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16/02/2009

L’euthanasie, prochain débat au café citoyen de Metz

« Faut-il légaliser l’euthanasie ? ». C’est la question du café citoyen de Metz, ce samedi 21 février, à 15h, au café Jehanne d’Arc (place Jeanne d’Arc).

En Europe, la notion de « fin de vie », selon un terme médical consacré, pose deux principes : le refus de l’acharnement thérapeutique et la reconnaissance du droit au refus de soins (Convention d’Oviedo 1997, Principes d’Ethique médicale Européenne 1987). On retrouve ces grands principes exprimés dans la loi et la pratique de la plupart des Etats européens. Mais les législations sont très différentes d’un pays à l’autre.

La Belgique et les Pays-Bas réglementent l’euthanasie active, qui permet au malade de choisir sa fin de vie. La volonté des malades belges s’impose aux médecins en toute circonstance. Au Pays-Bas, le souhait personnel ne peut intervenir que chez le malade en phase terminale.

D’autres Etats dépénalisent partiellement l’euthanasie (Danemark, Suisse). En Espagne, l’euthanasie n'est plus considérée comme un crime depuis 1995, si le patient insiste pour demander « sa fin de vie » et lorsque la maladie se révèle particulièrement sévère. En Angleterre, la jurisprudence admet la force obligatoire des testaments de vie, sous conditions, à la seule responsabilité du médecin.

Bon nombre de pays refusent le principe de la volonté de la « mort assistée », et préfèrent s’en tenir à l’organisation des soins palliatifs, en acceptant quelques extrêmités, parfois.

La loi française de 2005 (loi Leonetti) prévoit que le malade puisse être écouté mais le médecin reste libre de choisir les suites médicales à donner, dans le cadre d’une procédure collégiale. Plusieurs cas personnels récents (Vincent Humbert, Chantal Sébire) ont relancé le sujet en France mais le gouvernement n’a pas choisi de remettre le débat à l’ordre du jour du parlement. L’association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) réclame depuis plusieurs années une « loi de liberté », comme chez nos voisins belges.

Enfin, il y a la pratique. Selon une enquête européenne, menée dans 6 pays voisins de la France, les médecins prennent une décision susceptible d’abréger la vie dans 50% à 60% des cas. Lorsque le traitement soulage intensément la souffrance, la limite de la fin de vie, sous contrôle médicale, est alors atteinte. Et la plupart du temps, les patients et les familles sont généralement associés à la décision.

POUR DEBATTRE, Rendez-vous à Metz, samedi 21 février, 15h, au café Jehanne D'Arc (place Jeanne d'Arc, à quelques pas de la cathédrale).
LW

Écrit par eurocitoyen dans RENDEZ-VOUS | Lien permanent | Tags : europe, fin de vie, dignité, euthanasie, léonetti, morano | |  Facebook | | |