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16/10/2014

Le secret des sources

En démocratie, la protection du secret des sources des journalistes est « une des pierres angulaires de la liberté de la presse », selon la Cour européenne des Droits de l'Homme.

Liberté et responsabilité, qui vont de pair, garantissent le pluralisme indispensable à l'information du citoyen.

La rédaction d'un hebdomadaire - qu'on ne citera pas, ici, pour éviter de lui offrir un surcroît de publicité imméritée - vient de "déballer" les rendez-vous secrets de deux journalistes du journal Le Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, chargés des dossiers judiciaires, dont les derniers articles concernent l'ancien chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy.

C'est un bien étrange sujet d'information, pour un titre de presse, que d'aller ausculter les coulisses du travail de ses confrères. C'est une sérieuse entrave à la nécessité du secret des sources qui protège l'indépendance et le pluralisme de l'information.

Plusieurs sociétés de journalistes de France dénoncent, à juste titre, collectivement et fermement, les méthodes employées par ce journal oublieux des règles de déontologie.

Le citoyen qui veut s'éclairer comprendra qu'il n’y a pas d’information libre sans secret des sources. Le citoyen, scandalisé à juste titre par la répétition de certaines "affaires", sait que la démocratie est menacée dès qu'il n'y a plus d’information libre.

Laurent Watrin

Écrit par Eurocitoyen dans Actualités, Blog | Lien permanent | Tags : démocratie, journalistes, presse, liberté de la presse, sources, sarkozy | |  Facebook | | |

21/12/2010

Les journalistes sous contrôle politique en Hongrie

La Hongrie a adopté, mardi 21 décembre 2010, une loi sur les médias qui touche directement les contenus d'information. C’était la volonté du gouvernement du premier ministre Viktor Orban.

256 députés hongrois, contre 87, ont voté la création d’un Conseil des médias. Cette nouvelle institution est formée de 5 membres appartenant au Fidesz, le parti du premier ministre.

Ce Conseil des médias hongrois pourra affirmer que, selon lui, certaines informations "ne sont pas équilibrées politiquement" ou qu’elles "entravent la dignité humaine".

Le Conseil des médias dispose d’un grand pouvoir d’inspection et de sanctions.

La nouvelle autorité hongroise peut avoir accès aux matériels et aux documents d’un organe de presse avant même qu’un délit soit identifié.

Des amendes sont prévues en cas d’infraction : jusqu’à 700.000 € (200 millions de forints) pour une télévision ; 89.000 € maximum pour une publication multimédia sur Internet.

La loi prévoit aussi que les journalistes pourront être contraints de divulguer leurs sources sur des questions liées à la sécurité nationale.

Le gouvernement hongrois, dont le pays prend, pour 6 mois, la présidence de l’Europe, à compter du premier janvier 2011, s’est empressé de rassurer Bruxelles. Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, assure que le Conseil des médias respecte les lois européennes.

Lundi 20 décembre 2010, à Budapest, avant le vote du parlement hongrois, près de 2.000 personnes ont manifesté contre ce projet considéré comme liberticide par l’opposition et les associations de défense de la liberté de la presse.

L’International Press Institute (IPI) estime notamment que cette loi poussera les journalistes à l’autocensure pour éviter la répression et les tensions internes dans leurs organes de presse.

Toutes proportions gardées, cette loi hongroise rappelle certaines nouveautés françaises... critiquées, à juste titre, par lpusieurs syndicats de journalistes, comme le SNJ.

Écrit par Eurocitoyen dans Actualités | Lien permanent | Tags : médias, hongrie, europe, liberté, presse, ipi, censure, journalistes, orban | |  Facebook | | |