08 novembre 2009
Climat : ambition britannique freinée
L’ambition britannique sur le climat se heurte aux freins internationaux. Les pays du G20, réunis ce samedi 7 novembre en Ecosse, sont apparus divisés sur la question du financement de la lutte contre les conséquences de l’activité humaine sur le réchauffement climatique. La Grande-Bretagne, soutenue par la France, estime nécessaire une taxe sur la finance mondiale pour réguler les finances mondiales et lancer la voie d’investissements massifs dans des projets d’économie durable. Les participants à ce G20, consacré à la finance internationale, ont manifestement boudé cette proposition.
Le secrétaire américain au Trésor, Tim Geithner, a souligné que l’idée d’une taxe sur la finance ne figurait pas à l'ordre du jour. De son côté, le directeur du FMI (Fonds Monétaire International), Dominique Strauss-Kahn, estime que cette hypothèse est impossible à mettre en oeuvre. Le sujet ne fait donc pas partie de la déclaration finale du sommet écossais, nouvelle étape préparatoire à la réunion mondiale de Copenhague, prévue en décembre prochain. Les ministres réunis lors de ce G20 se sont contentés d'un accord de principe sur la nécessité d'une ambition pour parvenir à lutter contre le réchauffement climatique. Aucun engagement chiffré n’a été avancé, malgré les arguments britanniques. Selon le ministre britannique des Finances, Alistair Darling, "si nous ne parvenons pas à nous entendre sur le financement de la lutte contre le changement climatique, ce sera beaucoup, beaucoup plus difficile d'obtenir un accord à Copenhague".
En décembre, à Copenhague, la communauté internationale est censée trouver un nouvel accord mondial pour remplacer le protocole de Kyoto sur la lutte contre le réchauffement climatique. Ce protocole prendra fin en 2012. Un mois avant le grand rendez-vous de Copenhague, les négociations piétinent.
Le sujet sera au cœur du débat lancé par le réseau des cafés citoyens, réunis au sein de la fédération Nouvelle Arcadie. Vous aussi, vous pouvez participer au débat, sur le thème :
« faut-il rendre les Hommes responsables de leurs actes envers les générations futures ? »
Au-delà des questions écologiques, le développement durable représente aussi un chantier social et démocratique.
Pour en savoir plus : http://www.cafes-citoyens.fr.
(Agoravox est partenaire de ce débat pluraliste).
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19 février 2009
Hôpital : 190 postes en moins à Strasbourg
Le conseil d'administration des Hôpitaux universitaires de Strasbourg a adopté ce jeudi (19 février) son « plan de retour à l'équilibre ». Le projet officialise les suppressions de postes annoncées le mois dernier par les syndicats alsaciens. Il n’y aura pas de licenciements. Uniquement des départs à la retraite. Dans le cadre de la réorganisation des services, les hôpitaux strasbourgeois vont réduire le nombre de jours de RTT des personnels non médicaux. En 2009, le déficit du pôle hospitalier alsacien atteindrait 10 millions d’euros (prévision).
Le conseil d’administration sollicite l’Etat pour un coup de pouce supplémentaire afin de parvenir au retour à l’équilibre dès cette année. L'intersyndicale des hôpitaux alsaciens regrette que la direction "demande au personnel de payer la note" et s’inquiète d’une dégradation des conditions de travail.
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02 février 2009
L’Allemagne rejette l’idée d’un emprunt européen
Un emprunt pour doper l’économie dans la zone euro ? Les dirigeants de l’Allemagne s'y refusent.
L’idée, encore soutenue récemment par l’Italie, ne plaît ni au président de la Bundesbank (la banque centrale allemande), Axel Weber, ni au ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück. Pour les dirigeants allemands, un emprunt européen reviendrait à mettre dans le même panier les dettes publiques des Etats de l'Union, ce qui serait, selon eux, une rupture contre-productive avec la logique actuelle des marchés financiers.
Pour le gouvernement allemand, chaque pays doit continuer de discipliner ses propres finances publiques. On touche ici à un aspect historique de la création de la zone euro du point de vue allemand. La rigueur budgétaire commune fut en effet une condition fondamentale pour que les acteurs économiques allemands acceptent la monnaie unique.
Pourtant, l’emprunt européen - qui pourrait être contracté sur des obligations en euros - pourrait soulager les Etats dont les lignes de crédit sont les plus fragilisés, comme l’Espagne, la Grèce, l’Italie, le Portugal et même la France…
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14 novembre 2008
Quelle voix européenne dans le sauvetage planétaire ?
Le G20 est réuni à Washington depuis vendredi soir pour tenter d'apporter des réponses concrètes à la crise. Les dirigeants des grands pays industrialisés et des Etats en développement doivent tenter d'élaborer une stratégie globale pour éviter une crise économique dure dans le monde entier. L'Europe veut obtenir une méthode de travail et un calendrier de travail.
Selon le gouvernement américain, le G20 devrait mettre en place un "collège de superviseurs" chargé de contrôler les 30 plus grandes banques du monde afin d'éviter les risques excessifs. Des organismes tiennent déjà ce rôle : le Forum de Stabilité Financière (FSF), la Banque des Règlements Internationaux (BRI) et l'Organisation Internationale des Commissions de Valeurs (OICV), qui réunit près de 200 régulateurs de marchés. Une partie des membres du G20 souhaitent un système de prévention précoce des crises financières. Le FMI et le FSF sont candidats.
Les Américains sont favorables à une réforme du FMI et de la Banque Mondiale pour y accroître le poids des pays émergents. Mais les Etats-Unis n'accepterent pas l'idée d'une coordination de la surveillance financière. Washington refusent de voir apparaître un régulateur unique supranational des marchés et établissements financiers. Améliorer les règles comptables de chaque pays concernant les titres financiers fait aussi partie de la réflexion. Question : quels instruments peut-on mettre en oeuvre au niveau mondial pour lutter contre l'opacité et les malversations sur les marchés ?
La Chine a indiqué qu'elle était prête à soutenir davantage l'économie mondiale, en s'engageant à éviter les ventes massives des gros actifs chinois à l'étranger. La Chine finance la moitié de la dette américaine. Le Japon, qui finance l'autre moitié de la dette américaine, a proposé de prêter jusqu'à 100 milliards de dollars au FMI pour renflouer les pays les plus touchés.
L'économie mondiale change de main. Les Etats-Unis ne sont plus maîtres. L'Europe a sans doute un rôle moteur à jouer dans l'instauration d'un nouveau système de régulation. Mais entendra-t-on une voix commune ?
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07 octobre 2008
7 ans de malheur, et ça continue...
La crise financière actuelle trouve son origine aux Etats-Unis, après les attentats du 11 septembre 2001. Après ce « séisme », la stratégie américaine oriente dangereusement les finances du pays et du monde. A l'époque, la FED, la Réserve Fédérale (banque centrale américaine), abaisse ses taux directeurs de 6,5 % à 1 %. L'économie américaine se trouve emballée par le crédit rendu accessible à des millions de foyers.
Cela fonctionne si bien que les prêts consentis deviennent de plus en plus risqués. La solvabilité des emprunteurs se fait douteuse. Les fameux "subprimes" commencent à inonder le marché américain.
Février 2007, les paiements sur les crédits "subprimes" sont de plus en plus défaillants. C'est l'heure des premières faillites de banques américaines.
Janvier 2008. Baisse des taux directeurs de la plupart des banques américaines et rachat, à petit prix, de certains établissements. Deux organismes importants du crédit hypothéaire sont placés sous tutelle du Trésor américain.
A la mi-septembre, la banque d'affaires Lehman Brothers dépose le bilan, Merrill Lynch est rachetée.
26 septembre, l’Europe est touchée réellement. Le bancassureur belgo-néerlandais Fortis s’effondre. Il est renfloué quelques jours plus tard par les autorités belges, néerlandaises et luxembourgeoises. En Grande-Bretagne, la banque Bradford and Bingley est nationalisée.
Le 3 octobre, le plan « Paulson », très attendu par les places boursières du monde, est adopté par le Congrès américain. Ce pacte fédéral débloque 700 milliards de dollars pour sauver le système bancaire étasunien.
Depuis, la chute des valeurs boursières continuent... et les banquiers se regardent en chiens de faïence...
Les dernières infos sur la crise en Europe, sur le site EUROPE-MODEM-EST.EU
Laurent Watrin
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