26.04.2008
Deux Etats de plus favorables au Traité de Lisbonne
Le Portugal et le Danemark viennent d’adopter le projet de nouveau traité européen. Le parlement portugais a approuvé, mercredi, le texte par 208 voix contre 21. Les verts, les communistes et l’extrême-gauche ont voté « non ». Le chef de l’Etat, Anibal Cavaco Silva, doit promulguer le traité dans les jours à venir. Jeudi, les parlementaires de l’Allemagne et du Danemark ont aussi adopté le Traité. Le Bundestag (équivalent de l’assemblée nationale française) a voté le texte par 515 voix contre 58 et une abstention. L’opposition est venue de l’extrême-gauche. Le Bundesrat (représentant les Etats-régions allemands) se prononcera le 23 mai. Le résultat devrait être positif.
Au Danemark, le parlement (Folketing) a approuvé le traité de Lisbonne par 90 voix contre 25. L’extrême-gauche et l’extrême-droite ont voté « non ». C’était la première fois que le Danemark n’avait pas recours à un référendum pour ratifier un traité européen. Le peuple danois avait rejeté le traité de Maastricht (1992) et l’euro (2000). Une fois que le Portugal, l’Allemagne et le Danemark auront officialisé leur ratification, il y aura 12 Etats membres signataires du nouveau Traité européen. La Hongrie, la Slovénie, Malte, la Roumanie, la France, la Bulgarie, la Pologne, l'Autriche et la Slovaquie avaient adopté le texte précédemment. Le débat sera plus vif en Irlande, qui a choisi de soumettre le texte à référendum (voir ci-dessous).
Laurent Watrin
20:14 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Europe, Traité, Allemagne, Danemark, Portugal, Irlande, démocratie
13.04.2008
Le débat est-il possible ?
Pour poursuivre la réflexion politique sur les JO, je vous invite à regarder le débat organisé récemment en place publique, à Paris, sous la Tour Eiffel, par la télé libre de John Paul Leperse : CLIQUEZ ICI
22:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : débat, Jo, Chine, Tibet, Pékin, démocratie, journaliste
09.04.2008
Nos valeurs sont-elles à vendre ?
L'organisation des JO par la Chine dans un contexte de violences nous renvoie une question fondamentale : sommes-nous capables d'assumer nos valeurs collectives ? Lors du dernier café citoyen, à Metz, nous avons eu l'occasion justement de débattre de ce sujet, en tentant de répondre à une autre question : "les Droits de l'Homme sont-ils à vendre ?". Je me souviens qu'une participante prétendait qu'on ne pouvait pas imposer nos valeurs à d'autres et que les cultures institutionnelles se valaient toutes (je résume grossièrement sa pensée, et si vous passez par ici, Madame, veuillez me pardonner ou même rectifier mon propos). Je crois que si l'on ne doit effectivement rien imposer (principe cher à la pensée fédéraliste), les cultures ne se valent pas. Ni sur le plan des Institutions, ni sur celui de la morale et des pratiques sociales.
Il se trouve que certains défenseurs des JO chinois ferment les yeux sur le Tibet, en prétextant que ce petit pays n'a rien à dire et qu'il n'est pas un "modèle". Que le Tibet soit régi partiellement par un archaïsme religieux n'est pas faux mais ce n'est pas notre affaire. Mais avez-vous déjà vu un Tibétain imposer sa loi et affirmer qu'il avait raison contre le monde entier ? Pour avoir rencontré quelques moines tibétains et croisé des représentants du peuple tibétain en exil dans le Nord de l'Inde, je peux vous dire que nos valeurs européennes de démocratie et des Droits de l'Homme sont largement compatibles avec les leurs. Le Tibet célèbre même un "Democracy Day", au mois de septembre. Je précise que je ne suis pas bouddhiste et que la religion généralement m'ennuie. Libre à chacun de la vivre à sa façon. Fin de la parenthèse.
Liberté d'expression et valeurs démocratiques
Lorsque nos policiers français cassent la gueule à un photographe de la presse (libre ?) et déchirent les drapeaux de manifestants pacifiques qui n'ont rien de menaçant ou d'excité, les citoyens de ce pays sont en droit de s'interroger sur la portée de leur propre "modèle" et sur la valeur de "leurs" Droits de l'Homme, tels qu'on les pratique en France. Lorsque Robert Ménard, président de l'association Reporters sans frontières, attire l'attention en Grèce, il se fait emmener au poste de police et risque un procès. Depuis quand, en démocratie, enferme-t-on les gens pour leur liberté d'expression pacifique ? Depuis quand, en démocratie, chez nous, en France, les policiers ont-ils des pratiques qui rappellent certaines milices de dictature ? La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, dément qu'il y ait eu des consignes. Certaines de mes informations tendraient à prouver le contraire. Mais il est difficile de savoir qui a donné les ordres.
Les Jeux ont un objectif commercial
Au moment où la flamme olympique traverse la capitale, l'unité de lieu et de temps compose le drame que nous vivons et qui doit nous faire réflechir. Soyons clairs : le CIO (comité international olympique) est un organe mondialisé qui fait du commerce, tout en promouvant les valeurs du sport olympique (que l'on retrouve à peu près dans celles des démocraties occidentales). Le commerce, c'est l'objectif caché mais prioritaire. Le CIO est une sorte de VRP, vendu lui-même aux sponsors des Jeux. Sans sponsors, pas de Jeux. Cette fois, les fabricants et les lobbies (pour moi ce n'est pas un gros mot) ont décidé de se vendre à la Chine. Pourquoi pas ? C'est dans l'air du temps. C'est l'économie globalisée. Je ne porte pas de jugement de valeur en l'occurence. En revanche, sachant que l'unité de lieu et de temps des compétitions sportives en Chine permet de signer des gros contrats, il ne faudrait pas oublier la seconde partie - officielle et publique - de la mission du CIO : les valeurs. C'est là que les citoyens - amateurs de sport ou pas - doivent se réveiller. A mon humble avis.
Où va-t-on ?
En conséquence, dans cette unité - imposée par notre système - de lieu et de temps, que nous devons donc assumer, on peut considérer que "le partenaire" (en l'occurence la Chine) a sa chance sur le plan de certaines valeurs politiques. Les unités de lieu et de temps sont - principe théâtral - les révélateurs des scènes clés. A ce stade de la "pièce" - drame collectif - le régime chinois se campe dans la posture de l'acteur qui non seulement ne joue pas la pièce, mais en plus méprise le public et, par-dessus le marché (c'est le cas de le dire), le vole et le viole.
A titre personnel, ce qui me choque le plus, c'est l'attitude de nos propres institutions, soumises aux ordres de Pékin en plein Paris. Les services de sécurité chinois ont dirigé une partie des opérations. Rien que pour ça, je suis Tibétain.
Aux dernières nouvelles, même George W. Bush, qui impose la démocratie quand ça l'arrange, vient d'affirmer qu'il envisageait de ne pas assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux. Décidément, nos valeurs foutent le camp.
Laurent Watrin
tél. 06 87 85 64 04
14:30 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Jeux, CIO, Chine, Tibet, JO, démocratie, valeurs
07.04.2008
Vive la Chine démocratique !
Ce lundi 7 avril, la Flamme Olympique a traversé Paris, protégée par 3000 policiers. Etrange parcours inaugural, au cours duquel les nombreuses réactions - légitimes - des défenseurs des Droits de l'Homme ont condamné une fois encore les actes de violence commis par la dictature communiste chinoise au Tibet mais aussi à l'intérieur de la Chine.
Ce 7 avril, le président du Comité olympique international a aussi renouvelé son appel à Pékin pour le respect des Droits de l'Homme. Les démocrates et les fédéralistes européens se doivent de relayer ces requêtes adressées au gouvernement chinois afin que ce régime prenne conscience du droit des Tibétains au respect de leur culture, de leur autonomie et de leur liberté d'expression.
C'est un chemin vers une mondialisation apaisée que nous devons appeler de nos voeux, par toutes les voies pacifiques possibles. Il ne s'agit pas de condamner le peuple chinois, qui mérite le respect, mais de demander fortement aux représentants de ce peuple qui subit des orientations difficiles, de cesser d'imposer le silence aux minorités qui composent la Chine. Seul un comportement démocratique permettra à la Chine de prendre la place qui lui revient dans le concert des grandes nations.
22:10 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Chine, JO, Tibet, Droits de l'Homme, Europe, démocratie, liberté
09.02.2008
L'Europe relancée ?
La France vient de ratifier le Traité européen de Lisbonne. La critique sur l’absence de démocratie pour valider le nouveau texte est juste. Mais un nouveau débat aurait-il été clair et utile ? Le Traité de Lisbonne est, en tout cas, ce qu’on peut attendre de mieux (hélas) pour l’Europe, en ce moment.
Avec la France, la Hongrie, la Slovénie, Malte et la Roumanie ont adopté ce traité, qui permet d’organiser l’Europe à 27. Sauf l’Irlande, tous les Etats ont choisi la procédure parlementaire pour adopter le nouveau texte.
Ce traité contient des avancées démocratiques. D’abord, le parlement européen voit ses pouvoirs augmentés. A partir de 2009, les eurodéputés éliront le président de la Commission européenne (gouvernement de l’Union), sur proposition du conseil européen (organe représentant les Etats). Jusqu’à présent, cette nomination était uniquement une « cuisine » entre les Etats, sans contrôle démocratique. En toute logique, donc, si les élections européennes donnent une majorité plutôt de gauche, le président de la Commission désigné dans la foulée ne devrait pas être un libéral conservateur. Autre progrès démocratique : la politique de l’énergie, l’immigration et les dépenses agricoles ne pourront pas être adoptés sans l’aval du parlement européen. C’est certainement une bonne nouvelle pour le développement durable. Enfin, le contrôle budgétaire de l’UE reste la prérogative exclusive des eurodéputés. Le système a fait ses preuves. Les députés européens sont donc confirmés comme rouage essentiel de la démocratie représentative dans l’Union.
Autre élément de transparence pour le citoyen : le conseil des ministres siégera en public, sous le regard des journalistes européens. Pour décider les grandes orientations de l’Union, le vote à la majorité qualifiée remplace l’unanimité dans quelques domaines clés, comme l'immigration ou les prestations sociales applicables aux travailleurs migrants dans l'Union. Le droit de pétition citoyenne est aussi inscrit. Mais sa mise en œuvre reste encore imprécise.
Pour mieux représenter l’Europe, le traité de Lisbonne prévoit deux nouveautés intéressantes. Pour la conduite des politiques communes, les chefs d’Etats et de gouvernement désigneront un président du Conseil de l’Union pour une durée de deux ans et demi. Finies les présidences tournantes de six mois. La France, qui prendra son tour en juillet, sera la dernière de l’ancien système. Dans le domaine extérieur, un « haut représentant pour la politique étrangère » disposera d’un vrai service diplomatique et d’un budget plus large. Ses missions seront précisées dès 2009. Le terme « ministre des Affaires étrangères », prévu initialement, a été abandonné sous la pression de la Grande-Bretagne…
En matière économique et sociale, le Traité de Lisbonne impose, chaque année, au printemps, un conseil européen des ministres consacré à l’emploi. Les objectifs communautaires doivent aussi tenir compte des politiques sociales des Etats. Un pays qui jugerait une directive européenne menaçante pour sa protection sociale pourrait demander un nouveau projet. Le rôle des services publics (« services économiques d’intérêt général » selon le terme européen) est réaffirmé. Le financement et la mise en œuvre des services publics restent de la compétence de chaque Etat. Enfin, la charte des Droits fondamentaux acquiert une valeur juridique (sauf pour le Royaume-Uni, qui y déroge).
Bien sûr, tout n’est pas parfait. Il y a même des contradictions difficiles à avaler : l’Union pourra notamment être présidée par des représentants d’Etats qui n’ont pas adopté l’ensemble du traité (Royaume Uni, Pologne). Les vrais fédéralistes sont déçus ; le temps d’un gouvernement fédéral européen est encore loin. Quant aux nationalistes, ils continuent de dénoncer la perte de souveraineté, sans voir que la souveraineté des Etats d'Europe passe par une union politique renforcée.
Mais le plus important, c’est que la coordination des politiques européennes, urgente et nécessaire dans la mondialisation, est organisée et clarifiée. Et surtout, n’oublions pas que le lieu de notre démocratie commune, c’est le parlement européen. Les citoyens des 27 Etats de l’Europe sont appelés à désigner les eurodéputés l’année prochaine. A chacun de nous de réclamer, dès maintenant, un vrai débat européen. Et pourquoi pas en interpellant aussi les futurs élus municipaux ?
A SIGNALER :
La fondation Robert Schumann propose un exposé très clair du traité de Lisbonne sur son site
12:30 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Traité, Europe, vote, eurodéputés, citoyen, nonistes, démocratie
09.07.2007
Doit-on supprimer le Sénat ?
Puisque j'habite la Lorraine, j'en profite pour adresser une alerte à M. Christian Poncelet, président du Conseil Général des Vosges ET président du Sénat. Un joli cumul de mandat, n'est-il pas ? Comme chacun sait, les sénateurs sont toujours débordés. Et le premier d'entre eux ne fait pas exception à la règle.
Evoquons donc la toute dernière activité du Sénat, cette chambre qui concentre le gratin des vieux Républicains pas toujours démocrates mais toujours attachés à la France profonde. Lorsque la démocratie fonctionne bien, ils sont 321 élus sénateurs, dans l'enceinte du Palais du Luxembourg. C'est leur boulot de siéger dans cette assemblée. Un travail payé par l'argent du contribuable.
Eh bien, tout récemment, la démocratie sénatoriale a pris du plomb dans l'aile. Le Sénat vient en effet d'examiner, en session extraordinaire, le premier projet de loi de l'ère Sarkozy, concernant les délinquants multirécidivistes. Le texte était présenté par la Ministre de la Justice, Rachida Dati. Une petite vingtaine de sénateurs ont écouté la Garde des Sceaux le matin. Et le soir, pour voter le projet de loi, ils étaient... à peine 10 !
Une question, M. Poncelet : faut-il supprimer le Sénat ?
Laurent Watrin
00:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sénat, Poncelet, démocratie, vote, argent
18.06.2007
Principe de réalité contre principe de précaution
Les 27 ministres de l’agriculture de l’Union européenne ont conclu un accord, mardi 12 juin, pour un nouveau règlement sur les productions biologiques. Une concession est faite aux OGM. A partir de 2009, des dérogations seront possibles pour utiliser des pesticides de synthèse et des intrants issus d’OGM, pour les cas où des équivalents non transgéniques n’existeraient pas.
Le Conseil européen a aussi décidé d’appliquer un seuil de tolérance pour la contamination accidentelle des produits bio par des OGM. Ce seuil est fixé à 0,9% d’un produit, comme pour l’agriculture conventionnelle.
Les parlementaires de l’Union avaient largement refusé toute trace d’OGM dans l’agriculture bio (611 voix contre, 61 voix pour). Mais cette vision idéale de l’agriculture biologique - soutenue par les voix démocratiques de l'Europe - ne résiste pas à l’épreuve des faits. Comme chacun sait, les oganismes génétiquement modifiés «voyagent» partout. Il est impossible de garantir un produit agricole 100% sans traces génétiquement modifiées. D’où la décision pragmatique du conseil européen. On peut la contester mais elle est "raisonnable".
En réalité, l’Europe fait ce qu'elle peut pour lutter contre les OGM en agriculture. La Roumanie, qui avait misé sur le soja génétiquement modifié pour doper une économie toujours très agricole, a été obligée de revoir sa politique depuis son intégration dans l’UE. Le gouvernement roumain, avec l’aide de l’Europe, accorde aujourd’hui des compensations financières (250 € / ha) aux producteurs de soja pour qu’ils abandonnent les cultures OGM et se reconvertissent. Environ 200 000 ha de cultures sont concernées en Roumanie. Mais la « pollution » OGM entraînée par ces parcelles est réelle.
Les OGM agricoles posent un problème d’environnement mondial. Face à ce problème, l’Europe ne peut pas se permettre la désunion. Mais la réalité, c’est que la firme américaine Monsanto, qui a notamment vendu aux Roumains des semences de soja OGM, a obligé l’Europe à accepter une pollution de fait.
Sans un gouvernement européen fort, sans une politique économique européenne capable de peser face aux Etats-Unis d'Amérique, comment imaginer des garde-fous contre des politiques commerciales agressives à l'égard d'une agriculture préservée ? Un traité européen simplifié, tel que le souhaite le président français Nicolas Sarkozy, sera-t-il suffisant pour prendre les bonnes décisions dans ce domaine ?
En attendant, là où Monsanto a testé ses semences et ses pesticides, les agriculteurs Bio « contaminés » sont condamnés à disparaître.
12:40 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : OGM, agriculture, Europe, parlement, démocratie, contamination
31.05.2007
Vive le débat !
La campagne électorale est chaque jour plus riche en rencontres fructueuses, utiles et ouvertes. J'ai écrit, sur nos tracts de campagne, que je croyais à "l'intelligence des citoyens". C'est une réalité.
La preuve avec les discussions que nous avons eues, Lucienne Redercher et moi, ce mercredi midi, au bar « le manège enchanté » à Maxéville, route de Metz.
L’accueil chaleureux et l’esprit démocrate que nous avons ressentis dans ce commerce de proximité témoignent du désir de débat du plus grand nombre de nos concitoyens, quelles que soient leur condition, leur activité et leurs difficultés quotidiennes.
Au fil de nos échanges, nous sommes heureux d’avoir incité certaines personnes à se rendre au bureau de vote le 10 juin, alors qu'elles étaient a priori résignées face au rouleau compresseur du nouveau gouvernement. L'idée de faire contre-poids à la concentration des pouvoirs par Nicolas Sarkozy fait son chemin, de jour en jour. C'est l'ambition du MoDem. Les candidats de François Bayrou participent à la vitalité de la démocratie. C'est grâce à vous ! La démocratie a besoin que nous allions chaque jour à la rencontre des habitants de notre circonscription. La démocratie mérite cet échange et ce temps fort de la vie politique. C'est du concret !
La campagne, c’est aussi combattre certaines idées reçues. Et ça marche. Il y a, par exemple, les propos de cette habitante de Laxou Champ le Bœuf, qui se plaint, comme beaucoup, de la petite délinquance et des relations de voisinage régulièrement conflictuelles. Relativisons : ce n'est pas la guerre. Mais le climat est pénible, souvent. Au détour de notre conversation, cette dame nous avoue donc avoir de la sympathie pour Nicolas Sarkozy. Pourquoi ? D'abord parce que, selon elle, « il veut lutter contre la délinquance ». Mais en même temps, elle s'étonne de « ne plus voir la police dans le quartier » où elle vit depuis des années… Cette dame ne savait pas que la police de proximité avait été supprimée par l’ancien ministre de l’Intérieur devenu aujourd'hui chef de l’Etat. François Bayrou souhaitait la remettre en place. Nous avons donc rétabli la réalité et fait avancer la réflexion de cette électrice qui, finalement, n’ira pas voter pour la candidate de l’UMP le 10 juin.
Après de tels échanges directs, nous sommes fiers de pouvoir dire : "vive le débat !". Les candidats du MoDem vont faire le maximum pour vous informer et avancer leurs propositions afin que l’équilibre de notre société soit assuré, et que nous puissions vivre mieux ensemble. Tout en sachant que tout n'est pas possible...
Une fois encore, donc "vive le débat". Et merci à tous ceux qui nous encouragent dans la voie du respect, de l’intelligence et de la dignité, tracée par François Bayrou.
Laurent Watrin,
candidat suppléant du MoDem sur la 3è circonscription de Meurthe-et-Moselle (Nancy-Ouest, Champigneulles, Frouard, Laxou, Marbache, Maxéville, Pompey, Saizerais, Villers-lès-Nancy)
00:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Police, débat, Sarkozy, MoDem, démocratie