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20/11/2009

Europe : un président accueilli sans enthousiasme

Le chrétien-démocrate belge Herman Van Rompuy est donc le premier président du Conseil européen tel que le prévoit le Traité de Lisbonne. Son mandat dure deux ans et demi. Le nouveau mode d’organisation de l’UE a créé ce poste destiné à doter l’Europe des 27 d’une personnalité diplomatique forte. Ce n’est pas vraiment ainsi qu’est perçu Herman Van Rompuy, premier ministre sortant de la fédération belge, inconnu en Europe et dans le reste du monde.

Pour l’ancien président français Valéry Giscard-D’estaing, ce choix dénote une « ambition limitée pour l’Europe au moment où se déroulent les grands dialogues mondiaux ». Selon VGE,  « les citoyens espéraient davantage ». Avis partagé par le député socialiste de Corrèze, François Hollande. Sur son blog, l’ancien premier secrétaire du PS estime que « la montagne institutionnelle a accouché d’une souris politique ». Pour l’ancien premier ministre Michel Rocard, « avoir désigné un petit nouveau » est une mauvaise idée. Selon le député européen Vert Daniel Cohn-Bendit, c’est un « président de l'Union qui cherche à faire plaisir aux grands ».De son côté, François Bayrou dénonce un choix qui s’est fait en coulisses. Le président du Mouvement démocrate plaide pour l’élection du président européen au suffrage universel direct. Cette nomination est décevante pour tous les militants du fédéralisme en Europe.

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La nomination d'Herman Van Rompuy est très critiquée en Turquie. Herman Van Rompuy avait affirmé que les valeurs chrétiennes de l'Union européenne seraient affaiblies en cas d'adhésion de la Turquie, pays musulman. Cette opinion rejoint les positions frileuses du chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, et de la chancellière allemande, Angela Merkel, qui ont suggéré de proposer à la Turquie un « partenariat privilégié » plutôt qu'une adhésion à part entière. Rappelons que ce partenariat privilégié existe déjà, depuis 1973. Cette méfiance à l’égard de la Turquie sera peut-être contrebalancée par la nomination de la Britannique Catherine Ashton (centre-gauche), comme haut représentant pour la politique étrangère de l'Union, qui est favorable à la candidature turque.

Le président stable du Conseil européen doit assurer la tenue des réunions du Conseil, avec les chefs d’Etat et de gouvernement. Il doit aussi représenter l’Union sur la scène internationale, mais cette mission est partagée avec le président de la Commission européenne et le Haut représentant pour la politique étrangère.

Écrit par eurocitoyen | Lien permanent | Tags : europe, vge, bayrou, hollande, cohn-bendit, présidence, conseil, lisbonne | |  Facebook | | |