l'audimat, on pourra sans doute dire : "bon, ça se confirme, l'Europe n'intéresse personne". La boucle est bouclée. La démocratie avec.

Je sens que je vais encore me faire des copains. Mais le constat est là : de façon générale, le débat est un genre difficile, qui n'existe presque plus à la télévision. Albert Du Roy, ancienne figure de "L'heure de Vérité", émission hebdomadaire (!) politique, disparue, sur France 2, l'a très bien noté, dans son ouvrage "la mort de l'information" (2007). Ce n'est malheureusement pas un phénomène franco-français. Et c'est sans doute un défi pour la démocratie européenne.

Ne soyons pas négatifs. D'ici au 7 juin, pour trouver quelques réponses, cher concitoyen, vous pouvez surfer sur internet. Vous y trouverez les programmes des candidats, notamment sur des sites pédagogiques - et non partisans - comme celui du Mouvement Européen.

AUDIMAT -

En ce moment, vous êtes près de 200 chaque jour à visiter ce blog. Je ne sais pas si c'est beaucoup mais j'ai une petite inquiétude tout de même : il se pourrait que, comme à la télé, certains s'endorment avant la fin... Le chiffre de l'audimat est-il le bon critère ?

30 octobre 2008

Débat nourri au café citoyen de Nancy

Une trentaine de personnes ont échangé leurs points de vue, ce jeudi 30 octobre, à l'occasion de la reprise du café citoyen de Nancy, organisé au Melkim'Pot, bar convivial qui nous accueillera désormais chaque dernier jeudi du mois.

Pour ce premier rendez-vous de la saison, le débat portait sur l'identité et la citoyenneté en Europe. Les participants ont exprimé majoritairement leur attachement aux valeurs de l'Union européenne tout en soulignant la difficulté de définir clairement ce que peut être la notre identité commune dans un espace politique de droits et de devoirs en évolution. Certains participants ont évoqué la nécessité d'un cadre social européen plus solide pour donner corps à la citoyenneté européenne. La possibilité d'un impôt européen et les fondements d'une Europe sociale ont notamment été abordés.

Pour ceux qui ont manqué le débat, voici une petite synthèse qui a servi de point de départ à ces échanges du café citoyen :

L'Union européenne repose sur des principes : liberté et démocratie, respect des droits de l'homme et libertés fondamentales. Son identité est d’abord politique (Etat de droit si l’on s’en tient aux textes qui organisent l’Europe). L’UE doit respecter les droits fondamentaux, garantis par la Convention européenne des droits de l’homme. La citoyenneté européenne est exprimée formellement par le Traité de Maastricht (1992). Le Traité Constitutionnel Européen (TCE rejeté en France, au Pays-Bas et en Irlande) affirme que l'Union doit promouvoir la diversité de ses cultures, tout en "mettant en évidence l'héritage culturel commun".

Une identité sans frontières

Tout Etat peut prétendre adhérer à l’UE, s’il respecte la démocratie et l’économie de marché. Les frontières de l’UE restent indéfinies. Certains pensent que l’identité européenne ne peut pas reposer sur les seules Institutions communes. Des désaccords profonds sont apparus dans la discussion sur TCE. D’où le conflit d’idées sur l’héritage religieux et les tensions sur les questions de la Turquie et l'immigration.

Identité locale d’abord ?

Des études révèlent que les citoyens européens s'identifient avant tout à leur pays ou à leur région. Selon un Eurobaromètre sur le sujet en 2004, 47% des citoyens européens se sentaient à la fois citoyens de leurs pays et Européens. 41% se disaient exclusivement "nationaux" et 68% étaient fiers d'être européens. En général, les citoyens sont davantage attachés à leur pays (92%), à leur région (88%) ou à leur ville (87%) qu'à l'Europe. C’est peut-être une des raisons du faible taux de participation aux élections des députés européens.

Europe « nationale » ou Europe « constitutionnelle » ?

Les communautaristes estiment qu'une entité politique doit s’ancrer dans une histoire et une culture communes. Pour leurs opposants, cette vision conduit à des politiques d’exclusion, notamment à l’égard des immigrés d’origine extra-européenne. Le professeur Samuel P. Huntington y voit même un risque de "choc des civilisations".
Les républicains et certains libéraux défendent avant tout une culture politique commune, c’est-à-dire une identité qui repose sur la citoyenneté et sur des principes universels liés à notre organisation sociale et politique, ce que le philosophe allemand Jürgen Habermas appelle "patriotisme constitutionnel". Inconvénient : cette vision distingue artificiellement public et privé, subjectif et universel, personne et citoyenneté. La synthèse est-elle possible ?
Les penseurs constructivistes le croient. Selon eux, une identité européenne naîtrait des échanges intenses au niveau civique, politique et culturel. Cette idée motive en fait la construction du projet européen. Encore faut-il que l’Europe donne les moyens à ses habitants d’être en relation permanente les uns aux autres. Ce qui passe probablement par une éducation à la citoyenneté dans le respect de la diversité. C’est a priori le sens des politiques communes de l’Europe.

Prochain café citoyen de Nancy, le jeudi 27 novembre, sur le thème "protectionnisme contre libéralisme ?"

Laurent Watrin

16 juin 2008

Pour continuer la réflexion...

Pour nourrir un peu plus la réflexion sur le Traité de Lisbonne après le vote irlandais, je vous renvoie à une analyse pertinente des Jeunes Européens, publiée sur agoravox : lien ICI

L'Europe sera au coeur d'un débat d'actualité à Nancy, vendredi 20 juin, à 18h, à la Fac de Droit (amphi Roblot), sur le thème :

DEMAIN, UNE EUROPE DES CITOYENS !

Nous évoquerons les enjeux de la présidence française de l'Union avec la députée européenne Nathalie Griesbeck (ADLE-MoDem). François Fourment, maître de conférence à la faculté de Droit de Nancy, évoquera la directive immigration, qui aura été examinée la veille par les eurodéputés.

Entrée libre et parole au peuple !
J'aurais le plaisir de vous y retrouver

Laurent Watrin

13 avril 2008

Le débat est-il possible ?

Pour poursuivre la réflexion politique sur les JO, je vous invite à regarder le débat organisé récemment en place publique, à Paris, sous la Tour Eiffel, par la télé libre de John Paul Leperse : CLIQUEZ ICI

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