02 février 2009

L’Allemagne rejette l’idée d’un emprunt européen


Un emprunt pour doper l’économie dans la zone euro ? Les dirigeants de l’Allemagne s'y refusent.

L’idée, encore soutenue récemment par l’Italie, ne plaît ni au président de la Bundesbank (la banque centrale allemande), Axel Weber, ni au ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück. Pour les dirigeants allemands, un emprunt européen reviendrait à mettre dans le même panier les dettes publiques des Etats de l'Union, ce qui serait, selon eux, une rupture contre-productive avec la logique actuelle des marchés financiers.

Pour le gouvernement allemand, chaque pays doit continuer de discipliner ses propres finances publiques. On touche ici à un aspect historique de la création de la zone euro du point de vue allemand. La rigueur budgétaire commune fut en effet une condition fondamentale pour que les acteurs économiques allemands acceptent la monnaie unique.

Pourtant, l’emprunt européen - qui pourrait être contracté sur des obligations en euros - pourrait soulager les Etats dont les lignes de crédit sont les plus fragilisés, comme l’Espagne, la Grèce, l’Italie, le Portugal et même la France…

19 novembre 2008

Histoire et présent...

Une page de littérature historique adressée par un de mes amis fédéralistes...

"Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire... Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide. L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé".


Ce texte est tiré du pamphlet de Victor Hugo contre Louis-Napoléon Bonaparte.