02 novembre 2009

Traité de Lisbonne : en attendant les Tchèques

La Cour constitutionnelle de la République tchèque doit se prononcer ce mardi sur la conformité du Traité de Lisbonne avec la Constitution tchèque. Le Conseil européen a accepté la dérogation réclamée par le chef de l'Etat tchèque. Vaclav Kalus, europhobe notoire, demandait pour son pays une dérogation à la Charte européenne des droits fondamentaux, afin d'empêcher que les Allemands des Sudètes expulsés en 1945 puissent obtenir réparation. La République tchèque est le dernier Etat membre n'ayant pas encore ratifié le texte. "si la Cour constitutionnelle décrète le 3 novembre que le traité de Lisbonne est en accord avec la Constitution tchèque, plus rien ne fera obstacle à un achèvement rapide de la ratification", a déclaré, jeudi dernier, le premier ministre tchèque, Jan Fischer. Le traité de Lisbonne pourrait entrer en vigueur avant la fin de l'année. le texte doit offrir de nouveaux droits aux citoyens européens.

23 avril 2008

Menace contre le traité de Lisbonne ?

Les Irlandais doivent voter le 12 juin sur le projet d’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, qui organise le fonctionnement de l’Union Européenne à 27. Le climat de contestation d'une partie de la population irlandaise pourrait peser dans le résultat de ce vote. L’Irlande est le seul Etat membre à avoir choisi la consultation du peuple pour valider le nouveau Traité.

En visite à Dublin, jeudi 17 avril, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a été accueilli par une manifestation d’agriculteurs : 10 000 protestataires contre les propositions européennes de négociation dans le cadre de l’OMC. Comme bon nombre de leurs collègues professionnels en Europe, les agriculteurs irlandais estiment que les termes de l’échange international menacent l’élevage de bovin et la production laitière.

Ce lobbying pèsera-t-il dans le référendum irlandais ?

Selon un récent sondage d’opinion , 60% des électeurs hésitent encore. 28% des Irlandais seraient favorables au Traité, 12% voteraient « non ». En cas de rejet du texte par l’Irlande, le Traité de Lisbonne serait enterré. Et cette fois, « il n’y a pas de plan B », selon M. Barroso.

Laurent Watrin
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