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04/04/2014

Michel, Jean, Victor et les humbles

Dans le regard des enfants se mélangent l'innocence et l'exigence. C'est leur vitalité. Certaines personnalités grandissent à ce feu-là, et ce feu-là ne les quitte pas ; elles en alimentent, pour toujours, leur verbe et leurs actes.

L'ancien instituteur Michel Dinet, passé maître dans l'enthousiasme à développer le territoire, était de ce feu qui ne meurt pas. "Les hommes sont comme les pommes : quand on les entasse, ils pourrissent", disait ce passionné de la campagne et des rencontres, comme une formule-programme politique.

Homme enflammé, l'âme entière et l'esprit vif, marcheur matinal sur les chemins du Toulois, sourire et colère en bandoulière, l'ancien président du conseil général de Meurthe-et-Moselle reçoit, ce jeudi 3 avril 2014, un hommage public à sa mesure.

Les anonymes saluent "l'homme qui parlait à tout le monde avec des mots simples". Mathieu Klein vante ce père spirituel qui "savait réconcilier les plus récalcitrants avec la politique". Le jeune élu socialiste cite Jean Jaurès, inspirateur toujours moderne, source d'élan et de courage chez "le Michel", comme disent les amis de l'ancien député de Meurthe-et-Moselle. "Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel". Ce mot de Jaurès, Dinet le répétait.

Travailler avec ce décentralisateur obstiné "'était épuisant mais enthousiasmant", se souvient Cécile de Blic, directrice du Carrefour des Pays Lorrains.

Pour clore les discours de ce jeudi gris d'avril, sous les saules pleureurs de l'hôtel du département de Meurthe-et-Moselle, les collégiens de Colombey-les-Belles chantent les lendemains, Stéphanie Dinet, fille de l'amateur d'arts et de livres, cite "le Victor" (Hugo), lorsqu'il fut l'auteur éprouvé par la mort de son enfant : "tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis".

En rentrant chez moi, ce soir, je découvre avec joie cette édition ancienne, arrivée par la Poste : un long poème posthume écrit par ce "vieux" Victor, intitulé L'esprit humain.

Et je lis, au hasard (?) : 

"Je suis, comme la trombe, ouragan et pilier.

En même temps je vis dans l'âtre familier".  

En fait, non. Il n'y a pas de hasard.

Laurent Watrin

A VISITER : http://www.cg54.fr/fr/conseil-general/le-conseil-general/...

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23/01/2014

Allocations de solidarité : équilibre impossible ?

Les départements doivent verser le RSA et les autres allocations solidaires (APA, PCH). C'est le premier poste des dépenses budgétaires pour un conseil général. Avec un décalage entre recettes perçues et versements obligatoires. La situation économique plombant les finances locales. Surtout dans les départements les plus pauvres. Même si de nouveaux outils existent pour éviter le pire.

Prenons l'exemple de la Meurthe-et-Moselle. Le département, comme les 100 autres, est servi par deux nouveaux outils cette année : une nouvelle fiscalité et un fonds de solidarité nationale.

La mécanique fiscale concerne les "droits de mutations". Pour le dire simplement, c'est le prélèvement sur les ventes immobilières dans le département. Le taux départemental passe de 3,8% à 4,5%. Ajouté à un autre outil fiscal, le Conseil Général devrait récupérer environ 20 Millions d'euros. Mais la recette des droits de mutation dépend du marché immobilier, pas très actif dans la région.

C'est la raison pour laquelle les présidents de Conseil général, le socialiste Michel Dinet en tête, ont milité et obtenu auprès du gouvernement un autre outil : un fonds de solidarité nationale pour lequel tous les départements de France "cotisent". L'Etat organise, ensuite, la péréquation. Avec ce levier, la Meurthe-et-Moselle doit obtenir un peu moins de 13 Millions d'euros.

Total pour le budget solidarité du conseil général : 32,54 Millions €. Cette somme ne compense pas les besoins. L'assemblée départementale devra puiser dans ses réserves pour continuer de verser la totalité des Allocations Individuelles de Solidarité.

Sans une baisse significative du chômage, avec la hausse du nombre des personnes dépendantes, dans un marché de l'immobilier atone, la situation risque de rester tendue. A moins que la réforme fiscale s'accompagne d'un nouvel équilibre territorial et d'une autre manière de penser la redistribution sociale aux citoyens.

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