18 septembre 2009

L'utopie s'invite au café citoyen

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Faut-il une utopie pour sortir de la crise ?

Thème du café citoyen de Metz, ce samedi 19 septembre, à 15h, au café Jehanne d'Arc, place Jeanne d'Arc.

Venez pour échanger des idées ou tout simplement pour écouter

 

10 août 2009

Sauver le monde ?

« On ne peut pas sauver le monde ». Voilà ce que dit ma mère, lorsqu’elle trouve que je parle un peu trop de politique. Elle a sans doute raison. Car On ne peut pas grand-chose. D’abord « On est un con ou un salaud», comme disait une ancienne institutrice, qui avait lu Jean-Paul Sartre. Le On c'est l’abandon de l’originalité de l’homme, le déni de sa singularité, la négation de sa liberté de regarder et de penser le monde.

 

 

Le salut du monde n’est-il pas le fruit d’une vision humaine ? Bien sûr, la plupart du temps, nous sommes nombreux à faire ce qu’on peut. Volonté limitée, désirs insatisfaits. Pour Arthur Schopenhauer, la majorité des hommes ne connaît pas « les joies de la pure intelligence » et « le plaisir de la connaissance désintéressée les dépasse : ils sont réduits au simple vouloir (…) action et réaction, voilà leur élément unique ».

 

 

Dans son Utopia (mot inventé) publiée en 1516, le chancellier anglais Thomas More lance un appel pour sauver l’humanité. La vision de More décrit les habitants de cette Utopie, territoire si bien gouverné, comme des hommes et des femmes « aiguisés par les lettres », ayant une aptitude au progrès. En pleine Renaissance, Thomas More fonde la société sur les principes de la connaissance et des institutions communes aux hommes d'un même pays.

 

 

Les hommes de bonne volonté, pour reprendre un titre de Jules Romains, n’ont-ils pas pour ambition de sauver le monde ? c’est-à-dire, de changer les règles du jeu pour que l’homme soit plus libre ? Comment refuser l’audace d’un honnête homme à « sauver le monde » ? Sans oublier la prudence, avec humour, si possible, grâce à Michel Audiard, par exemple : « les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ».

 

 

La société libérale et la démocratie sont censées limiter la progression de la bêtise, par le dialogue et le compromis. Dans ce régime du vivre-ensemble, les ambitions – individuelles ou collectives - confrontent pacifiquement leur manière de sauver le monde. A mon niveau, ma conscience de ce qui existe et de ce pour quoi j’agis peuvent participer, humblement, au salut du monde. Cela suppose un certain confort matériel pour pouvoir penser à autre chose qu'à survivre, et un certain niveau d'éducation afin de favoriser l'expression du libre-arbitre. Car si je n'ai plus rien, je n'aurais probablement que la volonté (au sens de Schopenhauer) de casser le monde. 

 

L’Histoire nous enseigne que les intentions de sauver le monde peuvent se révéler destructrices. Le XXè siècle a connu des totalitarismes qui prétendaient refaire le monde. Ce fut au prix de la mort de millions d’hommes, car le on d’une globalité déshumanisée était devenu plus important que la personne humaine et ses utopies de mieux vivre ensemble. Albert Einstein pensait que le monde serait «de plus en plus dangereux non pas à cause de ceux qui font le mal mais à cause de ceux qui regardent sans rien dire ». Albert Einstein aurait pu être ma mère... Si un jour je tombe dans la rue et que personne ne vient à mon secours, c’est peut-être que la société des hommes que j’ai rêvée n’existe pas. Dans ce cas, pour quoi - ou avec qui - vivre ? « Il n’y a pas d’amour dans un monde malheureux », écrit Raoul Vaneigem, leader du mouvement situationniste. "Vivons heureux en attendant la mort", répond Pierre Desproges.  

 

Ma mère a raison : on ne peut pas sauver le monde, mais la conversation des hommes peut contribuer à son salut. 

 

Si vous voulez exercer l'expression de votre libre-arbitre, rendez-vous à Metz, le samedi 19 septembre, à 15h, café Jeanne d'Arc, pour le prochain café citoyen, sur le thème : "faut-il une utopie pour sortir de la crise ?". Merci à M. Jacques Pailler pour avoir proposé ce beau sujet de réflexion, adopté à la majorité des participants du dernier café citoyen.

 

Laurent Watrin

31 mars 2009

Un Modem de société

Débat d’idées et propositions pour l’avenir de l’Europe et de la France. Au Modem, pendant la crise, c’est l’enthousiasme qui domine. Nouvelles preuves, lors de la convention Modem du 29 mars. Rapide tour d’horizon.

« Nous sommes en train de changer de monde, c’est une question de choix politique ». La formule est lancée par Corinne Lepage. Devant les militants et sympathisants réunis à Paris, dimanche 29 mars, la vice-présidente du Mouvement Démocrate note que beaucoup de mesures du plan de relance actuel ont tendance à « nous faire rester dans l’ancien système ». Pour la démocrate écologiste, nous devons réfléchir à de nouveaux indicateurs économiques. Rien ne nous en empêche. C'est une question de choix politique. « Nous avons une comptabilité de flux et non pas de stocks », et c’est une erreur, explique notamment Corinne Lepage. Car cette façon de voir les choses économiques ne permet pas de valoriser le patrimoine dans ce qu’il a de qualitatif et de durable.

Le projet de société démocrate repose « la question de la finalité », souligne Jean-François Kahn. Le candidat tête de liste dans l’Est évoque « le terrorisme de la modernité », qui n’est pas le progrès. « Entre le choix du tout-Etat d’un côté ou du tout-marché de l’autre », il y a une autre voie. François Bayrou le répète chaque fois qu’il en a l’occasion : le Mouvement démocrate porte un projet de société qui met la personne au centre de l’économie. Ce projet s’appelle « l’humanisme », et ce n’est pas « un mot passe-partout, ni un mot gentil », explique le président du Modem. « C’est un mot dur car il faut être dur pour combattre ce système de l’argent et des inégalités croissantes ». Le système de pensée ultralibéral s’est effondré, souligne le député pyrénéen : « nous ne vivons pas une crise car le mot crise signifie parenthèse ».

Pour Jean-Baptiste De Foucauld, également présent lors des tables rondes du Modem, le 29 mars, il faut appréhender la complexité, bien mesurer « l’interdépendance des sujets ». L’inspecteur général des finances, ancien commissaire au Plan, croit à une société plus sobre et plus créative, fondée sur "un nouveau contrat social". Dans cette période sombre, il convient de réhabiliter le crédit, souligne Maria Novak, présidente du réseau européen de micro-fiance et présidente de l’ADIE (association qui soutient des projets d’entreprises personnelles). Son message est clair : « le crédit n’est pas seulement une dette, c’est aussi une richesse pour l’avenir ».

François Bayrou résume : « un autre monde est possible ». Et ce n’est pas celui des extrêmes.

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Parmi les premières propositions du Modem pour l’Europe : la suppression des paradis fiscaux, une Union renforcée avec les pays de la zone euro (noyau dur), le soutien aux PME, une directive-cadre sur les services d’intérêt général (idée avancée par Jean-Luc Benhamias notamment), et la promotion de l’agriculture verte. Le débat continue sur www.lesdemocrates.fr

04 mars 2009

Identité d'Europe

Le blog du projet européen du Mouvement Démocrate recèle quelques petits bijoux. Enthousiasme et utopie méritent le détour.

Pas convaincu(e) ?

Alez donc voir ce que dit le sénateur Denis Badré de l'identité européenne en construction...

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