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12/06/2010

Coupe du Monde de football en Afrique du Sud : qui en aura pour son argent, qui en sortira grandi ?

"On a dépensé plus de 1.000 € pour venir et, là, c'est nul". Propos d'un supporteur français déçu par le match nul (donc !) de l'équipe de France face à l'Uruguay (0-0). Les supporteurs ne sont pas tous comme ça. Mais la "morale" de l'argent fait souvent partie du bagage du fan de foot.

Les joueurs de Raymond Domenech n'ont donc pas marqué de but, pour leur première prestation dans ce Mondial 2010 en Afrique du Sud. Des Bleus sans panache, un premier match qui ne "paye" pas...

La Coupe du monde de football doit-elle nous en donner pour notre argent ?  

La FIFA, ses sponsors, et les équipes nationales seront bien servis. C'est contractuel.

La Fédération internationale de football prévoit d'encaisser 2 milliards 700 millions d'euros, grâce aux droits télé, à la publicité, et à l'hébergement.

Les équipes participantes au tournoi reçoivent chacune près de 7 millions d'euros, quel que soit leur parcours et leur résultat.

Le vainqueur de la finale du Mondial 2010 empoche une prime de 20 millions et 500 mille euros.

L'Afrique du Sud, pays organisateur, devrait engranger des milliards d'euros, générés par les profits de ce Mondial. On verra, plus tard...

Les petits commerçants traditionnels de la Nation "réconciliée" par Nelson Mandela, prix Nobel de la Paix 1993, doutent déjà des retombées immédiates de la compétition. Ces artisans sud-africains ne peuvent en effet pas vendre leurs produits et leur savoir-faire, à moins de 800 mètres d'un des stades où se déroule la compétition. Concession aux partenaires. Les marques des grands sponsors ont la priorité.

Le football mondial ne se résume pas à des affaires d'argent. Avec le rendez-vous du sport business, c'est aussi la diplomatie qui est en jeu.

Les spécialistes de l'Afrique évoquent un tournant d'espoir pour le pays d'accueil du Mondial et pour l'ensemble du continent africain. Ainsi, le directeur de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS), Pascal Boniface, estime que "si tout se passe bien", l'ouverture de l'Afrique peut être au rendez-vous.

Les touristes de passage en Afrique du Sud pendant le Mondial sont pour le moment alertés : il faut faire attention où l'on met les pieds, comme le précise, par exemple, le site internet du Ministère français des Affaires étrangères.

 

Écrit par eurocitoyen dans Edito | Lien permanent | Tags : mondial, football, bleus, domenech, france, afrique, ballon, sponsors, nations, diplomatie, équipes, supporteurs, tricolores | |  Facebook | | |