23 mars 2009

Combattre les adversaires de l'Europe

Sur le site de l'observatoire de l'Europe, on trouve un entretien éclairant avec le président tchèque, Vaclav Klaus, celui-là même qui a déclenché la colère des députés européens en prenant la parole devant l'assemblée, le 19 février dernier. Ce libéral conservateur a beaucoup d'amis politiques, de tous bords, à travers l'Union. Des amis de gauche et de droite qui considèrent l'Europe comme une machine à casser le moral des Nations. Que dit Vaclav Klaus, donc, dans cet entretien à l'Observatoire de l'Europe ? Que le Traité de Lisbonne emmène l'Europe vers "un État supranational" et que "c'est très précisément ce à quoi il s'oppose". Le représentant de l'Etat membre qui assure aujourd'hui la présidence de l'Union, et qui a été associé aux discussions sur le futur de l'Union, ajoute : "ce qui est clair, c’est que, d’une façon générale, nous ne sommes pas favorables à une centralisation européenne ou à de grands projets qui concerneraient l’ensemble du continent." C'est à se demander pourquoi la République Tchèque a voulu adhérer à l'Union européenne. Peut-petre parce qu'il y avait quelques sous à la clé... Vaclav Klaus, décidément personnage passionnant, a aussi écrit un livre. Un livre contre l'écologie, priorité de l'Europe depuis l'agenda 2000. L'ouvrage devrait sortir en français dans quelques mois. On a hâte de lire ça.

Citoyen, toi qui lis ces lignes, n'oublie pas qu'en juin, il y aura des candidats, en France ou ailleurs, qui pensent comme le président tchèque, même s'ils n'ont pas la même couleur politique que lui. A l'heure où l'Europe garantit nos libertés et permet aux régions de financer des projets durables, il est utile de combattre certaines positions rétrogrades et dangereusement nationalistes. Le 7 juin, en France, ceux qui luttent pour le bien de l'Europe et des citoyens de l'Union seront là aussi !

Laurent Watrin

02 mars 2009

L'Europe des citoyens contre le mépris


Pas facile d’être député européen sous la présidence d’un eurosceptique notoire.

Le discours prononcé devant le parlement européen (le 19 février) par Vaclav Klaus, le président tchèque, qui mène le Conseil européen jusqu’à fin juin, est « un réel affront pour les parlementaires » comme l’écrit la députée Modem Nathalie Griesbeck, sur son site internet. L'élue lorraine a d’ailleurs quitté l’assemblée, comme ses collègues.

En effet, il y a de quoi être en colère devant certains propos extrémistes et contradictoires. Le dirigeant ultra-libéral tchèque dénonce à la fois un "déficit démocratique" et refuse de signer le Traité de Lisbonne. Le texte prévoit pourtant le renforcement du rôle du Parlement. Vaclav Klaus compare aussi l’Union à une entreprise totalitaire. Et il accuse l'intégration européenne d'accélérer la crise économique et financière… *

La vérité, c'est que sans l'Europe (même imparfaite) et sans monnaie unique (même si les prix ont parfois grimpé), les pays européens seraient encore plus frappés par la crise. Si chacun dans son coin devait encore gérer sa monnaie nationale dans un marché ouvert à tous vents, ce serait le règne de l'ultra-concurrence, à coup de dévaluations successives, catastrophiques pour les politiques sociales.

Ok, l’Europe n’est pas parfaite. Oui, elle manque de coordination réelle. Mais on ne peut pas l’accuser, sincèrement, de favoriser la crise actuelle. L’arrogance d’un président anti-européen n'arrêtera pas l’espoir. En juin prochain, les citoyens auront l’occasion d'exprimer le projet commun qu'ils souhaitent.

11 février 2009

Sarkzoy contre Bruxelles ?


L'ancien super président de l'Europe serait-il tombé dans le panneau nationaliste ? Le plan de relance français, proposé par Nicolas Sarkozy pour soutenir l'automobile (polluante ?) française suscite des réserves à Bruxelles. Le président actuel du Conseil européen, le premier ministre tchèque Mirek Topolanek, accuse le Président français de protectionnisme. Le Suédois Fredrik Reinfeldt, qui prendra le présidence de l'Union en juin prochain, est d'accord avec lui. La présidence tchèque de l'UE annonce la réunion d'un sommet extraordinaire. La Commission européenne devrait aussi se pencher sur ce plan tricolore qui consacre 6 milliards 500 mille € au sauvetage de l'industrie automobile en France.

Cela dit, il y a peut-être encore plus grave. La taxe professionnelle supprimée en France serait un coup de semonce contre les régions. Et Bruxelles n'y verra peut-être rien à redire...