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09/05/2013

Fête de l'Europe : devoir d'espoir

La « journée de l’Europe » est instituée le 9 mai depuis 1986, afin de rapprocher l’Europe des citoyens (vieille inquiétude). Et si ces deux dates nous invitaient à un devoir d'espoir ?

Le 9 mai rappelle la Déclaration historique du Lorrain Robert Schuman, en 1950.

Cette année-là, le ministre français des Affaires étrangères jette les bases de la construction de l’Europe moderne, rompant avec ses vieux démons nationalistes et engageant la coopération économique sur le continent.fête de l'europe,9 mai,schuman,fédéralisme,citoyen

1986, c’est l’année de la signature de l’Acte Unique, premier grand « saut fédéral européen ». Les eurosceptiques, et les nationalistes opposés au projet européen, continuent à ne voir dans l’Acte Unique que ce « grand marché » porteur de tous les maux. Et pourtant ! En 1986, douze Etats membres ratifient un Traité d’un genre neuf.

L’Acte Unique fusionne en effet les textes communautaires existants et des règles intergouvernementales. Il définit les quatre grandes libertés de circulation qui bénéficient aux citoyens européens. Sur le plan institutionnel, le texte reconnaît pleinement le rôle du conseil européen (réunion des dirigeants des Etats) tout en renforçant les pouvoirs du parlement européen. La majorité qualifiée fait son apparition pour décider dans les grands domaines gérés par l'ensemble des Etats-membres de la communauté européenne. L’Acte Unique prépare aussi la réforme des fonds structurels européens, qui deviendront ce qu'ils sont aujourd'hui : un instrument de cohésion économique et sociale.

Autrement dit, en 1986, l’Europe sociale possède des bases. N’en déplaise aux bonnes consciences de tous bords qui persistent à prétendre le contraire.

Quel est le frein actuel à plus d’intégration européenne aujourd’hui ? Pourquoi des citoyens s'énervent-ils en criant aux excès du "libéralisme" ? Qu'est-ce qui empêche une politique industrielle commune ? Qu'est-ce qui perturbe la majorité des entreprises et les empêche d'y voir clair ?

Réponse : un vieux démon nationaliste. Chaque Etat membre peut mettre son veto sur les questions fiscales et sociales. Et c'est encore plus rude à 27 Etats. Pour l’exprimer plus simplement : il faut aujourd’hui 27 voix unanimes au Conseil européen pour décider une politique fiscale en Europe.

L'Union européenne favorise les politiques de coopération et de cohésion. L'Union n’empêche pas les Européens de juguler la crise en cherchant à mieux gouverner la zone euro. Mais notre Europe compose encore avec ce qui empêche son élan utile.

Si l’Europe reste éloignée du citoyen, ce n’est pas la faute de l’Europe. C’est parce que nos dirigeants nationaux hésitent à instaurer la majorité qualifiée au conseil européen sur des questions devenues cruciales dans un contexte de crise mondiale.

Alors, en cette journée du 9 mai 2013, et puisque nous sommes dans l’année européenne des citoyens (le saviez-vous ?), lançons un devoir d’espoir à l’adresse de nos dirigeants, petits et grands, de tous bords.

Demandons-leur un nouveau saut fédéral pour notre intérêt général !

Écrit par eurocitoyen dans Actualités, Edito | Lien permanent | Tags : fête de l'europe, 9 mai, schuman, fédéralisme, citoyen | |  Facebook | | |