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19/01/2012

Repenser l'économie

L'Europe s'appauvrit. L'économie financière ne sauvera pas la zone euro. Produire des biens et vendre des services deviennent des impératifs. Mais redonner confiance aux citoyens est également nécessaire.

La combinaison de deux éléments peut fonder une sortie de crise acceptable par tous et, en même temps, jeter les bases d'une nouvelle fiscalité, plus juste et plus efficace : le revenu d'existence inconditionnel pour chacun, d'une part, et la baisse des coûts du travail productif, d'autre part.

Un revenu d'existence, sans exiger de contrepartie personnelle (pas besoin de montrer une "carte" de démuni), permettrait de libérer le coût social du traitement du chômage et de restaurer ce qui manque le plus aux exclus de la croissance : l'autonomie et la dignité. Mais ce revenu de base pour tous suppose de revoir l'ensemble du système allocataire et de supprimer une partie des aides dont la gestion est aujourd'hui fort coûteuse et l'efficacité douteuse. Fini de réclamer son dû selon sa situation individuelle : le revenu de base assure la dignité. Mais fini aussi le système complexe de la protection sociale. C'est un chantier qui prendra du temps, qui doit être bien étudié. Mais cela vaut le coup.

En second lieu, diminuer le coût du travail est une nécessité pour la plupart des entreprises, surtout les plus fragiles, qui ne peuvent ni investir ni embaucher sans plomber leur capacité financière. Le revenu d'existence permet de limiter les effets d'une baisse des salaires toujours à craindre en période de récession et de rétablissement fiscal.

Avec ces deux axes de travail, l'équilibre entre production économique et protection sociale peut être repensé.

Un troisième axe doit permettre des mesures de régulation à long terme. Il faut sans doute commencer par interdire des produits financiers à risque, dits parfois "toxiques", qui, aujourd'hui, pèsent dangereusement sur l'économie réelle en spéculant sur les volumes et les flux des matières premières autant que sur les comportements des investissements. Cela ne pourra se faire uniquement au niveau national. Il faut aussi interdire des choses toutes simples : certains crédits à la consommation, par exemple.

Il s'agit, en somme, de revenir à des fondamentaux : produire pour les besoins de la société et redistribuer pour la dignité des personnes. Souci d'équité et d'efficacité.

Re-former l'économie, c'est sans doute cela la vraie ré-forme. L'ambition de l'Europe devra soutenir ce défi, en devenant - enfin - un espace politique démocratique : une Europe fédérale qui régule sans imposer. Espérons que ce soit un des enjeux de la présidentielle 2012.

Écrit par eurocitoyen dans Actualités, Blog | Lien permanent | Tags : produire, économie, consommation, revenu d'existence, euro, europe, 2012 | |  Facebook | | |